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Les IST : vous ne vous sentez pas concerné ? Pourtant vous devriez...
Les IST : vous ne vous sentez pas concerné ? Pourtant vous devriez...
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29 juin 2009
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La rédaction CareVox, 602 articles (Comité de rédaction)

La rédaction CareVox

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Les IST : vous ne vous sentez pas concerné ? Pourtant vous devriez...

Les IST : vous ne vous sentez pas concerné ? Pourtant vous devriez...

Le saviez-vous ? Les MST, ou maladies sexuellement transmissibles portent mal leur nom ... en effet, toutes ne se transmettent pas lors du rapport sexuel en tant que tel. Le sida, l’hépatite B ou la syphilis ne se contractent pas forcément par voie sexuelle. Et pour compliquer l’affaire, certaines infection sexuelles ne se voient pas jusqu’au beau jour où les complications arrivent ...le cancer du col de l’utérus transmis par les papillomavirus, ou les problèmes de stérilité provoqué par l’herpès en sont de bons exemples ...
Dans ce cadre, le ministère de la santé a décidé de rebaptiser les MST par IST. En utilisant le sigle « IST » , l’Etat souhaite inciter au dépistage malgré l’absence de symptôme.
Voici ce qu’il faut savoir sur les IST afin de bien s’en protéger ...

Les IST : vous ne vous sentez pas concerné ? Pourtant vous devriez...Les IST se transmettent facilement et certaines peuvent être très graves

Les IST sont les infections sexuellement transmissibles. Elles se transmettent principalement lors de relations sexuelles (contact entre la vulve, le vagin, le pénis, l’anus, les lèvres, la bouche et la main). Certaines IST sont répandues dans la population. La plupart d’entre elles se soignent facilement mais, non traitées, elles peuvent entraîner de graves complications.
 
  • La blennorragie gonococcique ou « chaude-pisse »

Signes possibles : brûlures et/ou écoulement jaune par la verge, le vagin ou l’anus, fièvre, douleur au bas-ventre
Apparition des signes  : 2 à 7 jours après la contamination
Diagnostic : par prélèvement local
Complications graves si non traitée : risques de stérilité surtout chez la femme ; atteinte du nouveau-né si la mère est infectée
Signes possibles : le plus souvent aucun signe sinon brûlures, écoulement par la verge, l’anus ou le vagin, fièvre, douleur au bas-ventre, voire angine
 
  • La chlamydiose

Apparition des signes : 1 à 2 semaines après la contamination
Diagnostic : par prélèvement local
Complications graves si non traitée : risques de stérilité, de grossesse extra-utérine ; atteinte du nouveau-né
 
  • L’hépatite B

Signes possibles : fièvre, fatigue et hépatite (« jaunisse »)
Apparition des signes : 2 à 8 semaines après la contamination
Diagnostic : par prise de sang
Complications graves si non traitée : risques de cirrhose et de cancer du foie ; atteinte possible du nouveau-né si la mère est infectée
 
Il existe un vaccin, Demandez-le à votre médecin
 
  • L’herpès génital

Signes possibles : petits boutons douloureux en forme de bulles sur les organes génitaux, l’anus ou la bouche, démangeaisons
Apparition des signes : 1 semaine ou plus après la contamination
Diagnostic : par examen médical et/ou prise de sang ou prélèvement local
Risque de récidive
Complications graves si non traitée : atteinte grave du nouveau-né si la mère est infectée
 
Pas de vaccin
 
  • Les mycoplasmes et la trichomonase

Signes possibles : écoulement par la verge, l’anus ou le vagin, brûlures, démangeaisons
Apparition des signes : à partir de 1 semaine après la contamination
Diagnostic : par prélèvement local
Risque de récidive si la mère est infectée
 
  • Les papillomavirus

Signes possibles : lésions ou petites verrues (condylomes) sur les organes génitaux ou l’anus Apparition des signes : 1 à 8 semaines après la contamination
Diagnostic : par frottis et/ou examen médical
Risque de récidive
Complications graves si non traités  : risques de cancer du col de l’utérus ; atteinte du nouveau-né si la mère est infectée
 
Il existe un vaccin recommandé chez les jeunes filles de 14 ans, celles entre 15 et 23 ans n’ayant pas eu de rapports sexuels ou au plus tard, dans l’année suivant le premier rapport sexuel.
 
  • La syphillis

Signes possibles : chancre (petite plaie indolore), éruptions sans démangeaisons sur la peau et les muqueuses
Apparition des signes : 2 à 4 semaines ou plus après la contamination
Diagnostic : par prise de sang
Complications graves si non traitée : atteinte du cerveau, des nerfs, du coeur, des artères et des yeux ; atteinte possible du nouveau-né si la mère est infectée
 
Pas de vaccin
 
  • Le VIH / Sida

Signes possibles : fièvre, éruption, fatigue, diarrhée
Apparition des signes  : à partir de 15 jours après la contamination
Diagnostic : par prise de sang
Complications graves : évolution possible vers le sida ; atteinte possible du nouveau-né si la mère est infectée.
 
En cas de rapport sexuel non protégé, que dois-je faire ?
En cas de prise de risque (rapport sexuel non protégé avec un partenaire au statut sérologique inconnu ou séropositif) ou de rupture de préservatif, le traitement postexposition permet de réduire le risque de contamination par le VIH.

Rendez-vous le plus vite possible (au mieux dans les quatre heures), et au plus tard dans les 48 heures, aux urgences de l’hôpital le plus proche, si possible avec votre partenaire. Un médecin évaluera l’intérêt de vous prescrire un traitement.

Le traitement associe deux ou trois antirétroviraux et dure quatre semaines. Il peut provoquer des effets secondaires importants. Le TPE réduit le risque de contamination mais ne l’élimine pas complètement.
 

Lorsqu’on a une IST on a davantage de risque d’attraper le sida ...

Les IST fragilisent les muqueuses et augmentent considérablement le risque de contamination par le virus du sida. Inversement, si on est atteint par le virus du sida, les IST peuvent être plus graves et compliquer le traitement.
 

Comment bien se protéger des IST ?

1. Utilisez un préservatif

Le meilleur moyen de vous protéger du VIH et des autres IST est d’utiliser un préservatif pour la fellation et un préservatif avec un gel à base d’eau pour la pénétration. Si le risque de transmission du VIH par la fellation est faible, il est en revanche très important pour certaines IST dont la syphilis. Le préservatif est le seul moyen de contraception qui protège du VIH et des IST .
 
Attention : Les spermicides locaux (sprays, gelées, ovules) ne protègent pas des IST .
  • Mode d’emploi …Le préservatif masculin

Avant toute pénétration (ou fellation), dérouler le préservatif sur la verge en érection. Si le préservatif n’est pas muni d’un réservoir, en pincer l’extrémité afin de créer une petite poche qui recevra le sperme. Il est impératif de se retirer immédiatement après l’éjaculation, tout en maintenant le préservatif à la base. Une fois retiré, le préservatif doit être jeté à la poubelle.
 
Le gel
Le gel à base d’eau est le complément indispensable du préservatif en latex en cas de pénétration anale.
Attention : ne pas utiliser de corps gras (beurre, huile, crème solaire, vaseline...) car ils rendent les préservatifs poreux. 
  • Le préservatif féminin

A usage unique, il s’adapte aux parois du vagin. Il peut y être placé longtemps avant le rapport ou juste avant la pénétration. Il est en polyuréthane ou nitrile synthétique. Après le rapport, pour éviter une contamination, le retirer en respectant les instructions du mode d’emploi. Une fois retiré, le préservatif doit être jeté à la poubelle.
Pour plus d’informations : www.lepreservatif-feminin.fr
 
Mettre un préservatif est un geste simple, mais, quand c’est la première fois, on peut être un peu nerveux(se), alors n’hésitez pas à vous entraîner.

2. Faites vous dépister

Les IST se transmettent très facilement. Il n’y a pas toujours de signes visibles. Pour savoir si l’on est ou non atteint d’une IST, il est important de se faire dépister.
 
Pour effectuer un dépistage des IST ou du VIH, consultez votre médecin ou rendez-vous dans des centres spécialisés :
- les CDAG (Consultations de dépistage anonyme et gratuit)
- les CIDDIST (Centres d’information, de dépistage et de diagnostic des IST )
- les CPEF (Centres de planification et d’éducation familiale)
 

3. Faites vous soigner par un médecin

La plupart des IST ne guérissent pas seules.Il existe des traitements efficaces contre les IST qui évitent de les transmettre et stoppent leur évolution. Négligées, les IST peuvent provoquer des complications difficiles à traiter et entraîner des séquelles.
 
Les conseils :
  • Ne vous soignez pas tout seul
  • N’utilisez pas de pommade, de désinfectant ou d’antibiotiques sans avis médical.
  • uivez le traitement jusqu’au bout. Il faut respecter la dose et la durée du traitement prescrit pour se soigner efficacement.
  • Pendant le traitement, utilisez toujours un préservatif avec votre partenaire.
  • Prévenez votre ou vos partenaires Il est essentiel que votre ou vos partenaires se fassent également dépister et traiter pour limiter les risques de réinfection(s) entre vous.
La rédaction CareVox

SOURCES

  • Communiqué de presse de l'INPES - 25-06-2009
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