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Malades mentaux : plutôt victimes qu’auteurs de violences
Malades mentaux : plutôt victimes qu'auteurs de violences
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8 juillet 2011 | 6 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Malades mentaux : plutôt victimes qu’auteurs de violences

Malades mentaux : plutôt victimes qu'auteurs de violences

Les malades schizophrènes et bipolaires sont plus souvent victimes de violences qu’auteurs de crimes. Telle est la conclusion d’un rapport remis par la Haute Autorité de Santé (HAS) dans le cadre des mesures de prévention, chez les professionnels de santé, d’actes de violence chez les patients souffrant de troubles mentaux graves. La population française compte 1% de schizophrènes et 1% de bipolaires.

La Haute Autorité de santé (HAS) publie une série de recommandations destinées aux professionnels de santé pour prévenir la survenue d’actes violents chez les patients souffrant de troubles mentaux graves. Il en ressort que les malades, qu’ils soient schizophrènes ou bipolaires, ne sont que rarement auteurs de crime, souffrant au contraire bien davantage de violences. Selon les experts de la HAS, et contrairement à une idée répandue tenant au caractère spectaculaire d’actes de violence commis par des malades mentaux, « tous types de violence confondue, 3 à 5% seulement des violences commises seraient dues à des personnes victimes de troubles mentaux ». Et le Professeur Jean-Louis Senon, psychiatre au CHU de Poitiers, va dans le même sens, soulignant que « 2 à 5% des homicides et des agressions sexuelles peuvent être attribués à des malades mentaux ».

Pour ce spécialiste, qui a collaboré aux travaux de la HAS, « les passages à l’acte violent ont un caractère exceptionnel chez les personnes souffrant de maladies mentales ». Pour la HAS, « lorsqu’ils se produisent, ces actes de violence envers autrui touchent en premier lieu la famille et les proches, d’autres patients et les professionnels de santé ». Pour éviter le risque d’un passage à l’acte, les spécialistes conseillent aux professionnels d’« être attentif et à l’écoute des proches ». Pour l’instant, les malades mentaux seraient en revanche bien plus victimes de violences que le reste de la population : La proportion à subir des actes violents serait de 7 à 17 fois plus élevée chez les schizophrènes et bipolaires.
 

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Commentaires
5 votes
(IP:xxx.xx3.21.3) le 9 juillet 2011 a 15H42
 (Visiteur)

"Lorsqu’ils se produisent, les actes de violences (des personnes atteintes de maladies mentales) touchent en premier lieu la famille et les proches". VRAI ! J’ai été un mari battu par une femme bipolaire et je peux vous dire qu’en état de "crise", elle cassait tout : vaisselle,portable, ordinateur, lustre...et m’a maintes fois cogné à coups de poings (si,si, je vous assure !), frappé avec une chaise, un manche à balai et meme "piqué" le ventre avec la pointe d’un couteau. Selon des études faites en G.B. et au Canada, 40 % des violences conjugales seraient du fait des femmes. Il est carrément stupide d’affirmer que les malades mentaux seraient plus victimes de violences que le reste de la population ! Par contre ils ont souvent été victimes de violences lors de l’enfance, ce qui serait un des facteurs déclenchant de leur maladie.

2 votes
par Carmiline (IP:xxx.xx3.231.107) le 10 juillet 2011 a 17H24
Carmiline (Visiteur)

Tu rapportes tout à ta petite personne, c’est tout...

0 vote
par Didier (IP:xxx.xx5.247.11) le 6 janvier 2012 a 23H19
Didier (Visiteur)

Il m’est arrivé des violences analogues, bien sûr niées par les bien-pensants. Et bien pire. Je souhaite que les victimes de malades mentaux se liguent pour se faire entendre, sans esprit de vengeance mais nous avons trop souffert injustement et souffrons encore.

Didier, professeur, Toulouse, France

2 votes
par Pincevent (IP:xxx.xx8.196.46) le 11 juillet 2011 a 00H06
Pincevent (Visiteur)

S’il est vrai que les proches sont en première ligne, par définition, il est aussi tout à fait exact que les personnes atteintes d’une maladie mentale sont sous le seuil moyen de délit/criminalité par rapport aux gens dits normaux.

Il faut savoir que dans leur grande majorité (+ ou - 80 %) les psychotiques présentent des symptômes dits "négatifs" c.a.d. pour faire bref, qu’ils ont peu, voire pas, d’activités ni de contacts sociaux. Ça peut aller jusqu’à rester au fond de son lit en permanence.

Pour les autres, il suffit d’un passage à l’acte atroce, comme à Pau, pour les médiatiser à outrance avec la réaction classique des politiques : pondre une loi pour tranquilliser le bon peuple.

Ce bon peuple qui, la plupart du temps, ne s’intéresse pas au problème de la maladie mentale, le fou c’est l’autre !

La preuve en est : 3 réactions seulement sur cet article...

0 vote
par paconform (IP:xxx.xx3.119.51) le 11 juillet 2011 a 16H39
paconform (Visiteur)

Bonjour,

On a tort de ne prendre en compte que les MALADES MENTAUX, avec un nom de maladie, schizophrène, bipolaire, parce que ce qui influe le plus sur la qualité de vie de toute la population c’est ce qu’on peut appeler LA MAUVAISE SANTE PSYCHIQUE (à différents degrés). D’après mes observations trente pour cent environ des personnes sont en assez mauvaise santé pour que leur vie (et celle de leurs proches) soit nettement compromise et abîmée. Cela va des petites difficultés relationnelles jusqu’à l’impossibilité de vivre normalement. La gamme des conséquences est large et diverse , avec des constantes : peurs, paranoïa, mauvaise estime de soi.

Les adultes sont responsables de cette mauvaise santé en tant qu’éducateurs. Notre culture (mais pas seulement la notre) veut qu’une "bonne" éducation soit faite de "fermeté". C’est la porte ouverte à quantité d’errements que le cerveau en construction des enfants ne peut pas supporter. Tous les enfants sont atteints tant l’ignorance de leurs besoins est grande, l’école y participe largement. La chose est sue, c’est dans la petite enfance que se trouve la source de la mauvaise santé mentale, mais on continue à malmener les enfants sous couvert de "bonne éducation", comme la mise en collectivité précoce qui serait indispensable pour les "socialiser" !

0 vote
par Molecule (IP:xxx.xx5.175.5) le 12 juillet 2011 a 02H58
Molecule (Visiteur)

@paconform Tout à fait d’accord : "on continue à malmener les enfants sous couvert de "bonne éducation", comme la mise en collectivité précoce " .. de quoi en faire de futurs borderlines, sans compter les pollutions alimentaires et respiratoires qui doivent aussi sérieusement agir sur les cerveaux et spécialement ceux des enfants !

En fait les facteurs de stress sont tellement nombreux qu’il commencent à "résoudre" les problèmes en stérilisant de nombreuses personnes, ce qui a au moins le mérite de mettre un frein aux naissances de nouveaux pollueurs !

Certains trouveront cette dernière considération abjecte, mais dans bien des cas c’est une réalité objective.