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La jalousie sur Facebook
La jalousie sur Facebook
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21 novembre 2011
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David Rofé-Sarfati, 14 articles (Psychanalyste)

David Rofé-Sarfati

Psychanalyste
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La jalousie sur Facebook

La jalousie sur Facebook

Est-ce que Facebook déclenche la jalousie, ou ne fait-il qu’amplifier la jalousie qui déjà existe dans une relation ?

Dans une étude réalisée par Muise (en 2009), 308 étudiants de premier cycle ont répondu à une enquête concernant l’utilisation de Facebook et l’impact sur leurs relations amoureuses. Le but de l’étude était de déterminer si Facebook provoque la jalousie et/ou augmente le niveau déjà présent de jalousie dans la relation.

Les participants ont passé en moyenne 38,93 minutes par jour sur Facebook. Une majorité de participants de l’étude (74,6%) a au moins un ancien partenaire comme friend, et 78,9% des participants ont déclaré que leur partenaire avait comme ami Facebook un ancien partenaire. Quatre-vingt-douze pour cent des participants à l’étude ont déclaré que leur partenaire avait des amis Facebook qu’il ne connaissait pas.

Pourquoi cette jalousie ?

Les femmes passent beaucoup plus de temps sur Facebook, 40 minutes par jour, à comparer au 29 minutes par jour pour les hommes.

L’étude a constaté que l’utilisation accrue de Facebook n’est en fait qu’une conjecture accroissant une jalousie existante. Les femmes ont obtenu des résultats plus élevés sur la jalousie Facebook que les hommes.

On trouve plusieurs raisons à une augmentation de la jalousie à cause de Facebook :

  • Les individus trouvent des informations sur Facebook au sujet de leurs partenaires qu’ils n’auraient pas connues autrement,
  • Facebook ouvre la possibilité de renouer avec d’anciens partenaires,
  • Un faux sentiment d’intimité peut être établie sur Facebook, menant les gens à être plus enclins à tricher,
  • Facebook est un média supplémentaire dans une relation, juste un autre issue au comportement jaloux,
  • Les gens peuvent développer une identité réelle et une identité Facebook, conduisant ainsi le partenaire à se sentir comme trompé par un partenaire qu’il ne connaît pas,
  • Le temps passé sur Facebook peut être vécu comme volé à la relation avec le partenaire,
  • Le mur Facebook rappelle aux gens quotidiennement que leur partenaire a eu une vie romantique avant eux,
  • Les personnes peuvent devenir aisément amis sur Facebook et on s’inquiétera des messages suggestifs sur le mur du partenaire,
  • Un partenaire peut se sentir attaqué par les amitiés Facebook de son partenaire avec des personnes qu’il juge inappropriés.

Comment l’éviter ?

L’étude de Muise, car ce n’est pas dans son domaine de l’épure, ne dit rien des amendements à apporter à cet aspect délétère de Facebook.

Proposons toutefois quelque pistes :

  • n’invitez pas sur Facebook des personnes que vous n’inviteriez pas chez vous avec votre partenaire,
  • papotez avec votre partenaire sur vos amis Facebook qu’il ne connaît pas,
  • veillez à éclaircir par une réponse publique les messages publics allusifs,
  • expliquez à votre partenaire le biais que vous donnez à votre personnalité Facebook.

Car ces dispositifs ne trahissent pas votre liberté individuelle. Il vous restera encore les messages privés (inbox) pour alimenter vos envies de jardin privé, voire d’adultère.

David Rofé-Sarfati, Psychanalyste, Maisons Alfort.

SOURCES

  • Référence: Muise, A., Christofides, E., et Desmarais, S. (2009)

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