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Pour le psychiatre Frankl, un « Dieu inconscient » habite chacun de nous
Pour le psychiatre Frankl, un « Dieu inconscient » habite chacun de nous
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21 décembre 2012 | 3 commentaires
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Jean-Luc Martin-Lagardette, 33 articles (Journaliste)

Jean-Luc Martin-Lagardette

Journaliste
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Pour le psychiatre Frankl, un « Dieu inconscient » habite chacun de nous

Pour le psychiatre Frankl, un « Dieu inconscient » habite chacun de nous

Pour Viktor Emil Frankl, professeur de neurologie et de psychiatrie (1905-1997), c’est le besoin de sens et le fait d’avoir une conscience morale qui caractérise l’humain. Créateur de la logothérapie, il présente une vision de la vie qui à la fois responsabilise la personne humaine et le relie à la transcendance.

Pour Viktor Emil Frankl, professeur autrichien de neurologie et de psychiatrie, créateur d’une nouvelle thérapie qu’il a baptisée logothérapie et rescapé des camps de concentration, être « humain », c’est avant tout « être responsable ». Cette responsabilité renvoie au besoin de « sens » et à l’autonomie de l’existence spirituelle de la personne.

Sa vision d’une démarche thérapeutique centrée sur le sens nous permet d’échapper au « matérialisme » et au « réductionnisme » de la conception freudienne de l’homme. Et de mieux comprendre l’origine probable de nombre de dépressions, des différentes formes de violence et de la plupart des conduites addictives. Même « le suicidaire croit à un sens », en creux par rapport au non-sens de sa vie, en plein par son geste dernier qui est d’une certaine façon une affirmation de soi.

Un « inconscient spirituel »

À la conception mécaniste et technicienne de la psychanalyse freudienne (les pulsions, le ça, etc.), Frankl oppose une vision « existentielle », éthique, centrée sur l’existence d’un « inconscient spirituel », dimension également cachée à la conscience. C’est ce qu’il appelle le « Dieu inconscient », dont les signes cliniques, en quelque sorte, sont le « dilemme moral » et le sentiment de « transcendance ».

La conscience morale n’est pas réduite, comme chez Freud, à l’expression d’une instance répressive du moi, une sorte de gendarme limitant nos désirs. Elle est bien plutôt « porte-parole de quelque chose d’autre, voix de la transcendance ». Cette « religiosité » n’est pas le modèle même de l’illusion, comme l’affirmait Freud. Elle structure la psyché de tout être humain et son refoulement « est un facteur majeur de souffrance psychique ».

La liberté : écouter sa conscience ou l’ignorer

Mais la religiosité dont parle Frankl n’est pas l’adhésion à telle ou telle religion, à tel ou tel corpus de foi. Il s’agit d’un sens interne strictement personnel, une indication de la conscience toujours en rapport avec une situation concrète. Pour lui, l’homme irréligieux n’est pas l’athée mais « tout simplement celui qui méconnaît [la] transcendance de la conscience ». Et, « ce que vous dit la conscience [étant] clair et sans ambigüité », la liberté de l’homme consiste simplement, uniquement à choisir entre deux possibilités : écouter sa conscience ou faire fi de ses avertissements ».

La logothérapie

C’est dans l’horreur d’Auschwitz que Viktor Emil Frankl, ce psychiatre viennois formé par Freud, se confronta à ce qui devait devenir sa pensée propre, qu’il formula sous le nom de logothérapie, de ‘logos’ : sens, signification. Là où Freud parle de désir et Adler de pouvoir, Frankl parle de sens.

En logothérapie, la recherche de sens à donner à sa vie l’emporte sur nos pulsions, fondamentales dans la psychanalyse traditionnelle. Chaque sujet doit trouver et se donner une raison d’exister, une raison unique et singulière.

Après la guerre, la logothérapie, à la fois symbole de vitalité et moyen thérapeutique, va prendre une ampleur considérable (ailleurs qu’en France). Le premier institut de logothérapie a vu le jour à San Diego en Californie en 1970. On trouve aujourd’hui des centres et des associations dans trente pays.

À un reporter de Time Magazine qui lui demandait si l’on en viendrait tôt ou tard à une religion universelle, Viktor Frankl répondit : « Au contraire, nous allons bien plutôt vers une religion personnelle, vers une religiosité plus profondément personnalisée, une religion à partir de laquelle chacun trouvera son propre langage, sa langue la plus intime quand il s’adresse à Dieu ».

Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de rites et de symboles communs. Mais, de même qu’à travers différentes langues, c’est un alphabet commun qui opère, de même par toute religion, chacun « peut trouver Dieu, le Dieu unique ».

JL ML jlml.fr / ouvertures.net

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Commentaires
0 vote
(IP:xxx.xx5.55.146) le 22 décembre 2012 a 02H49
 (Visiteur)

Un « inconscient spirituel, pour un athée oui, pour d’autre non.

c’est épatant comment la psychiatrie enfonce des portes ouvertes, la nouvelle religion va être psychiatrique. Comme cela on aura un bon motif d’internement à tous ceux qui vive une autre spiritualité !

1 vote
par Gaspard (IP:xxx.xx8.188.12) le 22 décembre 2012 a 06H53
Gaspard (Visiteur)

Ca ne sert à rien , mais c’est toujours "moins pire" que Freud.

0 vote
(IP:xxx.xx2.159.172) le 27 décembre 2012 a 02H37
 (Visiteur)

Si vous êtes du genre à ne pas apprécier les balivernes freudiennes, n’hésitez pas à prendre connaissance de cela : http://www.survisme.info/videos.htm