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Les traumatismes ancrés dans notre corps
Les traumatismes ancrés dans notre corps
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20 septembre 2012 | 4 commentaires
Auteur de l'article
Nicole Audette, 18 articles (Sexologue)

Nicole Audette

Sexologue
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Les traumatismes ancrés dans notre corps

Les traumatismes ancrés dans notre corps

Je ne cesse de m’émerveiller comme sexologue, mais surtout comme spécialiste de l’approche sexocorporelle, des messages logés dans notre corps et qui font surface en thérapie, permettant ainsi de comprendre les inhibitions et les résistances sexuelles de certaines personnes. « Je vis la dualité » me disait dernièrement une de mes clientes qui ne parvient pas à obtenir l’orgasme lorsqu’elle est avec son partenaire, alors qu’elle l’obtient très facilement quand elle se masturbe.

Lors d’un exercice d’imaginaire dirigé, je l’amenais à vivre une situation où elle recevait des caresses aux seins et ailleurs, seulement des caresses qu’elle aimait et je l’invitais à se centrer, à connecter à ses sensations voluptueuses fictives, à les capter, à se les approprier.

C’est suite à cet exercice qu’elle me dit qu’elle avait vécu de la dualité durant ce temps, de la résistance à l’imaginaire que je lui induisais. Des mots comme « Ne me touche pas, ne me regarde pas » étaient montés en elle. Des émotions aussi. Elle ressentait de la colère. Alors des souvenirs traumatisants lui sont revenus. Lorsqu’elle était petite, âgée d'environ quatre ans, cette femme aujourd'hui dans la cinquantaine avancée, avait dû se faire garder par une tante durant quelques mois parce que sa mère était malade. Elle s’est rappelé que sa tante, pour la sécher après son bain, la mettait debout sur la table, toute nue.

Lorsque son père venait la voir et qu’elle venait de prendre son bain, pour la taquiner, il lui pinçait les fesses. C’était une petite marque d’affection mais sa pudeur en était profondément blessée. Elle se sentait humiliée. Sa dualité provenait du fait qu’elle aimait le plaisir sexuel, mais les caresses d’un homme, aussi aimant soit-il, éveillait en elle un sentiment de fermeture et de résistance. Tout le contraire de la réceptivité, si nécessaire à l’abandon, au plaisir et à la volupté sexuelle et érotique.

Notre corps a tout enregistré, tout conservé depuis qu’il est au monde. Les moments doux et tendres, comme les douleurs liées aux blessures et aux traumatismes. C’est pourquoi lorsqu’il est sollicité notre corps se rappelle et réagit, il nous parle, car il a tout conservé en mémoire. Alors commence un travail de conscientisation si important parfois pour comprendre et dépasser certains blocages.

Avec l’approche sexocorporelle, un outil sexothérapeutique extraordinaire, on est surpris de tout ce que nous découvrons sur nous, tout en développant des habiletés érotologiques, car cette approche utilise la respiration, la mouvance du corps, etc. Cette approche a été développée par le Pr Jean-Yves Desjardins, co-fondateur du Département de sexologie à Montréal. J’ai eu le plaisir et le grand honneur d’animer des séminaires et des ateliers avec lui. Il est décédé l’année dernière. J’étais émue qu’il ait aimé la vidéo que j’ai créé pour les éjaculateurs précoces, à partir de l’approche sexocorporelle. Pour en savoir davantage sur cette vidéo, visitez ; www.nicoleaudette.com

Nicole Audette, M.A. sexologue,

Spécialiste du contrôle éjaculatoire

Nicole Audette, M.A. sexologue Spécialiste du traitement de l'éjaculation précoce

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Commentaires
1 vote
(IP:xxx.xx4.10.49) le 21 septembre 2012 a 16H23
 (Visiteur)

Vous aurez de la chance si personne ne fait de commentaire désobligeant. Je pense qu’il existe des femmes qui ne peuvent atteindre l’orgasme que par stimulation prolongée du clitoris, ce qu’il est parfaitement possible de faire à deux. Cette caractéristique physiologique existe t-elle ? Cela constitue t-il une particularité ou bien est-ce répandu ? Bonne continuation !

2 votes
par Morpheus (IP:xxx.xx1.90.169) le 21 septembre 2012 a 16H59
Morpheus (Visiteur)

Peut-être devriez-vous approfondir l’analyse (et la recherche de causes) en vous demandant d’où provient la "pudeur".

Vous n’ignorez pas, j’imagine, que la pudeur est la honte de son corps. Or, cette honte n’est pas innée, mais induite. Dans l’exemple que vous donnez, ce n’est peut-être pas la pudeur offensée par la tante et le père qui sont à l’origine du blocage émotionnel, mais bien la dissonance cognitive entre un message préalablement donné à l’enfant par les parents (la pudeur, le fait que le corps "doit" être habillé, c’est-à-dire caché ; l’idée que la nudité "c’est mal") et d’une part un regard inhabituel de la tante, d’autre part un geste affectif incompris de la fillette par le père.

Cependant, j’ai franchement beaucoup de peine à croire que ces simples actes soient la cause de la difficulté à jouir de cette dame. Je creuserais plus loin.

Cordialement, Morpheus

1 vote
par Pascal (IP:xxx.xx1.9.36) le 22 septembre 2012 a 08H08
Pascal (Visiteur)

Bonjour, autant Morpheus que l’auteure doivent avoir raison.

En effet je pense qu’il y de multiples portes pour comprendre les comportements, comme il y a des multiples angles de vue pour regarder un même objet qui pourra être décrit différemment en fonction de l’angle de vision.

bien cordialement

0 vote
par schuss (IP:xxx.xx2.218.89) le 21 septembre 2012 a 22H18
schuss (Visiteur)

bonjour, je confirme ce que l’auteur raconte a propos de la mémoire corporelle. Cette mémoire n’est en fait pas seulement corporelle car elle est associée au subconscient et aux émotions. Le professeur cité dans l’article n’est heureusement pas le seul à l’avoir expérimenté. Je pratique dans mon cabinet thérapeutique un travail sur le corps et les blocages émotionnels depuis de nombreuses années avec beaucoup de succès. En se reconnectant à leurs mémoires émotionnelles douloureuses les patients guérissent de leurs symptômes et de leurs maladies... Il n’y a aucun miracle en la matière quand on connait le fonctionnement énergétique de l’homme. Ce que semble découvrir enfin le corps médical ! Nul besoin d’ordinateur ou de scanner et autres machines pour stimuler la guérison chez l’être humain. Un bon accompagnement thérapeutique, du courage, de l’authenticité et un véritable lâcher prise suffit à faire "des miracles" tous les jours de la semaine. Si toutes les personnes que j’ai déjà soignées de la sorte confirmaient mes dires devant une commission de béatification je serait canonisé depuis longtemps ! De plus en plus de personnes (malades) accèdent à la possibilité de guérir selon ce genre de protocole émotionnel car les mentalités ont beaucoup évoluées ces dix dernières années. Mais attention, guérir devient la responsabilité du malade... ce que tous le monde ne peut pas encore revendiquer !