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Notre fonctionnement en deuil successif
Notre fonctionnement en deuil successif
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11 août 2010
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Corinne, 1 article (Rédacteur)

Corinne

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Notre fonctionnement en deuil successif

Notre fonctionnement en deuil successif

Pourquoi une page sur le deuil.

Tout d’abord parce que le deuil est une des circonstances de la vie les plus difficiles à traverser. Le décès d’un enfant, d’un conjoint, d’un parent est inacceptable. Mais quand il est là c’est un moment par lequel on doit passer inexorablement.

Mieux connaître le deuil c’est mieux comprendre les moments par lesquels nous passons.

Les étapes du deuil ont été étudiées et sont connues.

Le Déni : réaction immédiate de la personne qui nie le fait lui-même.

La pression des émotions : des sentiments remontent ; la colère contre soi, contre la personne qui est partie, la tristesse, la peur d’être abandonné.

Le marchandage : moment clé du deuil où la personne accepte la séparation. Elle fait le point sur ce qu’elle perd et ce qu’elle reçoit dans le deuil. Elle pèse les inconvénients et les bénéfices à tirer. C’est ainsi que l’inconscient décide alors d’avancer.

La dé – pression : la personne se relâche, la pression tombe. C’est aussi une phase de dépression physique.

L’acceptation : la personne accepte alors qu’elle a perdu l’autre, et elle accepte qu’elle puisse vivre sans elle. Moment de pardon à soi, à l’autre, c’est une acceptation inconditionnelle de la perte. Elle entraîne un réinvestissement, une reconstruction.

 

Mais cette page sur le deuil veut aussi faire ressortir un point plus surprenant. Le deuil est beaucoup plus présent dans nos vies courantes que nous le pensons. On le retrouve dans :

- Une perte, même insignifiante

- Un choix. Choisir c’est faire le deuil de ce que l’on ne choisira pas

- Les changements dans nos vies même peu importants

Notre psychisme est pétri de ces deuils successifs, de ce que l’on perd ou de ce que l’on n’aura pas. Le nombre en est infini et ils jalonnent notre vie.

On pourrait creuser la source de ces fonctionnements par des deuils successifs en remontant jusqu’à la perte de la mère pour un bébé. Mais le propos ici est plutôt de faire ressortir l’omni présence du deuil dans notre vie courante et son importance. Or le deuil prend du temps.

Est-ce que dans nos sociétés modernes, là ou le « temps est sensé valoir de l’argent », ou la rapidité est de mise, où il est bien vu de réagir vite suite à un échec, nous nous donnons le temps de faire ces deuils. Nous aimons ce qui va vite. C’est même dans notre consommation que nous allons de plus en plus vite. C’est rentable donc les entreprises ont intérêt à nous pousser à aller vite.

Mais attention à cette tendance à aller toujours plus vite dans nos changements. Nous donnons-nous le temps de vivre tous ces mini bouleversements, toutes ces pertes. Bien faire tous ces deuils, c’est mieux reconstruire après.

Qu’est-ce que nous reconstruisons alors aujourd’hui après : du stress, de la dévalorisation, de la déprime ?

Notre psychisme a besoin de temps. Faisons-nous donc ce cadeau, offrons nous du temps.
 

Corinne
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Mots-clés :
Psychologie Deuil Déprime