Accueil du site
> Psycho & Sexo > Conseils & Solutions
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Les jeux vidéo de meurtre ont des effets nocifs sur le cerveau des enfants et des ados
Les jeux vidéo de meurtre ont des effets nocifs sur le cerveau des enfants et des ados
rubrique
note des lecteurs
date et réactions
25 novembre 2009 | 54 commentaires
Auteur de l'article
Jacques Brodeur, 3 articles (Site internet)

Jacques Brodeur

Site internet
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
3
nombre de commentaires
1
nombre de votes
0

Les jeux vidéo de meurtre ont des effets nocifs sur le cerveau des enfants et des ados

Les jeux vidéo de meurtre ont des effets nocifs sur le cerveau des enfants et des ados

L’industrie du jeu vidéo fait des affaires d’or, au grand plaisir des actionnaires. Certains jeux, où l’on demande aux joueurs de commettre des crimes, y compris des meurtres et des viols, ont des effets secondaires négatifs. Les renseignements fournis aux chefs de police du Canada en 1999 permettent de comprendre l’impact de ce type de jeux sur les cerveaux d’enfants.

Il y a 10 ans, le Lieutenant-Colonel Dave Grossman s'adressait aux chefs de Police du Canada réunis en Congrès à Vancouver. Maintenant retraité, Grossman a enseigné la psychologie à des militaires des États-Unis durant 20 ans. Selon lui, les jeux vidéo de meurtre du type FPS (First Person Shooter, qui va faire feu le premier) sont des simulateurs qui servent à entraîner des hommes à tuer. C'est l'agence Canadian Press qui rapportait le contenu de sa communication pour le moins alarmante.

Ces jeux produisent une désensibilisation du sujet et développent ce que l'ex-militaire appelle « un réflexe homicide ». « Mettre ces jeux vidéo entre les mains des jeunes, ajoute-t-il, revient à les soumettre à un entraînement militaire de haut niveau. On offre à ces enfants le spectacle d’êtres humains qui souffrent et qui meurent, et on leur laisse en tirer plaisir. »

Il y a des similitudes troublantes entre la pratique des jeux vidéo FPS et le conditionnement auquel on soumet les militaires. Grossman est co-auteur avec Gloria DeGaetano d'un ouvrage intitulé « Stop Teaching our Kids to Kill » (Cessez d'apprendre à nos enfants à tuer). Il explique que l'action de tuer son semblable n'est ni spontanée, ni facile : pour qu'un soldat devienne capable de tuer, on doit l'entraîner longuement, en l'obligeant à tirer sur des silhouettes humaines qui surgissent inopinément devant lui. Il faut obliger le candidat à répéter cet acte à des milliers de reprises, jusqu’à ce que le réflexe soit acquis, conditionné. À la suite de ce conditionnement, même lorsque le soldat ressentira la peur, on peut compter que son réflexe aura préséance sur sa pensée et sur ses émotions.

Peu de gens savent que ces jeux vidéo FPS développent un réflexe conditionné de même nature que les simulateurs de meurtre utilisés dans l'armée. C'est ce réflexe qui expliquerait pourquoi, dans les tueries survenues dans des écoles états-uniennes, certains jeunes assassins continuent à tirer après avoir abattu les personnes qui les ont humiliés. Les jeunes agresseurs ouvrent le feu, et continuent à tirer comme des robots. Après coup, quand les policiers leur demandent pourquoi ils n'ont pas cessé de tirer après avoir abattu les victimes, ils répondent qu'ils n'en savent rien ! « Mais nous, ajoute Grossman, nous savons pourquoi : ces jeunes qui, dans certains cas, n'avaient encore jamais utilisé une arme à feu, s'étaient déjà longuement entraînés sur des cibles virtuelles et avaient déjà tiré des dizaines de milliers de balles sur leur console de jeux vidéo. »

John Stone, shérif du comté de Jefferson, au Colorado, s'adressait aux chefs de police canadiens immédiatement après Grossman. C’est lui qui dirigeait les secouristes le jour de la tuerie au Lycée Columbine, le 20 avril 1998. Il explique que les deux jeunes meurtriers étaient tous deux passionnés de jeux vidéo FPS. Après avoir tué douze de leurs camarades et un professeur, ils ont retourné leur arme contre eux-mêmes. Leur jeu de prédilection était Doom, un jeu où l'on traque des personnes avant de les abattre. Stone raconte à son auditoire ce que des rescapés de la tuerie lui ont déclaré : les tueurs « prenaient un plaisir évident à abattre leurs camarades. À un certain moment, dans la bibliothèque, un étudiant leur a demandé : « Mais qu'est-ce que vous faites ? » Pour toute réponse, l'un des deux tireurs a répondu avec un sourire. « On tue des gens. » Les témoins ont eu l'impression que pour le tueur, c'était un jeu. »

Huit jours après Columbine, inspiré par la tuerie du Colorado, un élève de 14 ans du Lycée Myers, à Taber, en Alberta, abat un de ses camarades et en blesse un autre. Dennis Reimers, l'officier de police qui a désarmé le tireur de Taber, croit que ce meurtre a été inspiré par des spectacles télévisés. Deux ans plus tôt, à Paducah dans l'Etat du Kentucky, une autre fusillade était survenue dans une école. Le jeune meurtrier s'adonnait à des jeux vidéo violents et regardait souvent des films violents. Les parents des victimes ont intenté une poursuite contre les producteurs et les distributeurs du matériel en question, réclamant plusieurs millions de dollars de dommages et intérêts.

Aux États-Unis, l'industrie du jeu vidéo invoque le premier article de la Constitution pour justifier son « droit » de tirer profit des divertissements violents. Le militaire à la retraite Dave Grossman pense au contraire que la constitution ne garantit aucunement à des enfants de 5 ans le droit de s'amuser à faire exploser des cervelles. Devant une industrie qui accorde la primauté aux profits $ sur la santé mentale d'une génération de jeunes vulnérables, l'opinion de Grossman ne fait pas le poids, du moins pour le moment. Mais un de ces jours, une majorité de parents, d'éducateurs et de citoyens responsables réussiront à unir leurs efforts pour que les décideurs publics trouvent le courage d’assurer la primauté des droits de l’enfant sur les profits d’une poignée de commerçants sans scrupules.

Certains défenseurs des jeux vidéo croient qu’un affichage plus évident sur les boîtiers de jeux permettrait d’indiquer les précautions à prendre avec ces jeux. Ils accordent l'absolution à l'industrie et blâment les parents. Selon eux, si des parents laissent leur enfant de moins de 18 ans s’amuser à des jeux vidéo de meurtre, c'est LEUR problème, pas celui de la société. Hélas, les dommages causés à des cerveaux immatures affecteront aussi les amis du joueur, ses pairs, sa compagne et ses propres enfants, ses collègues de travail et sa vie en société. Des études ont démontré que la désensibilisation affectera le jeune cerveau durant plusieurs années, peut-être durant sa vie entière. D’où l’importance pour la société et pour l’État de prévenir les jeunes consommateurs, d’aiguiser leur sens critique et de renseigner les parents sur les pratiques d'une industrie sans éthique.

Les Africains avaient raison : « Pour éduquer un enfant, il faut tout un village ». À quand le jour où les fabricants et les commerçants de tels jeux comprendront qu’ils font partie du village global et que l'État protégera les enfants des jeux où on les laisse s'amuser à tuer ?


 

Jacques Brodeur, conseiller en Prévention de la violence, Éducation à la Paix, Éducation médiatique, Promotion d'une consommation médiatique éclairée. Trois-Rivières, Québec, www.edupax.org <> JBrodeur@edupax.org Actualités : http://jacbro13.com/colloques/

POST-SCRIPTUM

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Conseils & Solutions
Mots-clés :
Cerveau Enfants
Commentaires
16 votes
par Ronfladonf (IP:xxx.xx0.172.211) le 25 novembre 2009 a 14H13
Ronfladonf (Visiteur)

Oui expliquez moi pour quelle raison ces jeux videos sont entre les mains d’ados ou d’enfant ?

La signalétique a une raison d’être !

7 votes
par cb (IP:xxx.xx3.23.13) le 7 avril 2011 a 01H19
cb (Visiteur)

ses que des parents laissent leurs enfants libre

8 votes
par cb (IP:xxx.xx3.23.13) le 7 avril 2011 a 01H22
cb (Visiteur)

ses a cause de leur parent

6 votes
par cb (IP:xxx.xx3.23.13) le 7 avril 2011 a 01H26
cb (Visiteur)

dite moi pourquoi les jeux de 18 ans et plus se rammasse dans les mains de des jeune de 16 et moins se n’est pas compliquer ses 18 ans et plus et pas 16 et plus ou 18 et moins

3 votes
par pasta (IP:xxx.xx1.109.251) le 16 février 2013 a 19H14
pasta (Visiteur)

les vendeurs ne sont pas tenus de respecter la signalétique, elle n’est là qu’à titre indicatif...

0 vote
par ta mere (IP:xxx.xx7.166.238) le 12 mai 2014 a 16H58
ta mere (Visiteur)

chui d’accord avec toi mon ami roux

32 votes
par logan (IP:xxx.xx1.243.208) le 25 novembre 2009 a 16H54
logan (Visiteur)

Cet article a évidemment tout faux sur toute la ligne.

Les jeux vidéos ont un seul impact, s’amuser. Et il faut arrêter de prendre les enfants pour des cons et de croire qu’ils ne savent pas faire la part des choses entre le virtuel et le réel. Un enfant peut très bien être l’enfant le plus gentil et le plus innofensif du monde, et bien cela l’amusera peut être de jouer le rôle d’un méchant dans un jeu vidéo, cela ne dévie certainement pas les personnalités des jeunes comme ces menteurs peuvent le dire.

Depuis des années, on veut mettre sur le dos des jeux vidéos des déviances qui sont propres à certains enfants, tout comme à une autre époque on a voulu incriminer le jeu de rôle justement, ou toute sous culture que tous ces gens ne comprennaient pas.

C’est bien cela le problème, ces gens ont peur de ce qu’ils ne comprennent pas, de ce qui n’est pas "normal" à leurs yeux. Et c’est uniquement cela le problème.

C’est ce qui passe à la télévision et qui est bien réel qui influence réellement les jeunes. Et ces gens là devraient s’attaquer à la télévision poubelle s’ils veulent être vraiment utile.

Après évidemment la sensibilité des très jeunes peut être heurtée par des scènes de violence, peu importe qu’elles viennent d’un jeu vidéo ou d’ailleurs, c’est aux parents de faire attention à leurs enfants, comme dit plus haut les jeux vidéos comportent une signalitique qui définit l’age minimum, il n’est pas possible de se tromper.

5 votes
par Jacques Brodeur (IP:xxx.xx1.66.244) le 1er décembre 2009 a 17H19
Jacques Brodeur, 3 articles (Site internet)

Si les jeux classés 18 ans et plus se retrouvent entre les mains des enfants, c’est parce que les parents ne connaissent pas les dommages que les jeux vidéo de meurtre causent au cerveau de leur enfant. Et aussi parce que dire NON aux enfants requiert des connaissances pour appuyer la réponse parentale. D’où l’urgence de renseigner le public et d’éduquer les jeunes à la consommation médiatique éclairée. Sinon, le plaisir immédiat aura préséance sur les impacts négatifs à court, moyen et long terme.

1 vote
par TZ (IP:xxx.xx2.151.99) le 25 mars 2013 a 10H00
TZ (Visiteur)

Dire qu’un article a tout faux uniquement parce qu’il va contre votre ressenti, c’est de l’imposture intellectuelle.

Où sont vos arguments ? Tous les psychologues essaient aujourd’hui de tirer la sonnette d’alarme en raison des nombreuses études montrant les effets délétères des jeux vidéo violents (lire l’excellent "TV Lobotomie" sur le sujet, ainsi que sur les films et la télé).

Peut-être devraient-ils vous contacter pour comprendre pourquoi ils se trompent ?

24 votes
par Souffle (IP:xxx.xx4.180.143) le 25 novembre 2009 a 17H06
Souffle (Visiteur)

1. "First person shooter" ne veut pas dire "Qui va tirer le premier" mais "Tir à la première personne" (sous entendu "Jeu de tir dans lequel la vision du joueur est à la première personne", c’est-à-dire que la "caméra" permet de "voir" par les yeux du personnage manipulé par le joueur). Une telle erreur de "traduction" montre bien à quel point vous maitrisez le sujet des jeux vidéo.

2. Tous les FPS, ou plus largement, tous les jeux mettant en scène ce que vous décrivez (meurtre, violence, etc.), sont interdits au moins de 18 ans... leurs créateurs admettent donc eux-mêmes qu’ils ne sont pas à mettre entre les mains d’ado (et encore moins d’enfants en bas âge)... S’ils se retrouvent entre les mains d’enfant, c’est en raison d’une déficience parentale, identique dans son processus à des enfants confrontés à des images de violence à la télévision. Souhaitez-vous également interdire les films comportant des scènes de meurtres ou de violence (sans même parler de pornographie) ?

3. Les seuls jeux s’axant sur les viols (à ma connaissance) se trouvent au Japon. Pays qui a pour politique de permettre aux gens d’assouvir "par procuration" un maximum de leurs fantasmes (même les plus inavouables) pour éviter qu’ils ne passent à l’acte dans la réalité. Politique qui ne doit pas être si désastreuse que ça si l’on en croit les chiffres des viols au Japon (parmi les plus bas du monde).

Conclusion : Les interdictions concernant les jeux vidéos sont bien plus strictes que celles concernant le cinéma (un jeu comportant de la violence, des références aux drogues ou autres sont automatiquement interdit aux moins de 18 ans, ce qui n’est pas le cas des films). Pourtant, jamais vous n’imagineriez restreindre la créativité des réalisateurs sous le seul prétexte que leurs films ont pu tomber entre de mauvaises mains pour une raison de déficience parentale. Pourquoi n’en-est-il pas de même pour les jeux vidéo ?

11 votes
par Jacques Brodeur (IP:xxx.xx1.66.244) le 1er décembre 2009 a 17H43
Jacques Brodeur, 3 articles (Site internet)

Qui a parlé de restreindre la liberté des créateurs ? Si inventer des jeux de meurtre est une preuve de créativité artistique, je trouve que la créativité est rendue bien bas, elle agonise. En fait, toute personne mature réalise aisément que la violence utilisée dans les films, émissions et jeux vidéo de meurtre sert d’abord à mousser les ventes. Et quand ces consommateurs se lassent, car tôt ou tard ils ont besoin d’un nouvel excitant, on leur offre un nouveau jeu encore plus cruel pour les titiller. Et ils mordent à l’hameçon comme de jeunes truites affamées. La violence est un ingrédient de marketing puissant à tel point que lorsqu’un militaire crédible comme Grossman, psychologue en plus, met les parents en garde et déconseille les jeux vidéo de meurtre aux enfants, on voir monter aux barricades de vigoureux combattants qui se portent à la défense d’une industrie qui ne voit rien de mal à utiliser la violence pour abuser des enfants et amuser des ados. On dirait bien que les abuseurs modernes sont bien protégés. Et que la violence, ennemie millénaire de l’humanité, est devenue une drogue qui a ses propres accros.

1 vote
par TZ (IP:xxx.xx2.151.99) le 25 mars 2013 a 10H04
TZ (Visiteur)

Entre les centaines de jeux tous différents des années 80, et les quelques jeux modernes où le même leitmotiv est de détruire ou tuer, j’aimerai qu’on me dise qui limite la créativité ?

Unreal Tournament, Halo, Assassins Creed, Counter Strike, Metal Gear, FarCry, Borderlands Battlefield, Crysis, Call of Duty, Deus Ex, etc, etc : tous sont des jeux de meurtre / de guerre extrêmement réalistes.

J’aime d’ailleurs voir que les commentaires des joueurs, souvent violents et dénués de réelle argumentation, finissent par valider le propos des études sur les jeux vidéos...

10 votes
par Kazimir (IP:xxx.xx4.134.222) le 25 novembre 2009 a 17H17
Kazimir (Visiteur)

Oui, bien sùr, il fallait une étude pour savoir que cela a un effet psychologique néfaste... Nous voilà rassurés. Mais voilà, comme la liberté de chacun s’arrête où commence celle de l’autre (c’est la doxa libérale), comme empêcher certains de s’enrichir sur des meurtres (simulés mais avec des risques de réalisation) commis par des clients ?

16 votes
par philibert1 (IP:xxx.xx5.73.59) le 25 novembre 2009 a 18H48
philibert1 (Visiteur)

Pfff ! C’est navrant . Vouloir se mêler de jeux vidéos sans savoir ce que veut dire "First Person Shooter" ... :’-(

7 votes
par Patapom (IP:xxx.xx8.78.149) le 25 novembre 2009 a 20H06
Patapom (Visiteur)

Petite correction : FPS, First Person Shooter ne signifie pas "Qui va faire feu le premier" mais "Jeu de tir à la première personne", c’est-à-dire que c’est en caméra subjective (le joueur INCARNE le héro du jeu). A mettre en parallèle avec les jeux "Third Person" où la caméra est "en 3ème personne" et survole le héro. (par contre, je me demande toujours qui est la 2ème personne :-) )

6 votes
par Jacques Brodeur (IP:xxx.xx1.66.244) le 5 décembre 2009 a 19H54
Jacques Brodeur, 3 articles (Site internet)

Ce que les enfants m’ont expliqué c’est que s’ils ne font pas feu les premiers, c’est eux-mêmes qui sont abattus. D’où leur désir de faire feu avant « l’ennemi ». Sinon, ils perdent une vie. D’où la banalisation de la mort. Pas grave, on aura d’autres vies. Le jeu induit deux impacts d’un seul coup. Je peux vous l’expliquer en anglais si vous préférez.

12 votes
par logan (IP:xxx.xx1.243.208) le 25 novembre 2009 a 20H56
logan (Visiteur)

On remarquera d’ailleurs que ce genre d’article s’appuie toujours sur des fameuses études dont évidemment nous ne pouvons absolument pas vérifier ni la crédibilité ni l’existence.

4 votes
par Jacques Brodeur (IP:xxx.xx1.66.244) le 1er décembre 2009 a 18H23
Jacques Brodeur, 3 articles (Site internet)

Voici une synthèse de ces fameuses études dont Logan dit qu’il ne peut vérifier ni la crédibilité ni l’existence. Elles ont été recensées non pas par des ravis éblouis, ni par des cloîtrés frustrés, ni par des organismes rétrogrades, mais par l’American Academy of Pediatrics. De vieilles études ? NON, le dossier vient d’être affiché sur le site de l’AAP en novembre 2009. http://pediatrics.aappublications.o...

Il s’agit d’une prise de position toute récente, longuement mûrie. Le dossier porte sur les divertissements électroniques violents, y compris sur les jeux vidéo de meurtre. Une fois que des champions de la console en auront pris connaissance, ils constateront que les auteurs ne sont pas une bande d’abrutis qui n’ont rien compris et qui veulent empêcher les ados de s’amuser. Je fais une mise en garde : même des accros de jeux vidéo pourraient y faire des découvertes. Je rappelle qu’une découverte, ce n’est pas humiliant, c’est constater une chose qu’on avait sous-estimée, ou omis de considérer. Et même à 20 ou 30ans, y a pas de honte à découvrir. Ne vous enragez pas comme ceux qui ont condamné Galilée, cet ingrat qui osait douter de notre mère l’Église en affirmant que la terre tourne autour du soleil. Quelle insulte à cette église qui obligeait tout le monde à croire qu’un dieu généreux NOUS avait placé, NOUS LES HOMMES, au centre de l’univers.

J’aimerais vraiment lire l’opinion de ceux qui auront lu le dossier de l’AAP.

On ne fait pas avancer un cause, si légitime soit-elle, en faisant taire les critiques et en ridiculisant ceux qui les expriment. L’industrie multimilliardaire du jeu vidéo doit reconnaître les effets pervers de ses produits, elle doit répondre aux critiques, surtout lorsque ces dernières proviennent de professionnels de la santé et des chercheurs crédibles, prudents et documentés. La rage de ceux qui fulminent contre l’avis exprimé par le Lt.-Col. Dave Grossman en 1999 nuit à leur cause.

1 vote
par TZ (IP:xxx.xx2.151.99) le 25 mars 2013 a 10H06
TZ (Visiteur)

Ce que j’aime surtout, c’est qu’à l’heure d’Internet, notre ami Logan est incapable de faire une simple recherche pour trouver que 90% des études sur les jeux vidéos vont dans le sens de l’article.

Pour cela, peut-être faut-il apprendre à se remettre en question et à retirer ses doigts de la manette !

7 votes
par Fan de Rame (IP:xxx.xx5.72.8) le 25 novembre 2009 a 21H05
Fan de Rame (Visiteur)

Article très intéressant, quoiqu’en disent certains commentateurs. Ceci étant, on peut faire confiance à la plupart des enfants pour gérer leur comportement face aux jeux vidéos. C’est en tout cas mon modeste avis.

7 votes
par logan (IP:xxx.xx1.243.208) le 25 novembre 2009 a 21H15
logan (Visiteur)

Concernant l’image, elle représente une capture d’écran du jeu Call of duty : modern warfare II j’ai l’impression. Il s’agit d’un jeu de guerre qui a la particularité d’être extrêmement réaliste. Ce jeu comporte un niveau qui soulève de sévères critiques dans le monde. L’histoire met en scène un terroriste qui organise une opération clandestine pour déclencher une guerre entre la russie et les états unis. Cette opération, vécue par le joueur dans le rôle d’un agent américain infiltré dans le groupe terroriste, consiste à massacrer gratuitement des citoyens russes dans un aéroport, à la fin du massacre, la police et les CRS débarquent. Mais les terroristes réussissent à s’échapper. Le terroriste russe abat alors le joueur, il savait qu’il était un agent américain, et ainsi les autorités russent découvriront son corps, son identité, et le massacre sera mis sur le dos des américains. Pour n’importe quelle personne sensible, ce massacre gratuit, alors que le jeu est extrêmement réaliste, ça fait mal au coeur. Et je comprends qu’un enfant puisse en être choqué. Mais d’un autre côté la scène est très bien amenée, l’infiltré sait qu’il devra faire des choses ignobles aux côtés de ce terroriste pour conserver son identité secrète. Il n’y a donc pas de quoi en faire tout à foin à mon avis. Le jeu donne lui même du recul par rapport à ce niveau. Respecter les étiquettes sur les jeu ç’est quand même pas la mer à boire.

3 votes
par Jacques Brodeur (IP:xxx.xx1.66.244) le 5 décembre 2009 a 20H09
Jacques Brodeur, 3 articles (Site internet)

Modern Warfare Game ? Je recommande aux lecteurs de regarder (et aux enseignants de regarder avec leurs élèves) la vidéo de Nina Huntemann, produite par la Fondation pour l’éducation aux médias (MEF) : « Game Over : Gender, Race & Violence in Video Games ». http://www.mediaed.org/cgi-bin/comm...

On y parle notamment du jeu vidéo « Call of Duty : Modern Warfare 2 ». Considérant l’immense popularité des jeux vidéo, il n’a jamais été aussi urgent d’aiguiser le jugement critique et d’alimenter le dialogue au sujet des jeux de meurtre, même s’il s’agit de meurtres virtuels.

« Game Over » examine la nature et les conséquences de ces fictions sur les préjugés et offre aux jeunes (et à leurs parents) une occasion de comprendre l’ampleur du sexisme et du racisme véhiculés au moyen de ces écrans soi-disant divertissants.

7 votes
par Albator71 (IP:xxx.xx8.180.30) le 25 novembre 2009 a 21H49
Albator71 (Visiteur)

Je deplore egalement l’impact que peux avoir un corps meurtri et ensanglante mais bon que voulez vous, si certains envoie leurs enfants aux catechismes apprendre qu’un homme à marche sur l’eau il y a 2000 ans et leur laisse voir Jesus Christ sur la croix, cela ne peut donner de bon résultats dans leur vie d’adulte...

7 votes
par chitchatgreg (IP:xxx.xx2.159.19) le 26 novembre 2009 a 00H13
chitchatgreg (Visiteur)

L’avis de Grossman est en fait assez juste à la base mais se perd ensuite et en aucun cas ne se focalise sur la source du problème. Oui je pense que tuer à répétition des milliers d’ennemis dans un jeu virtuel super réaliste aide à désensibiliser mais en aucun cas ne pousse au meurtre. Le gros problème de son argument est qu’il assume que ces jeux sont comme les entrainements militaires sans assumer cela dans son ensemble.

En effet, les militaires professionels ne se baladent pas dans la rue en dégommant tout ce qui bouge. Ils ont une mission, un objectif et aucune morte n’est gratuite, chacune à son contexte. En suivant sa comparaison on devrait donc dire que ces jeux vidéos en fait professionalise les jeunes qui y jouent et donc limite les risques de dérives ! Bien sure il y a des FPS moins réalistes, non militaires et assez goresque mais ils sont en général interdit au moins de 18 ans.

Donc pour moi, ce mec se contredit lui même. Le fait que l’auteur ne connaisse rien de rien au sujet n’aide pas. "[..]Doom, un jeu où l’on traque des personnes avant de les abattre", faut vraiement être abruti pour écrire cela...

Le VRAI problème de tous ces jeunes qui commettent les tueries n’est pas un jeu vidéo, la télé ou je ne sais quoi. C’est un problème de fond dans notre civilisation d’aujourd’hui ou il n’y a pas de place pour certaines personnes et ca part en vrille.

0 vote
par TZ (IP:xxx.xx2.151.99) le 25 mars 2013 a 10H09
TZ (Visiteur)

Regardez le nombre de crime ou d’agressions commises par des vétérans. Regardez les exactions commises par les BlackWater en Irak ou l’armée en Afghanistan (vous savez, les fameux "dégâts collatéraux").

Être désensibilisé à la souffrance de l’autre est LE premier pas qui peut vous pousser au meurtre. Il y a évidemment des personnes plus fortes psychologiquement qui ne feront jamais le pas définitif, mais une personne déjà fragilisée verra une nouvelle barrière entre sa vie "normale" et le meurtre plus facilement brisée.

4 votes
par kleuck (IP:xxx.xx1.72.124) le 26 novembre 2009 a 11H09
kleuck (Visiteur)

Çà fait des dizaines d’années que les blockbusters au cinéma, rediffusés sur la télé sans précaution particulière sont des "policiers" ou on se flingue à tire-larigot. Et ?

4 votes
par fezeolz (IP:xxx.xx3.10.178) le 26 novembre 2009 a 11H19
fezeolz (Visiteur)

Le jeu video fait une proie facile.

Mais personne ne fait d’étude sur les telefilms violents, les reportages, les feuilletons (les experts, bones etc...) qui parlent de meurtres à longueur de journée...

2 votes
par Jacques Brodeur (IP:xxx.xx1.66.244) le 5 décembre 2009 a 20H15
Jacques Brodeur, 3 articles (Site internet)

Plusieurs études ont porté sur les films, les émissions et autres divertissements électroniques violents, y compris les jeux vidéo. Le dossier affiché sur le site de l’American Academy of Pediatrics par le comité scientifique de l’AAP en novembre 2009 vous renseignera.

http://pediatrics.aappublications.o...

11 votes
par spacejo (IP:xxx.xx1.72.5) le 26 novembre 2009 a 11H58
spacejo (Visiteur)

Je pensais vraiment que des articles d’un tel manque d’objectivités appartenaient à une autre époque, mais non : on peut toujours écrire des âneries comme celles-ci sur le jeu vidéo... J’ai joué comme un fou sur des FPS pendant des années (FPS ne signifiant nullement "qui va faire feu le premier" mais "jeu de tire à la première personne", en vue subjective quoi) et à trente ans je persiste.

MAIS :

1) je n’ai jamais eu envie de tuer qui que ce soit. 2) J’ai la violence en horreur dans le monde réel. 3) Je lis, je fais de la cuisine, je joues du piano et à mes moments perdus je donne des cours de philo.

Et d’une. Et de deux : c’est bien gentil de parler du massacre de columbine, mais il ne faudrait pas oublier que partout dans le monde les jeunes jouent à ces jeux vidéos, mais qu’il n’y a qu’aux états-unis que les gens s’entre-massacrent ainsi... La raison en est certainement complexe, mais la vente d’armes à feu et la psychologie américaine basée sur l’auto-défense sont certainement à incriminer en premier, largement avant les jeux vidéos.

Et de trois : que l’on m’explique quelle différence de FOND il existe entre les petits soldats de plomb et les jeux de guerre... il n’existe que des différences de forme, mais le principe reste le même : le combat et la destruction de l’autre. Mais l’homme n’est pas un ange, et que ces pulsions-là s’expriment par le jeu permet justement d’empêcher qu’elles ne s’expriment dans la réalité : imaginez donc une société sans défouloir, sans soupape de sécurité ?

Un seul point d’ancrage : Je suis d’accord, les jeux sanglants et morbides ne devraient pas être mis à porté des jeunes enfants, car ils peuvent certainement les traumatiser, mais bon dieu, qu’on laisse les ados s’éclater dans leurs mondes plus ou moins gais et avec des moyens plus ou moins intelligents ! Si on ne peut pas exploser quelques monstres au bazooka après 8 heures d’école, les devoirs et les engueulades avec les parents qui ne comprennent rien à rien, on fait quoi ?

Je ne vois dans cet article qu’une chose, celle que je lis depuis 20 ans dans la presse : la facilité. Le jugement lapidaire et facile d’une génération qui ne comprend strictement rien à la jeunesse d’aujourd’hui, et qui brandit le doigt de l’anathème sur ses pratiques ludiques et socio-culturelles (je ne serais pas étonné que l’auteur de cet article ait passé les quarante ans... et si ce n’est pas le cas, je le plains !!!). C’est ridicule et surtout cela empêche de traiter les causes RÉELLES des meurtres dont on parle ici.

5 votes
par copan (IP:xxx.xx6.208.15) le 26 novembre 2009 a 12H04
copan (Visiteur)

Attention à ne pas se tromper de cible ! Faites plutôt un article sur la NRA (National Rifle Association), autrement responsable dans la plupart des massacres que vous citez que les jeux vidéos.

2 votes
par Jacques Brodeur (IP:xxx.xx1.66.244) le 7 décembre 2009 a 05H11
Jacques Brodeur, 3 articles (Site internet)

Pourquoi n’écririez-vous pas un article sur la National Rifle Association (NRA) ? Je le lirais et apprécierais votre jugement critique avec joie. Selon moi, la NRA et l’industrie des jeux vidéo de meurtre jouent dans la même équipe.

6 votes
par SlyTheSly (IP:xxx.xx7.105.193) le 26 novembre 2009 a 12H19
SlyTheSly (Visiteur)

Et allez c’est reparti, encore une torpille envoyé en direction des jeux vidéos. Enfin remarquez, on a eu les films, la télévision, certaines musiques, les mangas, les animes, les jeux de rôles, le paint ball, et bien maintenant on a les jeux videos en guise de bouc émissaire, de temps en temps. Honnêtement, on sous-estime très gravement la capacité des gens, enfants très jeunes y compris, a faire la part des choses entre réel et imaginaire. Au Japon par exemple il n’y a pas de problèmes, on n’accuse pas les mangas ou les jeux vidéos, les enfants peuvent jouer à des choses plus ou moins violentes sans que les parents ne paniquent. Quand je parle de ce genre d’articles à des japonais, ils ne comprennent tout simplement pas : "mais, c’est pas grave, ce n’est qu’un jeu !" (ou qu’un manga, ou qu’un dessin animé) Et nous on passe pour des imbéciles.

Dire que les FPS entraine au meutre...ouais, autant dire qu’on peut devenir champion olympique de teenis de table en jouant à pong. J’imagine bien un geek tout maigre comme moi tirer un coup de fusil d’assaut et s’envoler à 2m en arrière sous le coup du recul. Merci l’entrainement intuile, quoi ! :D

4 votes
par LPA134 (IP:xxx.xx6.129.197) le 26 novembre 2009 a 12H45
LPA134 (Visiteur)

Je joue à des FPS depuis l’âge de 8 ans et je suis complètement psychopathe ! C’est pourquoi je viens me confier après avoir lu cet article. Dès que je sors dans la rue, j’ai envie de faire comme dans Doom : prendre un gros gun et shooter à vue. Ouais bon sang ça me démange vous n’imaginez pas, je vois déjà les têtes exploser dans la rue et les tripes s’éparpiller, ah non mais il faut que j’arrête c’est trop bon ! ! ! ! Ah, les hommes en blanc arrivent ... Je vous laisse !

4 votes
par Jacques Brodeur (IP:xxx.xx1.66.244) le 7 décembre 2009 a 06H05
Jacques Brodeur, 3 articles (Site internet)

Plusieurs gros consommateurs de simulateurs de meurtre, communément appelés jeux vidéo de type FPS, s’étonnent d’avoir joué et de n’avoir jamais tué. Mon grand-père a commencé à fumer à 12 ans et il est mort à 93 ans en tombant du toit. Ça prouve quoi ? Quand on dit que fumer cause le cancer du poumon, on sait bien que la cigarette ne tue pas tous les fumeurs. Mais elle ne tue assez pour qu’on renseigne les fumeurs, pour qu’on interdise la tabac dans les lieux publics, pour qu’on interdise la vente aux mineurs. Protéger les jeunes, ça n’existe pas chez vous ? C’est devenu honteux ? Renseigner les parents, c’est dépassé ? Dépassé par quoi ? Par le laisser-faire ou la négligence ? Vous trouvez ça moderne ?

11 votes
par Ulqiorra (IP:xxx.xx0.98.243) le 26 novembre 2009 a 13H37
Ulqiorra (Visiteur)

Ben voyons... Encore une étude TRES sérieuse sur les jeux vidéo...

Bon, disons le directement : pour parler d’un sujet, mieux vaut le connaître. Voire le maîtriser.

Certains domaines sont très souvent "tués" par des scientifiques trop pressés de faire du spectaculaire, et qui méprisent de toutes façons tellement leur sujet que cela en devient ridicule.

Tout ça pour dire qu’à partir de la neuvième ligne, cet article perd TOUTE crédibilité. Un FPS est un "First Person Shooter" ("Tireur/jeu de tir à la première personne" et non "Qui va faire feu le premier", qui pourrait se traduire par "First Person SHOOTING". Connaitre l’anglais est vraiment un plus, quand on parle de jeux vidéos...), et si l’on devait dire "c’est un jeu de quoi ?", c’est un jeu de TIR, et non de MEURTRE. Rien que là, on voit un parti pris indigne d’un scientifique et d’un journaliste dans la connotation attachée au FPS.

FPS... Un jeu de meurtre. Disons ok. "Portal", c’est quoi ? Ah oui, c’est un FPS où la seule fonction de l’arme est de créer des portails dans des niveaux vides de toute présence hostile. Et c’est un FPS. "Serious Sam", c’est quoi ? Ah oui, c’est un jeu de massacre de Trolls, de kamikazes avec des bombes à la place de la tête, de robots de 15 mètres de haut... Rien de très réaliste en soit... Donc, un FPS, c’est une question de PERSPECTIVE. C’est opposé au TTS (Third Person Shooter, donc, pas "3e type à tirer", parce que si t’es 3e à avoir le reflexe de tirer, t’es souvent déjà mort) car le FPS se joue "dans les yeux du joueur" (donc "JE", première personne du singulier) alors que le TTS se joue avec le personnage à l’écran, soit "IL", troisième personne. Voilà la vérité rétablie dans le vocabulaire.

Un jeu "de meurtre", c’est "Assassin’s Creed", par exemple. Et "Assassin’s Creed", il est PEGI 18+. Donc n’a rien à faire dans les mains d’un adolescent. En tout cas autant à y faire qu’un film pornographique ou que "Orange Mécanique". Mais ça effectivement, ça rentre dans la tendance générale de déresponsabiliser les parents de l’éducation de leurs enfants. Interdit au moins de 18 ans, ca veut bien dire quelque chose dans le cinéma, je vois mal des parents envoyer les yeux fermés leur gamin dans un ciné porno... Alors que les mêmes lui offriront le dernier carnage vidéoludique sans ciller.

Et on nous ressort la tuerie de Columbine... C’était il y a plus de 10 ans, et les détracteurs du jeu vidéo continuent d’en faire leurs choux gras... Je ne vais pas revenir sur les circonstances : l’accès aux armes, le système scolaire cautionnant l’exclusion des faibles et des originaux, et la cruauté naturelle des gosses en général sont LARGEMENT suffisants pour expliquer Columbine. Sinon, après effectivement on peut taper sur Marilyn Manson, sur Doom ou comme le disait très malicieusement M. Moore, sur le Bowling... En plus, citer Doom... Depuis le temps, avec l’explosion des jeux vidéos, et le réalisme hallucinant, par exemple du dernier Call Of Duty Modern Warfare, comment expliquer que cela n’aie pas généré BIEN PLUS de tueries que Doom, et encore, qu’on me PROUVE que c’est le jeu le détonateur !? Parce que si l’on suit ce raisonnement, Modern Warfare 2 ; c’est 6 millions de psychopathes en liberté.

Après, sur l’article en lui même... Que de partialité !

"Certains jeux, où l’on demande aux joueurs de commettre des crimes, y compris des meurtres et des viols" Tiens, intéressant, le viol est un tabou dans l’industrie du jeu vidéo... Citez moi UN jeu où LE JOUEUR peut commettre un viol. Bon courage.

"Mettre ces jeux vidéo entre les mains des jeunes, ajoute-t-il, revient à les soumettre à un entraînement militaire de haut niveau" Bien sûr. Sauf que pour avoir eu une arme entre les mains, je confirme : cela n’a rien a voir, la fatigue des bras à cause du recul, la sueur dans les yeux lors de la visée, rien que le fait de courir avec un paquetage... Je mettrai bien 40kg sur le dos d’un geek pour lui faire aller tuer des gens, tiens... On verra s’il passe la porte d’entrée...

"Peu de gens savent que ces jeux vidéo FPS développent un réflexe conditionné de même nature que les simulateurs de meurtre utilisés dans l’armée" Et apparemment, peu de détracteurs se rendent compte qu’entre cliquer sur une souris et appuyer sur une détente, il y a un monde qu’on appelle virtuel...

"Leur jeu de prédilection était Doom, un jeu où l’on traque des personnes avant de les abattre." Encore une fois. Base du journalisme : savoir de quoi l’on parle. Donc, Doom. On tue des démons. Ou des zombies. Pas de traque nécessaire, puisque c’est ce que l’on appelle un jeu "bourrin". Il suffit d’avancer et de tirer, la difficulté résidant dans des puzzles et énigmes afin de trouver des clés. Doom s’apparente bien plus à un labyrinthe qu’à un jeu de massacre.

"les tueurs « prenaient un plaisir évident à abattre leurs camarades." Parce qui si William Wallace avait pu s’échapper de son échafaud et mettre son bourreau à bas avec la propre hache qui aurait servi à sa décapitation, il se serait mis à pleurer ? Encore une fois dans ce genre d’études, on présente comme victimes les instigateurs du phénomène que les japonais nomment "Ijime" (à rechercher, et bon à savoir quand on parle de ce sujet).

"Les témoins ont eu l’impression que pour le tueur, c’était un jeu." Depuis quand une "impression" a valeur de preuve ?

"que la constitution ne garantit aucunement à des enfants de 5 ans le droit de s’amuser à faire exploser des cervelles." Virtuelles, les cervelles ! Dans un jeu interdit aux moins de 18 ans ! La VRAIE question est : Que fait ce jeu dans les mains de ce gosse ? Qui le lui a offert ?

"Ils accordent l’absolution à l’industrie et blâment les parents." Alors, dans le cas où l’on est pas capable de parler correctement du sujet, on évite de se prononcer sur l’opinion du camp d’en face qui, lui, est spécialiste. En aucun cas l’absolution n’est accordée à l’industrie : le PEGI existe pour cela. Et oui, nous blâmons les parents, car jusqu’à nouvel ordre, les parents sont responsables des enfants. Et je vois mal un gamin de 5 ans claquer 70 euros de sa poche dans un jeu. Donc si les parents achètent, je crois que c’est la définition même de la responsabilité.

"D’où l’importance pour la société et pour l’État de prévenir les jeunes consommateurs, d’aiguiser leur sens critique et de renseigner les parents sur les pratiques d’une industrie sans éthique." Je ne vois pas comment vous pouvez qualifier de dénuée d’éthique une industrie que vous ne connaissez visiblement pas. Dans beaucoup de jeux de tir par exemple, il est impossible de tuer des enfants. Cela s’appelle une limitation éthique. Mais, vous ne connaissez pas votre sujet, donc vous vous trompez, c’est évident.

Pour finir : "Pour éduquer un enfant, il faut tout un village" Désolé, mais dans le système occidental, pour élever un enfant, il lui faut des parents. C’est tout. La seule chose à blâmer, c’est le laxisme d’une société qui ne sait plus s’occuper de ses gosses, et qui laisse à l’Etat la responsabilité d’en faire des adultes responsables.

Bref. Vous savez très probablement de quoi vous parlez en psychologie, ou en prévention de la violence mais vous êtes crassement ignare en matière de jeux vidéos, comme beaucoup de vos confrères ayant la même prise de position.

Parlez donc de ce que vous connaissez, je suis sûr qu’il y a déjà de quoi écrire de longs, longs articles.

Très cordialement,

Ulquiorra.

5 votes
par Ulqiorra (IP:xxx.xx0.98.243) le 26 novembre 2009 a 13H40
Ulqiorra (Visiteur)

Pour ceux qui souhaiteraient voir un peu l’autre coté du miroir : http: //ionesco.sciences-po.fr/com2009/jeuxvideo/wordpress/ ?page_id=768

7 votes
par CortoMaltese (IP:xxx.xx7.34.130) le 26 novembre 2009 a 15H14
CortoMaltese (Visiteur)

j ai l impression de lire une connerie style " famille de france " de plus ! il est evident que la violence bien reelle , elle , de nos sociétés peut rendre dingue n importe quel individu normal ! Rejetter ca sur les jeux videos est un déni de réalité !! Mais apparament cet article est issu des anglos saxons je comprend mieux !!! Ne croyez vous pas que jouer a un fps reel et aller massacrer les afghans et les iraquiens pour leur voler leurs ressources est bien plus traumatisant pour un gosse que faire mumuse avec sa console ??? :-((

2 votes
par Jacques Brodeur (IP:xxx.xx1.66.244) le 7 décembre 2009 a 05H18
Jacques Brodeur, 3 articles (Site internet)

Un auteur qui commence son texte en appelant l’avis des autres de connerie, pitrerie, ânerie, fait tristement la preuve qu’il préfère insulter les autres plutôt que d’analyser le fond d’une question. Peut-être est-ce le résultat d’une culture qui préfère lapider avant de discuter. L’auteur semble avoir des frustrations destinées à Famille de France dont je ne suis ni membre ni supporteur puisque je ne connais pas ce mouvement.

2 votes
par Yalishy (IP:xxx.xx7.218.93) le 27 novembre 2009 a 16H01
Yalishy (Visiteur)

Une réponse de l’auteur aux commentaires serait la bienvenue ! Ces derniers sont très intéressants et justement argumentés.

3 votes
par Ulquiorra (IP:xxx.xx3.16.61) le 29 novembre 2009 a 16H14
Ulquiorra (Visiteur)

Encore une fois, Monsieur Brodeur, votre persistance à ne pas répondre aux questions des gens que vous accusez vous dessert.

Vous n’avez même pas l’amabilité de répondre à vos propres publications. Vous diffusez votre haine non argumentée et disparaissez. Quel magnifique défenseur de l’entente et de la paix vous faites !

Vous n’avez toujours pas répondu à mes questions simples et concises concernant vos prises de position.

Votre attitude est particulièrement méprisante, tout comme vos paroles.

Je posterai néanmoins ceci, par respect pour ma communauté que vous salissez de votre haine et de votre ignorance. Cela concerne les études sur les jeux vidéo à l’échelle mondiale :

"- Ces 10 dernières années, on compte plus d’études sur le jeu vidéo que sur les autres médias.

Seulement 41% de ces études utilisent des méthodes viables et standardisées de mesure de la violence.

Ces méthodes de mesure peu fiables de la violence tendent à faire apparaître des effets maximisés en permettant aux chercheurs de choisir les faits qui valident leurs théories.

Plus les méthodes de mesure se rapprochent des faits, moins l’impact du jeu vidéo semble évident.

Le choix d’études de type expérimental (courtes et en labo et non en conditions réelles) tend également à tronquer les résultats et à s’éloigner une fois de plus de mesures satisfaisantes des comportements violents.

Il n’y a toujours aucune preuve que les jeux vidéo ont un impact supérieur aux autres médias sur les tendances violentes." Christopher Ferguson et John Kilburn

Bien à vous, Ulquiorra.

(P.S. : J’ai effectivement mis ce commentaire en double par rapport à l’article que vous citiez, pour être sur que vous le lisiez...)

4 votes
par Jacques Brodeur (IP:xxx.xx1.66.244) le 7 décembre 2009 a 05H48
Jacques Brodeur, 3 articles (Site internet)

Je m’excuse de ne pas avoir pu répondre sur-le-champ aux messages affichés sur ce site suite à l’article que j’y ai affiché il y a quelque temps. Je suis sincèrement désolé du délai. J’aurais voulu répondre plus tôt.

Pourquoi le nombre d’évènements du type Columbine n’augmente-t-il pas à la même vitesse que le nombre de joueurs et les ventes de jeux de meurtre ? Pourquoi fait-il plus froid en janvier qu’en décembre alors que les jours ont commencé à allonger ? Les effets (sains et malsains) de la consommation médiatique ont été constatés à court, moyen et long terme. Les effets à moyen et long terme seraient peut-être attribuables à un processus que les chercheurs appellent « incubation ». Ce processus peut s’étaler sur 15 ans. Au moment de l’éclosion à long terme, l’agressivité des joueurs peut prendre la forme d’abus verbaux, d’incivilités ou d’agressions criminelles. Un chercheur japonais a mesuré le trafic électrique dans les lobes frontaux de cerveaux humains lorsque des personnes jouent à des jeux de meurtre et l’a comparé au trafic dans des mêmes lobes lorsque les mêmes personnes répondent à des problèmes de mathématique ou font de la lecture. http://sisyphe.org/sisypheinfo/arti...

Aucune stimulation électrique dans les lobes frontaux avec les jeux de meurtre, contrairement aux deux autres activités. Cette absence de stimulation avant l’âge de 20 ans pourrait entraîner le sous-développement de ces lobes, ou même leur atrophie. L’atrophie des lobes frontaux, responsables du jugement moral, du contrôle des impulsions et siège de l’empathie/compassion pourrait conduire le joueur à poser des gestes ou à prononcer des paroles dont ils réalisent les conséquences après coup. L’impact pourrait même induire une absence totale de remords. D’où l’importance du principe de précaution dans la surconsommation des jeux vidéo de meurtre communément appelés FPS (First Person Shooter).

C’est le chercheur lui-même qui dit craindre que l’atrophie des lobes frontaux ne comporte un coût social caché important. Pas moi ! Inutile de m’insulter....

Les défenseurs des jeux vidéo de meurtre accusent d’ignorance ceux qui attirent l’attention du public sur les impacts négatifs possibles de leur loisir préféré. C’est leur choix, leur parti-pris, leur vocabulaire, leur verdict. Je rappelle que mes sources sont doubles. D’abord les enfants qui me racontent les actes virtuels commis sur leur console de jeux et le dossier de l’Association des pédiatres des États-Unis qui, selon moi, prend d’importantes précautions scientifiques avant de prendre position. Et comme le dossier de l’AAP vient d’être tout récemment d’être mis à jour, en novembre 2009, on ne peut pas le qualifier de périmé.

Certains défenseurs de l’industrie des jeux de meurtre accusent les esprits critiques, comme les chercheurs consultés par l’AAP, de mener une « croisade aveugle ». Mais comment faire un tel reproche à des organismes professionnel et des chercheurs scientifiques qui veulent simplement protéger les consommateurs, surtout ceux de moins de 18 ans ?

Pourquoi une industrie multimilliardaire pourrait-elle se soustraire à la curiosité de ceux qui analysent ses produits ? Pourquoi devrait-on laisser des jeunes s’amuser à tuer sans s’inquiéter ? On parle ici de simulateurs de meurtres, de jeux vidéo qui contribuent à désensibiliser les joueurs. Tous les joueurs sont-ils désensibilisés également, vont-ils tous commettre des meurtres ou des viols ? NON. Faut-il refuser de lire les mises en garde des pédiatres et des psychologues ? NON. En rejetant de telles mises en garde, on se conduit en aveugle. Il existe des sectes qui mènent des croisades aveugles, j’en connais. L’AAP ne fait pas partie du groupe ; tous ceux qui liront sa position sur les émissions, films et jeux vidéo s’en rendent vite compte.

Il existe donc des antidotes et des mécanismes de protection inconscients auxquels les joueurs font appel, parfois sans s’en rendre compte. L’aller-retour fiction-réalité se fait plus difficilement lorsque la fréquence de consommation du jeu de meurtre augmente. La préférence pour la réalité augmente lorsque la vie sociale (y compris l’encadrement familial et scolaire) fournit au jeune consommateur des liens affectifs solides et des repères crédibles.

L’industrie croit atténuer les critiques contre les jeux vidéo de meurtre en signalant l’existence de jeux vidéo éducatifs ou à dominance esthétique. Bravo pour ces jeux, mais cela ne change rien à la nocivité des jeux de meurtre et à leur impact sur la liaison neuronale entre les scénarios de violence emmagasinés dans la mémoire et le sentiment de plaisir, de satisfaction, de fierté ressenti en commettant ces actes. Un circuit neuronal/synaptique qui finit par ressembler à une autoroute pavée (un conditionnement) après qu’on y a circulé cent, mille, dix mille fois.

Les défenseurs de l’industrie aiment bien lapider les parents au passage. Tous des idiots ces parents ? Ce n’est pas mon avis. Je préconise simplement qu’on les renseigne sur les dommages potentiels au cerveau de leur chérubin, même lorsque celui-ci invoque les arguments suprêmes : « tous mes copains jouent à tuer et leurs parents n’y voient aucun mal. Maman, je ne deviendrai pas criminel, je te le jure. » Renseigner les parents sur les impacts des jeux vidéo de meurtre ne devrait offusquer personne.

Parents, ne vous laissez pas distraire par des arguments fallacieux. L’avis des pédiatres et des psychologues professionnels vous rendra la plus grand service dans votre mission.

0 vote
par maria (IP:xxx.xx2.57.3) le 18 janvier 2010 a 16H13
maria (Visiteur)

Il y a un conditionnement général au meurtre ; CONDITIONNEMENT, c tout mais c pas mal ; et certains paaseront à l’acte à cause de ces images, même chose pour la télé ; conditionnement, incitation, tout cela reste subtil ; pourquoi ne pourrait-on pas actionner ces fabricants comme "incitation à ", çà existe dans le code pénal ! ah, mais non : on fait mumuse et le reste on ne veut rien en savoir ! basta ! on est certes TRES loin du village africain ; ici on peut rester mort et pourrir 15 jours chez soi, tandis qu’au 10 ème étage, ya un zozo qui fait mumuse sur cha playstation ! Elle est pas belle notre civilisation de gavés ? :->

1 vote
par Kevin (IP:xxx.xx2.117.75) le 20 février 2010 a 17H01
Kevin (Visiteur)

Tout a été dit plus haut. Un manque d’objectivité total. Je joue à des jeux vidéo, je joue à des jeux parfois très violents, pourtant je suis quelqu’un d’extrêmement calme et de pausé. Je ne me suis jamais battu de ma vie et j’ai 20 ans. Je peux tuer dans les jeux vidéo des tas de gens que ça ne me ferait rien, par contre, je vois un chien écrasé par une voiture ou tout autre être vivant, je ne peux m’empêcher d’être choqué et d’avoir les larmes aux yeux et pourtant, je joue à des jeux qui, parfois, sont d’une extrême violence. Ceux qui me connaissent diront que je suis quelqu’un d’une extrême gentillesse, toujours prêt à aider mon prochain (par exemple quand je vois un pauvre je lui donne de l’argent ou de la nourriture), et encore une fois, je joue énormément à des jeux vidéo. Regardez Condemned, c’est un jeu qui, franchement, fait vraiment peur, pourtant, je suis toujours aussi gentil. Je regarde des films extrêmement violents et des tas de choses ainsi et je n’ai jamais rien fait de mal dans ma vie, enfin, jamais rien fait de VRAIMENT mal car personne n’est parfait.

Pourquoi ne suis-je pas violent ? Parce que j’ai des parents qui m’ont encadrés depuis toujours, j’ai toujours eu de l’amour de la part de ma famille, toujours été protégé, mes parents m’ont toujours dis de ne pas faire ci, de ne pas faire ça. Ceux qui jugent la violence virtuelle sont ceux qui n’osent pas s’accuser eux-même d’être, par exemple, de mauvais parents. Attention, je ne juge en aucun cas les gens qui parlent ici, je ne juge personne, ce que je juge, c’est ce manque déplorable d’objectivité. C’est facile de dire que la cause c’est ça, c’est plus difficile que la véritable cause, c’est les parents !

On peut voir que chez les jeunes qui sont violents, se sont ceux qui vivent dans de mauvaises conditions, c’est tout. Il y a des études qui ont prouvés que les jeux vidéo ont des effets bénéfiques sur le cerveau et sur les comportements justement. Ca permet de canaliser les soucis sur autre chose que de véritables personnes innocentes.

Maintenant il y a aussi la PEGI (cfr http://www.pegi.info/fr/). S’il est marqué interdit au moins de 18 ans c’est que c’est interdit au moins de 18 ans, et là, c’est encore aux parents à protéger les enfants de ça, pas aux développeurs de jeux vidéo !

Alors on parle de viols dans les jeux vidéo, bon alors, pouvez-vous citer un seul jeu proposant de violer quelqu’un ? Parce que moi je n’en ai pas un seul en tête, jamais vu que l’on pouvait faire ça dans un jeu...

Je connais quelqu’un dont les parents sont très très religieux et ils lui ont interdit de jouer à pokemon quand il avait 12 ou 13 ans car il y avait des monstres et il ne pouvait pas regarder Harry Potter car c’était satanique ! Bon les gars, faut arrêter quoi, ce gars maintenant est un tantinet violent, pourtant, il n’a pas le droit de regarder de films violents et de jeux violents (et il a 20 ans maintenant, et c’est toujours pareil).

Comment expliquez-vous que cette personne soit un peu violente et que moi pas le moins du monde ? Moi j’vais vous l’expliquer, à force de trop interdire, il n’a plus rien pour se détendre, il ne peut pas se défouler, parce que des moqueries il en a subit, mais il n’a jamais pu décompresser. Moi je décompresse à chaque fois, donc, je ne vois pas l’intérêt d’être violent en réalité, voilà la différence. Trop d’oppression tue l’oppression.

Alors maintenant faut arrêter de dire que ci ou ça est la cause de toute cette m*rde que l’on voit maintenant dans les rues, la véritable cause, c’est les parents qui ne savent pas éduquer leurs enfants. Faut un juste milieu : Trop d’interdits ça sert à rien, ça fout la personne en l’air (cfr cette personne que j’ai citée plus haut) et pas assez d’interdits ça rend pourri gâté et donc, tout est permis.

Il faut juste apprendre à taper au milieu, ne pas trop dire non, ne pas trop dire oui. Les adultes assez matures pourront sans problème comprendre ceci et arrêter de se voiler la face. Y en a marre qu’on crache sur des boucs émissaires, qu’on culpabilise les véritables fautifs plutôt !

Essayez de voir ça autrement, il y a trop de subjectivité ici. Comprenez que juger quelque chose aussi fermement est une grave erreur. Tant de variables peuvent jouer en conséquence de telle ou telle situation, faut arrêter de dire que les jeux vidéo provoquent de graves conséquences chez les jeunes car c’est faux.

Je viens de trouver ceci, qui est très intéressant : Le niveau de violence de certains jeux vidéo est l’objet de critiques récurrentes. La question de savoir si cette violence peut déboucher sur une augmentation des actes de violence dans la vie quotidienne est régulièrement posée[10]. La plupart des études n’ont trouvé aucun lien entre violence virtuelle et violence réelle[11][12]. Certaines essayent néanmoins de démontrer que jouer à un jeu violent rend agressif[13]. Cependant toutes ces études restent sujettes à controverse du fait des enjeux moraux, religieux et politiques. Pour Laurent Trémel, des études notamment celle de le Pew Internet sont artificielles. En effet, les résultats, en particulier les moyennes obtenues, amalgament par exemple "la pratique très occasionnelle d’une lycéenne issue d’un milieu aisé qui fera un puzzle sur son portable entre deux messages adressés à ses copines à celle d’un adolescent de milieu populaire en voie de déscolarisation qui passe dix heures par jour à jouer à un jeu de course automobile seul sur sa console, on fait l’inverse de ce qu’il faudrait faire dans une perspective sociologique".[14 (cfr http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeu_vi...)

Ceci est déjà plus objectif.

Bien à vous, Kevin

0 vote
par Jacques Brodeur (IP:xxx.xx1.66.244) le 21 février 2010 a 03H52
Jacques Brodeur (Visiteur)

Kevin considère que la position de l’Académie des pédiatres des États-Unis manque d’objectivité. Kevin joue à des jeux vidéo très violents, et pourtant, il reste extrêmement calme et pausé. À 20 ans, il ne s’est jamais battu. Il dit pouvoir tuer dans les jeux vidéo des tas de gens et ça ne lui fait rien ; par contre, s’il voit un chien écrasé par une voiture, il est choqué et dit avoir les larmes aux yeux. Ceux qui le connaissent le trouvent d’une extrême gentillesse, toujours prêt à aider son prochain (il donne même de l’argent ou de la nourriture aux pauvres). Il joue à « Condemned », un jeu qui, selon lui, fait vraiment peur, et pourtant, il est toujours aussi gentil. Il regarde des films extrêmement violents et n’a jamais rien fait de vraiment mal dans sa vie. Pourquoi n’est-il pas violent ? Il prétend que c’est parce qu’il a des parents qui l’ont encadré, il a toujours eu de l’amour de la part de ma famille ; il a toujours été protégé, ses parents lui ont dit quoi ne pas faire. Selon lui, ceux qui condamnent la violence virtuelle n’osent pas s’accuser eux-même d’être de mauvais parents. Attention, il ne juge personne, il déplore le manque d’objectivité de ceux qui ont découvert des impacts négatifs aux jeux vidéo de massacre. Il pense que c’est facile de condamner les jeux vidéo violents, mais qu’il est plus difficile de reconnaître que la véritable cause de la violence des jeunes, c’est les parents ! Selon lui, les jeunes violents vivent dans de mauvaises conditions, c’est tout. Il ne veut pas voir plus loin. Il ne sait pas (ou ne veut pas vérifier) pour qui ont été réalisées les études sur les jeux vidéo qui ont trouvé des effets bénéfiques. Pour Kevin, et plusieurs accrocs de jeux vidéo, les seules études objectives sont celles qui déculpabilisent l’industrie des jeux vidéo.

Si des jeunes s’adonnent à des jeux violents interdits au moins de 18 ans, c’est aux parents à protéger les enfants, pas aux développeurs de jeux vidéo ! Pourquoi les parents devraient-ils interdire ces jeux si, comme le soutient Kevin, ils n’ont pas d’effets pervers ? Selon Kevin, quand une industrie utilise la violence et la cruauté pour divertir de jeunes cerveaux, elle ne porte aucune responsabilité. Kevin ne connaît aucun jeu proposant de violer quelqu’un. Il y en a et ne comptez pas sur moi pour vous aider à les trouver. Je doute cependant que Kevin lève le petit doigt pour condamner de tels jeux ...s’ils permettent de se défouler. Kevin connait quelqu’un dont les parents sont très très religieux et qui lui ont interdit de jouer à pokemon quand il avait 12 ou 13 ans car il y avait des monstres ; ses parents ont poussé la méchanceté jusqu’à lui interdire de regarder Harry Potter car c’était satanique ! Kevin pense que si ce gars est devenu violent, c’est à cause de ces interdictions. Alors que ce gars est un peu violent, Kevin, lui, ne l’est pas du tout. Selon lui, à trop interdire, il n’y a plus rien pour se détendre, (sic) il ne peut pas se défouler (sic). Kevin, lui, décompresse à chaque fois, donc, il ne voit pas l’intérêt d’être violent. Kevin ignore que des études ont permis de démontrer (DÉMONTRER) que les jeux vidéo ne défoulent pas, au contraire, ils rendent plus agressifs. Selon lui, il faut arrêter de dire que les comportements violents et la désensibilisation des jeunes sont occasionnés par les jeux vidéo de meurtre. La violence que l’on voit dans les rues, il l’attribue aux « parents qui ne savent pas éduquer leurs enfants ». Trop d’interdits, ça sert à rien, ça frustre, et pas assez d’interdits ça rend pourri et tout devient permis. Il en a marre qu’on crache sur des pauvres boucs émissaires (comme les producteurs de jeux vidéo), il souhaite qu’on culpabilise les véritables fautifs, les mauvais parents. Selon lui, on est subjectif quand on mène (ou qu’on cite) des études (il y en a beaucoup) qui concluent aux effets nocifs des jeux vidéo violents. Il voit les scientifiques qui mènent ces études comme des inquisiteurs qui condamnent des innocents. Kevin est sincèrement convaincu que les jeux vidéo ne provoquent pas de graves conséquences chez les jeunes. Au lieu de regarder les études scientifiques en face, avec intérêt et curiosité, il préfère accorder sa confiance à des articles-bidons qui se portent à la défense de cette industrie injustement accusée par les méchants scientifiques. Kevin réagit à ces études comme les fumeurs réagissaient aux études sur le tabagisme il y a 40 ans. Fumer, ça nous défoule, on ne meurt pas tous du cancer, ça nous aide à se détendre. Kevin réagit comme des défenseurs de l’industrie pétrolière lorsqu’on parle de gaz à effet de serre. Il réagit comme ces alcooliques à qui ont tente de faire voir la peine causée à leur famille. Kevin peut-il relire la déclaration du Dr Michael Rich devant le comité sénatorial sur le commerce des États-Unis ? « Plus de 3500 études ont conclu à un effet négatif des spectacles violets sur les jeunes, 18 seulement n’ont pas identifié ce lien entre l’exposition et le comportement. » Kevin pourrait-il relire attentivement la déclaration des associations de médecins, psychologues, psychiatres, parents et enseignants du Québec en 2003 : « La violence télévisée exerce une influence indéniable sur tous les enfants. Elle ne transforme pas tous les enfants en criminels et elle n’est pas seule à influencer les enfants. Mais les études effectuées conduisent toutes à une conclusion unanime. Les risques qu’elle fait courir à un nombre grandissant d’enfants auront des répercussions sur la qualité de vie et le sentiment de sécurité de l’ensemble de la société ». Si Kevin et les consommateurs de violence qui veulent se porter à la défense des producteurs et diffuseurs de téléviolence, c’est leur choix. Il auront beau condamner les parents, et tenter de disculper les fournisseurs de divertissements violents, cela ne change rien à la réalité. Les conclusions des chercheurs ne sont pas soumises à un référendum de popularité, elle sont là pour ceux qui veulent voir, apprendre, fouiller. Pour cette question comme pour d’autres, il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir, hélas !

1 vote
par Gluon (IP:xxx.xx3.115.101) le 17 mars 2010 a 00H06
Gluon (Visiteur)

La plupart des gens ici perdent leur temps à écrire comme quoi ils sont mécontent qu’on croient que les jeux vidéos rendent violent, alors qu’il n’a jamais été question de celà dans l’article.

Il a été question de la facilité que donne le fait d’avoir joué aux Jeux-vidéo, aux déséquilibré qui, pour X raison (qui n’ont rien à voir avec les jeux vidéo) décideraient de décimer toute une école.

La facilité en question étant de ne plus hésiter une fois qu’on braque une arme sur quelqu’un de réel, et de recommencer sans hésitation sur la prochaine personne qui passe par là.

Oui, jouer aux jeux-vidéo permet d’accroître cette facilité. Aucun cas de massacre n’avait auparavant été perpétré par des non-militaires formés à tirer par réflexe. C’est là le fond de l’article et son seul message.

0 vote
par Bob (IP:xxx.xx0.5.67) le 26 juin 2012 a 15H36
Bob (Visiteur)

aucun cas de massacre ? ah bon ? ’"la nuit de la st Barthélémy" ça vous dit rien ? "la nuit de Cristal" non plus ? les pogroms contre les juifs en Russie au XIXème siècle ? yavait quoi comme jeu vidéo violent ces jours là ?

0 vote
par Cath37 (IP:xxx.xx0.70.45) le 17 novembre 2010 a 17H24
Cath37 (Visiteur)

Hélàs, j’ai eu dans ma classe un enfant gentil, poli ... qui s’est mis à jouer à ce genre de jeux et en quelques semaines son comportement s’est dégradé, ses résultats scolaires aussi... En classe, on le voyait mimer des scènes de tir quand un élève allait au tableau ou venait lire un texte devant la classe !!! Alors, même si c’est du virtuel , son cerveau était imprégné de violence et cela envahissait son imaginaire ! Qui sait si un jour , il n’aura pas l’occasion d’avoir une arme en main et de "jouer" en vrai dans la rue sur vous ou votre enfant et alors là, vous pleurerez... Remarquez, il pourra se contenter d’une claque à son épouse ou à ses enfants pour se défouler parce qu’il aura engrangé de la violence à outrance... Il suffit de regarder ou d’écouter les enfants dans les cours d’école, c’est effrayant... Les enseignants tirent la sonnette d’alarme mais nous ne sommes pas vraiment écoutés !

0 vote
par Jacques Brodeur (IP:xxx.xx0.172.243) le 28 octobre 2011 a 21H17
Jacques Brodeur, 3 articles (Site internet)

Cath37 a raison, les enseignants ne sont pas suffisamment écoutés. Je l’ai constaté au Québec et en France. Nous vivons à une époque où des entreprises à but lucratif ont toute liberté de faire désirer des produits toxiques aux enfants, toute liberté pour saper l’autorité des parents et des éducateurs,(chercher nag factor dans wikipedia), toute liberté pour glorifier le pseudo-droit des enfants à obtenir tout ce que la publicité leur fait désirer. Et quand un adulte ose se lever pour déplorer la situation et dénoncer les abus commis par des professionnels embusqués derrière des écrans, des fanatiques dépendants se portent fiévreusement à la défense de leur propre intoxication. L’intoxication à la violence a été tellement bien enracinée que ces intervenants fiévreux sont prêts à proclamer le DROIT D’ABUSER les enfants comme une liberté bafouée. Combien d’années leur faudra-t-il pour découvrir que les industries qui paient ces professionnels abusent les enfants et les ados en plus de mentir aux parents ? Auront-ils des enfants un jour ? Quand accepteront-ils de consulter les avis scientifiques plutôt que de faire feu sur leurs auteurs ? Plus que jamais, enseignants et parents, unissez-vous !

0 vote
par Walyxoou (IP:xxx.xx6.61.82) le 8 septembre 2011 a 21H34
Walyxoou (Visiteur)

Je suis complètement d’ accord avec Logan, ces gens ne savent pas de quoi ils parlent et n’ont jamais touché une fois a un FPS sinon il n’y aurait pas d’article comme celui-ci ... Je ne dis pas qu’il n’y aura plus de personnes assez immature pour prendre ce genre de jeux au premier degré et qui reproduiront les mêmes choses mais seulement que les enfants a partir de l’ adolescence sont normalement sensés faire la différence entre réel et fictif !

0 vote
par BlueberryJenny (IP:xxx.xx6.61.122) le 27 octobre 2011 a 09H39
BlueberryJenny (Visiteur)

Je ne suis pas à 100% d’accord. Certes, certains jeux sont réellement trop violents et cela n’est pas tolérable de jouer de tels actes, peu importe l’âge que l’on ai.

Mais dans la généralité, je pars du principe qu’un jeu reste un jeu et que jouer la violence permet de l’exorciser plutôt que la mettre en pratique : tous les jeunes enfants passent par cette étape alors pourquoi tolérer les faux pistolets et pas les jeux vidéos ?

Je n’aime pas du tout les armes factices mais tous les pédopsychiatres s’accordent à dire que c’est un jeu sain pour l’enfant pour les raisons que je viens de citer. Les jeux vidéos sont trop souvent le bouc émissaire.

Je ne remets pas en cause cette étude mais dans les cas où ces jeux ont conditionné ces enfants et ces ados, la réelle faute en revient aux parents. Ces parents qui n’ont pas surveillé leurs enfants et les ont laissé devant un écran un nombre d’heures irraisonnables devant des jeux dont la signalétique pourtant claire précisait que le jeu n’était pas adapté à leur âge. Cela, j’en suis intimement persuadée car je vois des parents et leurs enfants tous les jours de par mon travail et rares sont ceux qui donnent encore des règles et des limites.

Aujourd’hui, la plupart des enfants font ce qu’ils veulent parce que leur parents ont peur de les contredire, de les contrarier, qu’ils fassent une crise et ne les aime plus alors que les enfants ont un besoin vital de ces règles et limites qui vont les cadrer, les rassurer et faire d’eux des gens bien avec une morale. Pourquoi tout le monde s’en prend aux jeux vidéos ? Parce que c’est tellement plus simple de s’en prendre à quelqu’un d’autre qu’à soi-même !

1 vote
par Jacques Brodeur (IP:xxx.xx0.172.243) le 28 octobre 2011 a 21H04
Jacques Brodeur, 3 articles (Site internet)

Walixou est d’accord avec Logan. Pour ces deux intervenants dans ce débat sur la nocivité des jeux vidéo de meurtre, l’affaire est classée. Petite question pour vous deux : pourquoi diable faudrait-il avoir fumé des cigarettes pour avoir la compétence de discuter de la nocivité du tabac ? Combien d’années faudrait-il avoir fumé avant de s’accorder la liberté d’affirmer que des études (NOMBREUSES) ont démontré que la cigarette tue. Avec les jeux vidéo FPS, les impacts ont été évalués. Les stimulations fournies par les jeux FPS affectent le cerveau après seulement un quart d’heure, les résultats persistent une semaine, après plusieurs semaines, après plusieurs mois, et, que ça plaise ou non à Logan et Walixou, les impacts créent des dommages des années plus tard. Plus on consomme jeune, plus les dommages persistent. Plus on consacre des heures à « jouer », plus on devient prisonnier, et plus on risque de devenir esclave de cette excitation neuronale. Et comme pour la cigarette, on espère que le tabac fera une exception nous et pour ceux qu’on aime. Le tabac et les jeux vidéo FPS sont tous deux toxiques. Ils ne tuent pas tous ceux qui s’y adonnent, mais ils nous affectent tous quand nous côtoyons de près ou de loin des fumeurs ou des joueurs. TOUS ! ....hélas.

0 vote
par Julie (IP:xxx.xx1.116.58) le 18 mai 2012 a 17H55
Julie (Visiteur)

Bonjour, je suis journaliste pour la société de production Patrick Spica (www.spicaprod.fr), je prépare un reportage sur les addictions et j’aimerais consacrer un volet de ce reportage à l’addiction aux jeux vidéo. Je cherche donc le témoignage d’adolescents ou d’adultes concernés. Le but étant de comprendre le mécanisme d’addiction aux univers virtuels, et d’échanger sur ces problématiques, le tout dans le respect de chacun. Si vous souhaitez davantage d’informations, n’hésitez pas à me contacter par mail : Julie@spicaprod.fr

0 vote
par Bob (IP:xxx.xx0.5.67) le 26 juin 2012 a 15H53
Bob (Visiteur)

si vous voulez faire un reportage sur les jeux vidéos par pitié, renseignez-vous, ne venez pas dire de connerie comme Jacques Brodeur (en voilà un qui porte bien son nom), si c’est pour encore tirer à boulet rouge sur le jeu vidéo parce qu’ils vous piquent les spectateurs potentiels de la télé (hé oui quand on joue à un jv on n’est pas devant la télé, et c’est le plus souvent ça qui emmerde les médias) c’est pas la peine.

En réalité il n’y a aucune addiction au jeu vidéo, le jeu vidéo n’est pas une drogue si il est bien encadré (cf l’étude d’un psychiatre, je vais vous chercher le lien histoire de pas dire n’importe quoi)http://www.lefigaro.fr/france/20060...

l’addiction a souvent des causes sociales, on ne devient pas addict comme ça à partir de rien, ya pas de dépendance physique comme dans la cigarette ou la drogue. C’est souvent un évènement socialement traumatisant qui peut faire basculer dans l’addiction (le deuil d’une personne trés aimé par ex et dont on ne se remet pas car on est pas assez entouré, ou d’on on se remet difficilement. Ou une agression violente, un viol, etc...

En aucun cas le jeu vidéo n’est addictif sans cause "morale" prépondérante.

http://www.scribd.com/doc/30529866/... ce lien ausi, moins objectif mais intéressant :) (évidemment je sais bien que vous vous en servirez pas et que vous ferez comme tout vos confrères des médias putassiers à chercher ce qui vous rapportera le plus d’audience en servant la soupe habituelle, mais bon je me dis que je vous aurais au moins donner certaines bases plus fiables, après à vous de voir en votre âme et conscience.

0 vote
par kirikou (IP:xxx.xx0.88.194) le 9 mai 2014 a 15H57
kirikou (Visiteur)

j’ai un ratio de 3 sur COD GHOSTS