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Naître ou ne pas naître homosexuel ? Telle est la question… !
Naître ou ne pas naître homosexuel ? Telle est la question… !
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13 septembre 2011 | 19 commentaires
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R. Bartet, 52 articles (Journaliste )

R. Bartet

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Naître ou ne pas naître homosexuel ? Telle est la question… !

Naître ou ne pas naître homosexuel ? Telle est la question… !

Le débat existe depuis la nuit des temps. Il affronte neurologues ou biologistes et chercheurs versus psychanalystes, sociologues et même philosophes. Il confronte l’idée d’un déterminisme génétique de l’homosexualité à une construction sociale ou une idéologie. L’absence de preuves tangibles nourrit la controverse, qui est ravivée depuis la rentrée scolaire 2011. L’objet de la polémique : un chapitre intitulé « Devenir homme ou femme » ou la notion d’orientation sexuelle vue sous l’angle de la théorie des genres. On pourrait résumer ainsi : l’orientation sexuelle des humains est-elle innée ou résulte-t-elle d’un choix personnel influencé par notre histoire familiale et sociale ? Une querelle de fond qui n’a pas encore fini de faire parler d’elle !

Après la polémique sur le mariage gay ou l’adoption par les couples homosexuels, une affaire du même acabit, à la veille de la rentrée scolaire, n’est pas passée inaperçue. Et pour cause ! Elle concerne un chapitre inclus dans les manuels scolaires de Sciences et vie de la terre (SVT) des classes de premières : « Devenir homme ou femme ». Pour faire simple, il y est expliqué que si l’on naît homme ou femme avec une identité sexuelle définie, notre orientation sexuelle, elle, se construit et peut varier au fil du temps à travers un contexte social et culturel. Dans l’un des manuels, (Edition Belin), y est par exemple écrit ceci : « Chacun apprend à devenir homme ou femme selon son environnement et l'éducation reçue. Il existe un autre aspect encore plus personnel de la sexualité : c'est l'orientation sexuelle. Je peux être un homme et être attiré par les femmes. Mais je peux aussi me sentir 100% viril et être attiré par les hommes. »
 
 

Quand la notion d’orientation sexuelle sème la discorde

 

Près de 80 parlementaires du groupe UMP et une grande partie de l’enseignement catholique se sont insurgés contre cette conception de l’orientation sexuelle, qui selon eux, ne serait qu’une construction sociale et non une réalité scientifiquement prouvée. Elle est pourtant inscrite au programme dans le Bulletin officiel de l’Éducation Nationale du 30 septembre 2010. Les protestataires mettent officiellement en cause la théorie des genres ; officieusement, l’enseignement de l’homosexualité et des différentes orientations sexuelles à l’école, qui doit, disent-ils, rester cantonné dans la sphère du privé.
 
Issue d’une fusion entre plusieurs courants : marxisme, existentialisme et féminisme des années 70, la théorie des genres est d’abord apparue aux États-Unis sous le nom de Gender studies. Incarnée par la philosophe Judith Butler, elle défend une conception du genre comme construction sociale des notions de féminin et de masculin : le genre, qui se retrouve dans les représentations que l’on se fait de ce qu’est un homme ou une femme. Comme l’affirmait Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient ». Ce serait ainsi le contexte de la vie qui amène chaque individu à choisir son orientation sexuelle, plus que la différence sexuelle liée à la naissance.
 
Or, cette notion dérange une partie de l’opinion française qui y voit une critique sous-jacente : positionner l’homosexualité et la transsexualité dans la « normalité ». Ce à quoi d’autres répondent que cette théorie enseignée au lycée pourrait au contraire aider à lutter contre les préjugés et les discriminations, dont le problème de l’homophobie à l’école fait parti.
 
 
 

Inné versus acquis

 

Cette vive critique ravive surtout un débat toujours ardent : l’orientation sexuelle est-elle déterminée biologiquement ? Peut-on naître homosexuel ou les préférences érotiques sont-elles plutôt le fruit d’un apprentissage acquis à partir du vécu, de l’éduction, de la famille et de la société ?
 
Pour le médecin psychiatre et pédopsychiatre Stéphane Clerget, auteur de l’ouvrage Comment devient-on homo ou hétéro ?*, nos préférences sexuelles seraient le fruit d’un apprentissage. « On naît avec la possibilité de tomber amoureux ou de prendre du plaisir sexuellement avec un homme aussi bien qu’avec une femme » écrit ce dernier. A l’exemple de ce que pensait Freud, nous naissons tous bisexuels. « Nos désirs, parfois refoulés, peuvent remonter à la surface et réorganiser notre psychique, parfois à l’occasion d’un événement de vie » ajoute encore Stéphane Clerget. Notre façon d’aimer dépend donc de nombreux facteurs de vie : ils sont culturels, familiaux, provenant de l’entourage, de l’environnement, de la façon dont on a été élevé ou même perçu enfant… Biologiquement, ce processus s’expliquerait même par les connexions entre les neurones, qui ne sont pas figées. D’où la possibilité qu’au cours de la vie, les préférences amoureuses et sexuelles soient susceptibles de changer et d’évoluer.
 
Toutefois, on ne peut pas nier que certains facteurs soient codés génétiquement. C’est ce qu’affirme Jacques Balthazart, neuro-endocrinologue du comportement à l’Université de Liège, pour qui une partie des facteurs de l’homosexualité serait génétique. Selon le chercheur, « une réaction immunitaire développée par la mère pendant la gestation affecterait les préférences sexuelles ». L’homosexualité serait, de ce fait, provoquée par « une interaction entre des facteurs génétiques et hormonaux chez l’embryon  » explique t’il. « Un stress important subi par la mère pendant la grossesse pourrait déséquilibrer la machine hormonale et l’embryon et influencer durablement son orientation sexuelle  » relate le chercheur dans un entretien publié par Le Monde. L’homosexualité ne serait ainsi pas due à des raisons psychanalytiques.
 
 

Peut-on naître homosexuel ?

 

Plusieurs études, principalement américaines, rapportées par le site Doctissimo, ont déjà essayé de corroborer ce fait : l’homosexualité aurait un caractère inné. En 1991, le docteur Le Vay, neurologue, tente de démontrer qu’une très petite structure : l’INH3, connue pour être active dans le comportement sexuel des mammifères, serait deux fois plus volumineuses dans les cerveaux des personnes homosexuelles étudiées. De même qu’en 1993, l’équipe de Dean Hamer suggère la particularité sur le bras long du chromosome X que la mère transmet à son enfant à la naissance et qui serait plus fréquent chez les homosexuels.
 
Même son de cloche à l’Institut Karolinska de Stockholm. Une étude publiée en 2009 jeta le trouble en affirmant que le cerveau des homosexuels et des lesbiennes serait asymétrique par rapport à un cerveau d’hétérosexuel. Une répartition asymétrique si l’on s’en réfère à la substance grise de certaines fonctions cognitives ou comportementales entre les 2 hémisphères du cerveau rapporte Philippe Ciofi, neuroanatomiste au neurocentre de l’INSERM à Bordeaux.
 
Mais à cette question des différences entre un cerveau homosexuel et un cerveau hétérosexuel, la neurobiologiste Catherine Vidal, directrice de recherche à l’Institut Pasteur répond par la négative. « Le cerveau est à la fois un organe biologique et culturel » écrit-elle. « Il se construit en fonction de l’histoire propre de chacun ». Il n’y aurait donc pas de différences innées selon le Dr Vidal. « C’est bien souvent le milieu social qui oriente les comportements dans un sens ou dans un autre ». A l’hypothèse hormonale du sexe cérébral, la chercheuse répond qu’il est aujourd’hui très difficile d’établir des études pour comparer les cerveaux. Ces expériences, très coûteuses, demandent un nombre de cobaye trop important. De plus, elles intéressent peu les chercheurs qui préfèrent travailler sur les maladies d’Alzheimer ou de Parkinsons.
 
 
 

Les théories passent, le mystère demeure…

 

Faut-il en conclure que l’orientation sexuelle évolue selon ses désirs propres et pulsions, son histoire et ses aléas ? Une certitude demeure : il n’y a aujourd’hui pas de fatalité ou de déterminisme biologique de l’orientation sexuelle. Nombreux sont les chercheurs à s’accorder pour dire qu’il est impossible, à l’heure actuelle, de connaître précisément et de définir le rôle de l’inné et de l’acquis aux origines de l’homosexualité. Comme le résume Steven Pinker, psychologue et professeur à l’Université américaine de Harvard : « Il existe une influence génétique à l’homosexualité, mais elle reste probable et n’a rien d’absolu. Si vous êtes un garçon ayant hérité de certains gènes, vos chances d’être homosexuel sont augmentées, mais elles ne sont pas déterminantes à 100%  ».

POST-SCRIPTUM

  • *Stéphane Clerget, Comment devient-on homo ou hétéro ? Jean-Claude Lattès, 2006.
    * Jacques Balthazart, Biologie de l’homosexualité : on naît homosexuel, on ne choisit pas de l’être, Editions Mardaga, 2010.
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Commentaires
13 votes
par jalk (IP:xxx.xx9.235.154) le 13 septembre 2011 a 10H49
jalk (Visiteur)

Pffff, franchement...la séxualité est innée, point. Débattre de ce sujet est louche. On sent une propagande derrière.

7 votes
par Guillaume (IP:xxx.xx1.253.150) le 13 septembre 2011 a 10H59
Guillaume (Visiteur)

Comment expliquer le cas de jumeaux homozygotes avec des sexualités différentes alors ?

10 votes
par BVK (IP:xxx.xx1.47.253) le 13 septembre 2011 a 11H51
BVK (Visiteur)

Vous n’oubliez pas qqch dans cette assertion ? Par exemple, le fait que les jumeaux homozygotes sont TRES majoritairement identiques dans leur vie sociale/sexuelle et que le fait d’en avoir 1 hétéro et l’autre homo est tellement rare que ça ne tient même pas de l’exception mais plutôt de l’ "anomalie statistique" ?

0 vote
par clostra (IP:xxx.xx4.218.142) le 13 septembre 2011 a 11H07
clostra (Visiteur)

"une partie de l’opinion française" opinion ?

Donc ce débat tourne bien autour des préférences sexuelles et non pas d’un ensemble complexe de facteurs dont l’apprentissage. Comme par exemple, l’homosexualité soulignée du temps des internats sans mixité, étant évident qu’à l’adolescence ce flot hormonal cherche sa "cible" (à noter que le noyau concerné dans le cerveau est d’une étonnante proximité des noyaux optiques...Pas étonnant si on sait que le nombre et la taille des "yeux" de la parure du paon joue un grand rôle pour attirer les femelles...)

Donc la vue, ce prof (de même sexe ou de sexe opposé) qui soudain "vous fait de l’oeil" de paon.

Pour les humains, l’objet sexuel devrait (logiquement) s’appuyer sur la différence ou devenir "sans objet".

2 votes
par clostra (IP:xxx.xx4.218.142) le 13 septembre 2011 a 11H22
clostra (Visiteur)

Il s’agit de l’aire pré optique de l’hypothalamus.

Mais on n’est pas au bout de nos peines...

L’idée (du créateur) étant qu’on va quand même faire quelque chose avec ces différences capables de se tromper d’objet visuel.

Il serait mieux approprier de parler de chance de succès de la reproduction. Ce qui n’est pas complètement évident dans le débat actuel.

9 votes
par BVK (IP:xxx.xx1.47.253) le 13 septembre 2011 a 11H55
BVK (Visiteur)

Je ne comprend même pas qu’il y ai un débat. La préférence sexuelle est principalement guidée par une réaction aux phéromones de l’autre sexe. Qu’une femelle ou un mâle d’une certaine race réponde préférentiellement aux phéromone de son propre sexe est une anomalie de la nature, point. Après, je ne dis pas qu’il faille les ostraciser. S’ils sont heureux comme ça, tant mieux pour eux. Mais qu’on arrête de présenter ça comme étant qqch de "normal", ça ne l’est pas plus qu’une brevis qui naît avec 5 pattes...

5 votes
(IP:xxx.xx2.110.201) le 13 septembre 2011 a 12H31
 (Visiteur)

"Je ne comprend même pas qu’il y ai un débat"

Vous semblez souffrir d’une anomalie génétique : il vous manque un bout de cerveau...

4 votes
par merselsou (IP:xxx.xx5.187.50) le 13 septembre 2011 a 13H19
merselsou (Visiteur)

Ne pas oublier le passé, pour ne pas faire les mêmes Erreurs !

Tout ces buzz partent d’un document prévu à l’étude des étudiants de première... ne l’oublions pas… La titre « Naitre ou ne pas naitre homosexuel … » est choc ! C’est aussi allé dans le sens des détracteurs de la théorie du genre ! La question n’est pas d’être ou de devenir un homosexuel, mais de devenir un Homme ! Homme ou femme à la naissance et pour le reste on devient, homme ou femme de part nos contextes de vie, expériences… Si l’on se permet de critiquer des personnes dont l’esprit est fermé dans leurs croyances, gardons notre esprit ouvert et ne le cloisonnons pas !

JAMAIS DEVINIR PIRE QUE CE QUE L’ON CRITIQUE !

le document décrié est le "Gender Studies" qui part définition une "théorie du genre" (cf : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gender...) paru en 1972 par une sexiste américaine.

Il est clair que l’ouverture d’esprit d’une sexiste vaut ce qu’elle vaut ! Mais c’est théorie, propose surtout de l’ouverture d’esprit ! On nait homme et femme mais on devient aussi homme et femme... Adam et Eve est aussi une forme de théorie ?

Le problème ne vient pas de pour ou contre la théorie, mais que vient faire des parties politiques d’affiliation religieuse dans le débat ?

Car cette théorie est proposée à l’étude dans les classes de première en SVT (Science et Vie de la Terre) cette année ! Christine Boutin, demande la suppression de ce manuel avec un ensemble de parlementaire !

L’école doit elle faire des moutons ou des Hommes ? Doit-elle éveiller ou formater ?

La politique n’a rien à imposer à l’éduction ! « Du même ordre que la justice ! » Mais depuis 2007 on l’a peut-être oublié !

En plus ne parlons pas trop de ce genre de « personnage » politique, ça leur fait de la pub, on a vu se que ça peut donner aux élections de 2002 à trop crier au Loup il surgit prêt à vous dévorer ! Ces personnages doivent appartenir au passé car leurs pensées sont obsolètes et dépassé… En plus de ces façons de voir un apporte la dictature et l’autre à l’inquisition… Donc ni tolérance, ni considération mais imposition !

Un peu d’histoire…

La séparation des Eglises et de l’Etat : La séparation de l’Eglise et de l’Etat fait partie dès 1869 des objectifs républicains affichés. Les propositions de lois se multiplient à partir de 1900, mais dans une optique avouée de destruction du catholicisme.

Catholiques, protestants et juifs interviennent conjointement pour que soient atténués des projets dangereux pour la paix civile (car ils n’émanent pas d’une volonté populaire) et les choix religieux de chacun ("On ne doit pas tuer notre culte sous prétexte de liberté", précise un rabbin). Le sectarisme de Combes a ainsi réussi à liguer contre lui toutes les religions pratiquées en France, souligne Jean Sévilla dans son livre Quand les catholiques étaient hors la loi.

Le 3 juillet 1905, la loi sur la séparation des Eglises et de l’Etat est votée après de nombreux amendements. Elle reconnaît la liberté de conscience et le libre exercice des cultes mais n’en salarie ni n’en subventionne plus aucun. La religion, c’est le catholicisme, pour 95,5 % de la population.

Plus de traitement pour les prêtres, qui ne vivent désormais que des dons des fidèles. Quant aux objets présents dans les couvents et les églises, ils doivent désormais être gérés par des laïcs et faire l’objet d’un inventaire par les forces de l’ordre. Ces inventaires menés manu militari avec peu de respect des lieux entraînent de multiples manifestations, des pétitions (plus d’un million), des arrestations et quelques morts.

Un siècle plus tard, ces désordres sont oubliés. La Première puis La Seconde Guerre mondiale ont changé les esprits, république et religion ne s’opposent plus et la loi de 1905 semble aussi désormais normale et logique : le religieux relève librement du privé.


Que vient faire le Parti Chrétien-Démocrate de Christine Boutin dans cette affaire ?

Education : Christine Boutin houspille la théorie du genre source : http://www.20minutes.fr/ledirect/77... La candidate à l’élection présidentielle et présidente du Parti chrétien-démocrate Christine Boutin, qui a appelé au retrait des manuels scolaires étudiant la théorie du genre, et ce dès le mois de mai, s’est déclaré « ravie » ce mercredi matin sur Europe 1 que 80 députés l’aient rejoint dans son combat. « Le problème, c’est qu’on présente cette théorie comme une vérité scientifique. c’est cela qui me gêne », a-t-elle déclaré. « Or, c’est un postulat, une idéologie du reste qui s’appuie sur des idéologies néo-marxistes existentialistes. Ce serait dans des cours de philosophie, on pourrait le comprendre. Mais ça n’a pas sa place dans le secondaire », rapporte le site de la radio.


Le retour de l’Eglise en politique ? ou ne l’a t’elle jamais quittée ?

3 votes
par chtio (IP:xxx.xx6.27.186) le 13 septembre 2011 a 16H21
chtio (Visiteur)

tout cela, ce débat, est, à mon avis une vaste connerie.
Pourquoi y aurait-il une dichotomie radicale hétéro/homo ? Pourquoi vouloir catégoriser ?
Jamais rien n’est tout noir ou tout blanc, tout bien ou tout mal. Cette catégorisation homo OU hétéro est fausse à la base et toute réflexion assise sur cette base est fausse. Les animaux s’en foutent aussi d’ailleurs ( L’humain est un animal social qui intellectualise ses instincts).
Ensuite, chacun a ses préférences et il y a autant de préférences en matière de sexualité qu’il y a d’être d’humain. Combien de personnes se sont surprises par une attirance pour quelqu’un du même sexe ; combien d’ado ont expérimenté des "sexualités variées" avant de "rentrer dans le rang" car dans cette société c’est : tu te mari et tu fais des gosses avec un partenaire de l’autre sexe... ; combien de souffrance chez ceux qui refoulent une part de leur désir ?
Bref... il y a certainement une part d’acquis et une part d’inné mais elle est variable selon chaque être humain et s’exprime de mille façons différentes selon son vécu.
Et je ne crois pas que ce débat existe depuis la nuit des temps, je pense au contraire qu’il est très récent.

8 votes
par docdory (IP:xxx.xx0.180.170) le 13 septembre 2011 a 16H43
docdory (Visiteur)

En tant que médecin généraliste, j’ai vu tellement de patients changer d’orientation sexuelle au cours de leur existence que je ne crois pas du tout au caractère inné de l’homosexualité. J’ai vu des femmes devenir lesbiennes après un divorce , surtout si le mari était violent, j’ai vu des pères de famille quitter leur famille pour devenir homosexuels, des lesbiennes devenir hétérosexuelles lorsqu’elles ont ressenti un désir de maternité, un homosexuel passif à moitié efféminé quasi caricatural, toujours habillé en twin-set, quitter son conjoint pour se mettre en couple avec une splendide bombe sexuelle brune latine ultra-sexy . Tout ceci montre que l’orientation sexuelle est souvent affaire de circonstances.

Dernier exemple en date : un patient d’environ la cinquantaine ( qui me consultait depuis 20 ou 25 ans ) avait besoin d’une consultation cardiologique. Je lui fais une lettre pour une jeune consoeur cardiologue et lui, voyant la lettre s’exclame " quoi, docteur, vous m’envoyez voir une femme " ? Je lui réponds, " Eh bien, quoi ? Vous croyez que les femmes ne peuvent pas être cardiologues ? " C’est pas ça, me répond t-il, mais les femmes, j’aime pas trop ça. Je suis homosexuel, ça fait trente ans que je vis en couple avec un homme, alors me faire tripoter par une femme, beurk " . Je lui répond qu’il n’allait pas se faire tripoter , mais juste être examiné, et qu’il n’y avait pas de quoi en faire un drame. J’étais assez stupéfait par sa révélation, parce que c’était la dernière personne que j’aurais imaginé être homosexuel (il avait le look " casque de moto antédiluvien et mobylette bleue décatie dont on se demandait comment elle marchait encore " ) Il eut sa consultation chez la cardiologue.Trois semaines après , il m’annonçait par téléphone qu’il avait déménagé à 500 km de distance parce qu’il s’était trouvé une copine, et me demandait de transférer son dossier à son nouveau médecin sur place ! Sans doute avait-il eu une révélation au cours de sa consultation cardiologique ?

3 votes
par Aurélie (IP:xxx.xx5.251.239) le 13 septembre 2011 a 17H39
Aurélie (Visiteur)

Quel fatras ! Des allégations fausses, des études pipeautées, que du lourd ! Freud a bien parlé de bisexualité à la naissance, mais uniquement en référence à l’indifférenciation des touts jeunes enfants, avant qu’ils se définissent (au stade phallique, vers 4-5 ans) comme garçons ou filles. Qu’un soi-disant psychiatre se réclame de cette référence freudienne en la sortant de son contexte prouve définitivement que le politiquement correct grille les cerveaux. Aucune étude digne de ce nom n’a, à ce jour, déterminé de facteurs génétiques ou héréditaires à l’homosexualité. C’est du grand n’importe quoi réfuté depuis des années par des études américaines en biologie et en génétique. On ne naît PAS homosexuel. Sans même aller jusqu’à consulter les dernières études scientifiques à ce sujet, ceux qui pensent le contraire seraient bien avisés d’étudier l’homosexualité et ses fluctuations à travers les âges et les sociétés. Aujourd’hui encore, certaines sociétés (comme l’Afrique équatoriale) ne la connaissent pas. Et ce n’est pas une question de répression - pour réprimer un comportement, encore faut-il qu’il existe ! L’homosexualité est le résultat de facteurs sociaux, sociétaux, environnementaux, éducationnels, etc. C’est un acquis.

3 votes
par BlueMan (IP:xxx.xx1.22.43) le 13 septembre 2011 a 19H55
BlueMan (Visiteur)

Bonjour à tous.

Juste un mot pour vous informer que la question de l’homosexualité, et de la définition de l’aspect sexuel (qui peut évoluer au cours de la vie, mais cela ne constitue pas la majorité du genre pour des raisons expliqués plus loin), ne sera jamais résolue par l’étude du cerveau, car ces questions relèvent de la psychologie occulte, et plus particulièrement :

- Du type des différents agrégats psychologiques de la famille de la Luxure qui se manifestent à un moment donné dans le corps mental et le corps astral, instillant des passions à la personne attaquée.

- Des connaissances érotiques et sexuelles issues de la pornographie et des discussions avec d’autres humains, qui vont contribuer par le phénomène de l’imitation à reproduire des actes que seul on n’aurait jamais pensé faire.

Il faut donc comprendre, même si cela est inconnu par plus de 99,99% de l’humanité, que les parasites formant la Légion du Moi pluralisé sont les facteurs décisifs occultes des comportements humains.

Selon le parasite qui attaque et travaille son hôte de l’intérieur à un moment donné, des passions, des émotions, des pensées, etc., sont ressenties par la personne. Bien évidemment, plus on s’adonne à une passion, plus l’on nourrit ces choses. Ainsi, se vautrer dans la luxure homosexuelle ou dans la luxure normale, alimente et développe les parasites responsables de ces désirs, ce qui signifie que la dépendance devient plus forte au fil du temps, car ces parasites grossissent, se complexifient, et que de nouveaux aspects sont créés au fur et à mesure des nouvelles erreurs.

Dans ces conditions, on peut toujours discuter pendant des siècles de l’inné ou de l’acquis dans les comportements sexuels, sans jamais en trouver la solution, car les causes, je l’affirme de manière définitive même si cela doit choquer ou être incompréhensible à beaucoup, sont en réalité occultes et animales, et hélas très largement méconnues : les terribles parasites, les Moi.

Pour en savoir plus, voyez le COMMENTAIRE long de cette vidéo :

http://www.blueman.name/Des_Videos_...

Bonne lecture.

1 vote
par Marie du Saint-Esprit (IP:xxx.xx8.27.208) le 13 septembre 2011 a 20H40
Marie du Saint-Esprit (Visiteur)

Evitons de parler de Freud : il n’était pas très équilibré, y compris sur le plan du sexe qui l’obsédait.

Le soucis des lesbiennes et le gays de se faire passer comme "normaux" est tout à fait "normal". Pour démontrer que c’est une démarche naturelle et normale, ils devraient se battre pour avoir le droit d’avoir des enfants sans la moindre intervention naturelle ou artificielle de l’autre sexe puisqu’ils sont comme les autres d’après elles et eux

C’est impensable et impossible ? Vous en êtes sûrs ?

0 vote
par shura (IP:xxx.xx7.57.150) le 14 septembre 2011 a 01H10
shura (Visiteur)

Moi je pense que l’homosexualité est innée car un garçon de 4 ans qui ne connait pas encore sa sexualité et qui va jouer avec une poupée au lieu de jouer avec un pistolet comme les autres garcons, aura de grandes "prédispositions à devenir homosexuel" quand il découvrira ses attirances sexuelles à la puberté...

1 vote
par crazycaze (IP:xxx.xx4.243.59) le 14 septembre 2011 a 02H20
crazycaze (Visiteur)

Je ne ferais que quelques remarques sur l’article lui-même :

1) Vous appuyez votre argumentaire en opposant une biologie qui serait tout entière acquise au déterminisme génétique, ce qui est une grossière erreur tant les modèles et les controverses sur le fonctionnement des gènes sont légion, aux théories psychanalytiques, qui ne sont en rien scientifiques. Un peu comme si vous opposiez la physique au catholocisme...

2) Il existe pourtant des chercheurs qui font et publient des études en respectant les critères de la méthodologie scientifique, et qui étudient le développement de l’individu, et seraient bien plus à même de pouvoir éclairer ce débat. Ce sont des chercheurs en psychologie, voire en psychobiologie, et leur domaine sont les sciences développementales (psychologie du développement). Il est quand même surprenant que ceux dont le métier est de comprendre les processus de construction des personnes et d’évaluer la pertinence des différents modèles théoriques soient justement les seuls exclus... Parti pris ou manque de connaissance des champs de compétence des différents domaines de la psychologie ?

3) Il n’est donc pas étonnant que les réponses fournies par nombre de pédo-psychiatres soient complètement infondées car leur argumentaire est étayé par des savoirs issus de leur formation en tant que médecin psychiatre et d’une formation complémentaire d’obédience psychanalytique. Aussi, beaucoup ce que dit M. Clerget, pourtant largement médiatisé, n’est absolument pas en accord avec les études publiées dans les plus grandes revues internationales comme Child Development, Developmental Psychology ou Social Development.

4) Quant aux théories du genre, je vous conseille de lire Bussey et Bandura pour avoir une meilleure appréciation d’une approche plus contemporaine (Social cognitive theory of gender development and differentiation).

De tels sujets méritent sans doute autre chose qu’une caricature de débat pseudo-scientifique.

1 vote
(IP:xxx.xx1.224.225) le 15 septembre 2011 a 08H43
 (Visiteur)

Mais c’est pas compliqué à la fin !!! L’homosexualité, ça fait de mal à personne. Un homosexuel qui s’assume, ça fait de mal à personne non plus. Au pire, ça peut gêner quelques coincés et quelques crétins. Bah écoutez, c’est pas franchement grave ! J’ai même tendance à penser que si ça en gêne quelques uns, raison de plus pour le dire haut et fort : c’est bien plus drôle !

Plus sérieusement, les études de genre (et pas théorie, ça n’existe pas la théorie du genre), c’est juste des gens qui se demandent ce qui fait de nous un homme ou une femme. On a mis un petit paragraphe de rien du tout dans un livre pour dire : on naît homme ou femme, mais tout le reste, c’est à nous de l’inventer. C’est du bon sens : si une femme veut porter des pantalons, ne pas avoir d’enfant et prendre la place de Parisot, elle a le droit. Si un homme veut devenir sage-femme, faire de la couture et collectionner les porcelaines, il a le droit. Accessoirement, si les deux aiment en plus des gens de leur sexe, ils ont aussi le droit. Tout ça, ça fait de mal à personne et ça ne se débat pas. On n’a pas à être pour ou contre l’homosexualité, les femmes qui portent des pantalons ou les garçons qui se maquillent : la seul chose autorisée, c’est de l’accepter, point final.

Ce qui fait du mal, c’est quand on oblige une petite fille à jouer avec des poupées alors qu’elle préfère les petite voitures et quand on oblige un garçon à jouer au foot alors qu’il préfère la danse. Tout ça, ça brise des vies, ça détruit des gens.

L’école a vocation, sans discussion possible, à rappeler tout ça : ce petit paragraphe de rien du tout, c’est juste ça. C’est son rôle premier : apprendre à vivre avec les autres. Et accepter qu’un garçon soit efféminé ou qu’il soit homosexuel ou qu’il fasse de la danse, c’est le rôle de l’école d’apprendre ça aux élèves. Parce qu’on sait très bien que c’est pas les parents qui le feront…

0 vote
par Lousk (IP:xxx.xx5.144.4) le 31 octobre 2011 a 19H29
Lousk, 3 articles (Étudiant en psychologie)

Histoire de couper court à tous ces débats stupides entre journalistes, psychanalystes et philosophes, intéressons-nous à l’éthologie.

Quand on aura pris le temps de chercher 2h sur le web en éthologie/primatologie pour constater qu’à peu près tous les mammifères ont (parfois jusqu’à la caricature) des relations hétérosexuelles, régulièrement et/ou à différentes périodes de leur vie, on ne verra déjà plus de remarques bateau du genre "les homos c’est pas naturel".

Toujours d’un point de vue évolutionniste, il nous apparaît finalement qu’il n’y a pas - dans l’ensemble de la population homosexuelle - de distinction génétique précise ayant pour conséquence (et non pour cause) le développement d’une "homosexualité", contre une "hétérosexualité" statistiquement dominante. Parce que le principe d’être uniquement homo, c’est aussi le principe de pas souvent se reproduire : sur des dizaines de millions d’années, j’imagine que y’a un moment où ça serait devenu plus très viable et que la mutation aurait disparue.

Pour revenir à la théorie des genres, mon avis est justement que cet engagement social qu’elle explique provoque la mode d’homosexualité. L’homme est le seul animal où les "homos" ne sont pas aussi "hétéros". Moi j’dis ça j’dis rien, mais ce qui me vient d’un coup à l’esprit c’est l’idée de facteur culturel. :)

PS : n’oublions pas que la sexualisation des êtres n’est pas seulement dichotomique, elle obéit à un continuum entre oestrogène/testostérone.

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par Francois (IP:xxx.xx4.146.167) le 16 décembre 2012 a 17H24
Francois (Visiteur)

A mon avis, les cas sont très variés et difficile d’avoir une position tranchée, il y a tellement de facteurs qui peuvent influer sur la sexualité, le milieu social, l’éducation, la personnalité, l’entourage, les expériences, les amitiés, les opportunités, etc...

 
 
L’essentiel c’est d’être bien sa tête  :)
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par plopi (IP:xxx.xx3.86.27) le 6 juillet 2015 a 10H58
plopi (Visiteur)

Il n’est pas indiqué dans l’article que "l’inventeur" de la théorie du genre à poussé le gamin sur lequel il a basé sa théorie, au suicide et à une vie de misère.