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La France est confrontée au déclin du sperme
La France est confrontée au déclin du sperme
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5 décembre 2012
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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La France est confrontée au déclin du sperme

La France est confrontée au déclin du sperme

Les auteurs d’une vaste étude, qui a bénéficié du concours de l’Institut de veille sanitaire français (InVS), s’alarment : En qualité et en quantité, le sperme des Français accuse un net déclin et serait victime de perturbateurs environnementaux, présents partout dans les produits chimiques. Les travaux, qui ont porté sur la semence de 26 600 individus, interrogent les chercheurs sur la fertilité des Français.

Des études menées par le passé avaient déjà mis en avant l’amorce d’un déclin du sperme des Français. L’étude dont il est question aujourd’hui confirme son effondrement : Dans l’hexagone, les hommes fournissent du sperme en quantité de plus en plus faible, et dont la qualité est de plus en plus basse. L’étude, parue le 5 décembre dans la revue scientifique Human Reproduction, a été pilotée par l’Institut de veille sanitaire français (InVS). Pour arriver à leurs résultats, les chercheurs ont effectué leurs recherches sur 26 000 hommes qui ont eu recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP) entre 1989 et 2005. Le Docteur Joëlle Le Moal, épidémiologiste à l’InVS et coordinatrice des travaux, a annoncé le verdict. Et le ton est grave : « Nous constatons une diminution sévère et générale de la concentration du sperme et de sa morphologie à l’échelle d’un pays entier et sur une période importante ».
 
Une étude parmi d’autre ? Celle-ci aurait une portée significative selon les auteurs, puisqu’il serait question de « l’étude la plus importante menée dans l’hexagone et probablement dans le monde si on considère qu’on a là un échantillon qui se rapproche de la population générale ». Pendant la période durant laquelle se sont étalées les recherches, la concentration en spermatozoïdes a diminué de 32,2%. Et ce n’est pas tout : la tendance montre que les spermatozoïdes survivants sont de plus en plus malformés (ceux ayant une forme normale ne seraient plus que 33,4%).

Certes, le niveau de millions par millilitres de sperme, qui passe de 73,6 à 49,9 est encore bien au delà du seuil que les chercheurs estiment proches de l’infertilité, qui est de 15 millions environ (selon la norme adoptée par l’Organisation Mondiale de la Santé), mais pour Joëlle Le Moal, il est question aujourd’hui d’« un avertissement sérieux en matière de santé publique. A Paris, un homme produit deux fois moins de spermatozoïdes que son grand-père ». Quelle est l’explication ? Les auteurs se montrent prudents : « Les facteurs environnementaux et notamment le rôle des perturbateurs endocriniens, des substances qui agissent sur l’équilibre hormonal et dont font notamment partie les parabène, le bisphénol A ou les phtalates, pourraient être coupables ». Le Professeur Louis Bujan, spécialiste de biologie de la reproduction au CHU de Toulouse, ajoute pour sa part que le tabac et l’obésité peuvent également avoir un rôle non négligeable dans la tendance observée.

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