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Les accros de l’Internet deviennent-ils dépressifs ?
Les accros de l'Internet deviennent-ils dépressifs?
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4 février 2010 | 8 commentaires
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La rédaction CareVox, 602 articles (Comité de rédaction)

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Les accros de l’Internet deviennent-ils dépressifs ?

Les accros de l'Internet deviennent-ils dépressifs?

Des psychologues britanniques ont fait le lien : la consommation excessive d’Internet mènerait à la dépression. Une étude vient de paraître dans Psychopathology, une revue internationale dédiée aux phénomènes psychopathologiques et psychiatriques. L’enquête menée par les auteurs, effectuée auprès d’un échantillon représentatif de 1319 personnes, a permis d’identifier 1,2% d’ « accros au Web »… pour une grande partie en dépression.

Ceci étant, les chercheurs actifs au sein de l’Université de Leeds, n’ont pas pu établir de lien formel entre un abus d’Internet et l’état dépressif : la plupart des utilisateurs d’Internet ne souffrant d’ailleurs pas d’un problème de santé mentale. Les résultats ont été obtenus sur la base des réponses à un questionnaire en ligne. Les personnes qui ont pris part à l’étude, âgées de 16 à 51 ans, ont été contactées via des réseaux sociaux. Il leur a été demandé combien de temps et à quelles fins elles utilisaient Internet. Il leur fut également demandé de répondre à une série de questions afin de déterminer si elles présentaient des symptômes de dépression. L’étude a ainsi permis d’identifier un petit nombre d’utilisateurs compulsifs du Net (18 personnes, soit 1,2% du total) pour qui l’univers numérique a remplacé de fait toute vie sociale dans le monde réel. Ce petit groupe passe proportionnellement davantage de temps que les autres internautes sur les sites à caractère sexuel, les jeux en ligne et les sites communautaires.

La coordinatrice de l’équipe de recherche, le docteur Catriona Morrison, a ainsi déclaré que « l’Internet joue certes un rôle incontestable dans la société d’aujourd’hui, mais ses avantages entraînent un côté plus sombre ». En effet « nombre d’entre nous utilisons le Web pour régler des factures ou envoyer des e-mails, mais un sous-ensemble des surfeurs éprouve le plus grand mal à limiter la quantité de temps passée en ligne, au point que l’Internet a pris le dessus sur les activités quotidiennes classiques ». Le résultat est frappant : la proportion de dépressifs est cinq fois plus importante chez les accros du Web que chez les internautes « moyens » ou « légers ».

Au vu des réponses fournies, le groupe des accrocs se situe, en moyenne, entre les dépressifs moyens et les dépressifs lourds. Pour la psychologue de l’Université de Leeds « l’étude établit clairement un lien entre l’utilisation d’Internet et la dépression, mais nous ne savons pas encore qui des deux entraîne l’autre » d’où le mystère : « Les personnes déprimées sont-elles davantage attirées par le Web, ou est-ce l’Internet excessif qui cause la dépression ? ». Désormais, la tâche du docteur Morrison est d’étudier la nature de cette relation de cause à effet.

Des voix se sont tout de même élevées pour mettre en doute la fiabilité des études sur la dépendance au Net. Le docteur Vaughan Bell, de l’Institut de Psychiatrie au King’s College de Londres, par exemple, a déclaré que les «  Web addicts » sont « de toute façon des personnes en détresse émotionnelle » et que les conclusion de l’étude ne sont par conséquent « pas une grande surprise ». Le spécialiste tente tout de même de fournir une réponse au docteur Morrison en précisant que « d’autres recherches laissaient penser que les dépressifs et anxieux sont fortement attirés par le Web, ce qui déculpabiliserait en partie le corps numérique ». Le docteur Andrew McCulloch, directeur général de la Fondation pour la santé mentale, a souligné pour sa part que l’Internet a une fonction sociale et réparatrice : « Le Web peut donner naissance à de nouvelles amitiés et des liens sociaux durables. Cela peut améliorer le quotidien de certaines personnes ». A petite dose cependant, car « à des fins d’équilibre, les tissus sociaux en ligne ne doivent pas remplacer la vie sociale du monde réel ». Enfin, Sophie Corlett, dirigeante de l’organisation caritative mentale Mind, a pour sa part estimé que « le face à face avec des personnes réelles a toujours été le meilleur exercice de socialisation qui soit pour garder une bonne santé mentale ».

Source : Reuters, New York Daily Press, Computerworld, BBC News, CNET

La rédaction CareVox
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Commentaires
8 votes
par marie (IP:xxx.xx2.57.3) le 5 février 2010 a 12H21
marie (Visiteur)

c hallucinant de nier la fonction informative du net : il n’est question que de gens qui jouent et réglent leurs factures.

et ceux qui s’informent (comme moi) ? d’ailleurs elle est peut-être là la source d’une déprime : dans ce que l’on apprend et dans la mesure que l’on prend de l’effroyable entreprise de manipulation des médias autres que le net ! tous les jours il ya quelque chose à dire notamment dans les radios celles du matin ! formatage, omission, travail pas sérieux du tout ! quand on pense que ces médias occupent tous l’espace public, il ya de qui avoir les boules !

3 votes
par B. C. (IP:xxx.xx4.249.44) le 5 février 2010 a 14H37
B. C. (Visiteur)

Intéressant et je suis plutôt d’accord avec cette phrase : "l’étude établit clairement un lien entre l’utilisation d’Internet et la dépression, mais nous ne savons pas encore qui des deux entraîne l’autre" A noter donc que le début orienté de l’article n’est pas démontré. Cela aurait pu être : "Les accros au net sont-ils davantage sujets à la dépression ?"

Cela semble aussi logique que le dépressif veuille fuir le réel en plongeant tête la première dans le net.

2 votes
(IP:xxx.xx6.127.6) le 5 février 2010 a 17H11
 (Visiteur)

Bonjour,

Pour ces soi-disant "spécialistes", tout le monde est un cas pathologique en puissance ! ceci a l’avantage, certain, d’amener à leur remplir le porte-feuille un jour ou l’autre !

Il ne faut pas chercher ailleurs l’origine fort basique de cette façon de voir les choses.

Vous êtes malade ! si vous ne savez pas (encore) de quoi, passez donc me voir !!!

1 vote
par Bozon (IP:xxx.xx1.146.222) le 5 février 2010 a 18H32
Bozon (Visiteur)

Il est très vrai que le net peut être un refuge...Et alors, où est le mal ?

3 votes
(IP:xxx.xx3.140.60) le 5 février 2010 a 22H50
 (Visiteur)

moi je ne sais pas si je finirais dépressif avec le net,mais je suis certain que ça m’arriverait si je regardais TF1 ou Foxnews à la place

1 vote
par lucide (IP:xxx.xx8.82.146) le 5 février 2010 a 23H48
lucide (Visiteur)

Carevox continue la désinformation et répand des contre-vérités comme la grippe A, que les gens préférent les mois d’hiver ????, qu’un chat a attrapé la grippe A(eh oui, faut le faire), que la grenade est le meilleur fruit du monde de l’univers, enfin du n’importe quoi. Naturellemnt Internet est la pire des inventions, la preuve, ça rend dépressif. (Faudrait le faire savoir à Frédéric Lefevre, le champion du Web2. Ce qui ennuie les dirigeants et les requins qui nous gouvernent, c’est que le surfeur va trouver l’information, la vraie, tout seul et ne succombe pas à l’intox des merdias

0 vote
par Bozon (IP:xxx.xx1.146.222) le 6 février 2010 a 09H49
Bozon (Visiteur)

En fait je pense que c’est plutôt la période que nous traversons qui rend morose...Comment garder l’espoir devant tant de détermination à détruire toute solidarité, tous liens sociaux ...Dans ce système qui ne favorise que la rente ?

0 vote
(IP:xxx.xx5.124.159) le 8 février 2010 a 23H40
 (Visiteur)

oui ils deviennent c sur vu que c attractif c comme de l’aimant c vrais que c tres instructif mais à forcer de s’y frotter on s’y pique et surtout de passer une grande partie de la nuit devant l’ordi perturbe le sommeil et entraine de l’insomnie qui engendre la depression et c le cas des ados et de personnes qu ne gerent pas le temps devant l’ecran