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Le manque d’empathie du sociopathe serait d’ordre neurologique
Le manque d'empathie du sociopathe serait d'ordre neurologique
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22 octobre 2013
Auteur de l'article
Cyril Malka, 19 articles (Psychologue)

Cyril Malka

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Le manque d’empathie du sociopathe serait d’ordre neurologique

Le manque d'empathie du sociopathe serait d'ordre neurologique

D’après une étude menée par le journal Frontiers in Human Neuroscience, certaines parties du cerveau reliées à l’empathie seraient inactives chez lessociopathes.

La sociopathie (ou psychopathie) est un trouble de la personnalité qui est entre autres caractérisé par un manque d’empathie et de remords, par la manipulation, et des émotions superficielles. D’après les études sur le sujet, le taux de sociopathes dans la population carcérale est estimé à 23 % alors que le pourcentage de la population qui est sociopathe oscillerait entre 1 % et 3 %.
 
Afin de mieux comprendre la base neurologique de cette dysfonction de l’empathie chez les sociopathes, les neurobiologistes ont étudié les cerveaux de 121 prisonniers américains à l’aide d’un système de résonnance magnétique. On montrait aux participants des scènes illustrant des douleurs physiques, par exemple un doigt coincé dans une porte ou un orteil coincé sous un objet lourd.
 
Ils devaient alors tour à tour s’imaginer que cet accident leur arrivait ou arrivait à quelqu’un d’autre. On leur a également montré des images neutres, comme une main sur une poignée de porte. Les participants avaient été au préalable divisés, à l’aide d’un autre test, en trois groupes d’environ 40 personnes : haut niveau de sociopathie, sociopathie modérée et faiblement sociopathe.
 
Lorsque les sujets du groupe hautement sociopathe étaient confrontés à une image violente et devaient s’imaginer que cela leur arrivait, les chercheurs ont pu constater une réaction dans les régions du cerveau en relation avec l’empathie dans la douleur. Cela incluait le cortex insulaire, le cortex cingulaire antérieur, le cortex somatosensorique et l’amygdale droite. L’augmentation de l’activité dans ces régions suggérait que les sociopathes sont réceptifs à l’idée de douleurs.
 
 
Mais lorsque les participants se sont imaginés ces douleurs faites aux autres, ces régions du cerveau sont devenues inactives chez les sujets hautement sociopathes. De plus, les sociopathes ont montré une activité accrue dans le striatum ventral, qui est une partie du cerveau reliée au plaisir lorsqu’ils se sont imaginé les autres souffrir.
 
Cette activité atypique suggère que les personnes hautement sociopathes aiment l’idée de la douleur infligée à d’autres et ne dénotent d’aucune empathie envers elles. 
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