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L’interaction sociale aurait une influence sur la sensibilité à la douleur physique
L'interaction sociale aurait une influence sur la sensibilité à la douleur physique
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10 novembre 2010
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L’interaction sociale aurait une influence sur la sensibilité à la douleur physique

L'interaction sociale aurait une influence sur la sensibilité à la douleur physique

Une équipe de psychologues de l’Université de Toronto, au Canada, a pu établir le degré d’influence de l’interaction sociale sur la sensibilité d’un individu à la douleur physique. Les résultats de cette découverte sont de nature à pouvoir modifier les implications cliniques dans les relations médecin-patient, mais également à redéfinir le bien-être général d’une personne dans sa vie quotidienne.

Terry Borsook, étudiant en Doctorat de psychologie à l’Université de Toronto, a coordonné une nouvelle étude menée sur la douleur. Il souligne d’emblée que « des dizaines d’études étayées sur les dernières décennies ont montré l’impact que peuvent avoir des liens sociaux inadéquats sur la santé de nombreuses personnes, notamment dans le domaine cardio-vasculaire, le système immunitaire, la récupération post-opératoire et l’espérance de vie ». Terry Borsook insiste par conséquent sur le fait que « l’étude que nous présentons va plus loin en montrant que la perception de la douleur physique chez l’homme peut être impactée par les différentes expériences sociales menées au cours de la vie quotidienne ».

Pour le bon déroulement de l'étude, les participants ont évalué l’intensité et le désagrément des stimuli douloureux lors d’un échange avec une personne devenant tour à tour chaleureuse ou indifférente. Lors d’un second échange de nature indifférente, les individus ont ressenti moins de douleur qu’à l’occasion de leur première expérience de la même nature. En revanche, aucune différence de sensibilité n’a été détectée à la suite de deux échanges chaleureux.

Terry Borsook reconnait « qu’il est déjà admis que l’homme tout comme l’animal ressent un choc stressant devant une menace émanant de son entourage social  », mais cette fois « les résultats portent à croire que les relations sociales ont une influence bien plus grande qu’on ne le pensait sur la santé et le bien-être de l’homme. De fait, une rencontre désagréable survenant quotidiennement peut aller jusqu’à entraîner des maladies chroniques. Cette configuration serait particulièrement d’actualité chez des personnes sensibles à l’exclusion sociale et sensibles à la peur ou au rejet. Une incompréhension de leur médecin face à leur douleur ne ferait d’ailleurs qu’amplifier cette dernière ».

La rédaction CareVox

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Mots-clés :
Psychologie Douleur