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L’impossible pénétration : le Vaginisme, définition et traitement
L'impossible pénétration: le Vaginisme, définition et traitement
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12 juillet 2011 | 7 commentaires
Auteur de l'article
Alain Titeca, 3 articles (Sexothérapeute Sophrologue)

Alain Titeca

Sexothérapeute Sophrologue
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L’impossible pénétration : le Vaginisme, définition et traitement

L'impossible pénétration: le Vaginisme, définition et traitement

1 - Le vaginisme : de quoi parle t-on ?

Il s'agit d'une contraction involontaire des muscles autour du vagin et ceux du périnée empèchant ainsi la pénétration.

La contraction peut être :

  • Superficielle : contraction des muscles bulbo-caverneux
  • Profonde : contraction des muscles releveurs de l'anus et de tous les autres muscles de cette région

Ce trouble concerne 2% des femmes.

Le vaginisme s'accompagne très souvent d'une anxiété, d'un sentiment de honte et de culpabilité. Ce trouble est à l'origine de nombreuses frustrations et de problèmes de couple 

2 - Les causes du trouble

Le vaginisme a des origines multiples. H. Kaplan évoque un concept multi-causal. Plusieurs facteurs interviennent :

  • Des peurs et des angoisses de la pénétration dues à des lacunes dans la connaissance de son corps, dues à des représentations fantasmatiques du creux vaginal datant de l'enfance et non corrigées à l'adolescence. La femme vit son vagin comme étant de la taille d'une allumette et est angoissée face au dimension du pénis.
  • L'histoire personnelle de la femme joue un rôle important ; elle amène la patiente a considérer la sexualité comme sale et interdit.
  • Il faut mentionner l'éducation reçue par la fille de la part de la mère ou alors des événements familiaux mal interprétés par la fille, des histoires familiales racontées devant la petite fille. Nous sommes souvent en présence de liens mère/fille forts mais conflictuels et un père absent.
  • Les femmes qui souffrent de vaginisme ont besoin de changements dans leur vie mais ont souvent peur des boulversemments. Se laisser pénétrer, c'est se soumettre et cette perspective n'est pas acceptable face au besoin de prise d'autonomie.
  • Des conflits anciens avec le père peuvent être transferés et rejoués avec tous les hommes.
  • Parfois les femmes souffrant de vaginisme ont également des troubles psychiques liés à des personnalités névrotiques ou psychotiques.
  • La négation de l'intimité : la contraction involontaire des muscles du périnée peut être l'expression de la négation de l'intimité féminine. Cette négation intervient à plusieurs niveaux :
    • Le niveau cognitif : c'est le niveau des croyances et des valeurs en matière de vie sexuelle et affective.
    • Le niveau des connaissances de son propre corps et des représentations de son schéma corporel
    • Le niveau érotique c'est à dire la façon dont la femme vit sa sexualité et met en scène son désir sexuel.
  • Les facteurs déclencheurs sont nombreux ; nous pouvons mentionner : 
    •  Une relation sexuelle douloureuse à cause d'une infection du type mycose.
    •  A l'adolescence, un examen gynécologique mal préparé ou mal effectué.
    • Les ruptures.
    • Tous les traumatismes sexuels ou affectifs. 

3 - La prise en charge thérapeutique

L'accompagnement que je propose est une prise en charge psycho-corporelle qui vise à :

  • Se comprendre soi-même, comprendre ce que veut dire le non et ce que pourrait amener le oui
  • Amener de la détente
  • Apprivoiser ou réapprivoiser le plaisir et le désir sexuel.

Toute une partie de la prise en charge est centrée sur l'histoire sexuelle et affective de la patiente. Ce travail de verbalisation du vécu permet à la patiente de progressivement resituer et comprendre l'origine du trouble.

Une autre partie de l'accompagnement est consacrée au travail corporel. La sophrologie propose une palette large d'outils qui permettent de travailler sur le lâcher prise, le schéma corporel, d'amener de la détente et de mettre à distance des émotions envahissantes.

La prise en charge repose sur une démarche éducative. Il s'agit d'expliquer, de rassurer, de démystifier un symptôme qui occupe souvent une place primordiale dans la vie de la patiente.

Enfin une large part de la prise en charge est centrée sur des techniques comportementales. Il s'agit de mettre la patiente face à la tâche qu'elle redoute mais de façon incomplète, découpée en plusieurs étapes.

  • Je propose à la patiente et au couple des exercices pratiques, tout en levant l'angoisse de l'échec.
  • Lutter contre le peu de temps consacré par le couple à sa sexualité ; il s'agit de fixer des priorités. Je demande au couple de consacrer 2% du temps de la journée à la sexualité, c'est à dire 1/2 heure par jour.

La prise en charge psycho-corporelle est très adaptée à la résolution des troubles liés à la sexualité ; cet accompagnement permet en particulier aux patientes de régler leur problème de vaginisme. Le traitement est d'autant plus efficace si les patientes entament un travail sur leurs émotions.

Le blog d'Alain Titeca, Sexothérapeute et Sophrologue http://www.alaintitecasexologue.com
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Commentaires
2 votes
par pseudo (IP:xxx.xx9.87.91) le 12 juillet 2011 a 14H12
pseudo (Visiteur)

Il y a les vaginismes occasionnels (d’uniques à peu fréquents) et les vaginismes fréquents qui aboutissent en l’absence de soins à un arrêt complet de la sexualité. Parmi les causes les plus fréquentes de vaginismes répétés : une agression sexuelle (inceste, viols...). Il est pour le moins surprenant que ces 3 derniers mots soient absents de votre texte...

1 vote
par sonearlia (IP:xxx.xx7.169.178) le 12 juillet 2011 a 22H46
sonearlia (Visiteur)

Une autre cause, pas le bon mari.

0 vote
par Anne (IP:xxx.xx3.254.106) le 21 décembre 2011 a 12H10
Anne (Visiteur)

Complètement d’accord avec "pseudo" : si même les thérapeutes spécialisés en sexo éludent l’existence de l’inceste et/ou du viol on n’est pas près de voir disparaître ces fléaus !

4 votes
par Sylvain Reboul (IP:xxx.xx9.216.162) le 12 juillet 2011 a 17H15
Sylvain Reboul (Visiteur)

La question est de savoir si le vagin est absolument nécessaire au plaisir sexuel chez les femmes et secondairement chez (pour) les hommes.

la réponse à cette question est négative : le plaisir et/orgasme clitoridien lui fonctionne chez quasiment toute les femmes et pour tous leurs partenaires, femmes comprises. Il est maintenant neurologiquement démontré qu’il est universel et que le plaisir dit vaginal est d’ordre imaginaire.

La pénétration vaut, chez les femmes, pour la reproduction et non pas pour le plaisir sexuel, sauf chez celles qui croient éprouver un plaisir vaginal sous l’emprise de la liaison fantasmatique, dans l’imaginaire, entre sexualité et désir plus ou moins inconscient d’enfant.

6 votes
par gamin de paris (IP:xxx.xx1.152.236) le 12 juillet 2011 a 18H50
gamin de paris (Visiteur)

ben alors ... !!! Une affirmation aussi formelle découle t-elle de votre expérience personnelle ? Auriez-vous essayé plusieurs fois de faire grimper Madame aux rideaux sans y parvenir ? Que doit-on alors penser des hymnes (poème lyrique à la gloire d’un personnage selon Wikipédia) chantés par nos compagnes lors de la chose. Simulation ! me répondrez-vous. Que nenni, un habile observateur aura noté que les cris, les pleurs (de joie), les plaintes ainsi que les douces chansonnettes fredonnées par les dames sont très différentes selon qu’elles se produisent durant les préliminaires avant pénétration - elles poussent à l’encouragement et à la persévérance - des manifestations exprimées pendant la charge finale, le registre change, la dame en remet une couche, elle révise ses classiques, elle improvise. Donc, pour conclure, il existe bien deux phases de plaisir. Cherchez et vous trouverez.

0 vote
par DUCHMOL (IP:xxx.xx3.218.70) le 12 juillet 2011 a 22H55
DUCHMOL (Visiteur)

Faut mettre du beurre

0 vote
par Gamin de Contagem (IP:xxx.xx4.28.40) le 13 juillet 2011 a 04H49
Gamin de Contagem (Visiteur)

Oui, totalement raison, gamin, mais n’oubliez pas que cela dépend aussi fortement de la femme. Certaines d’entre elles sont particulièrement sensibles et d’autres, (probablement la compagne de Sylvain, qui sait ?) beaucoup moins. Ne le blâmez pas, donc.

Le fait de sentir les différentes fases de l’homme (quand il est encore loin et quand il s’approche) est une piste également : certaines femmes sentent celà très bien (en effet quand l’homme est en phase ’proche’ le lyrisme que vous décrivez est accru), ce qui rend la "conclusion par orgasme syncrone" beaucoup plus facile à improviser, par exemple.

Mais les plus sensibles, souvent, sont multi-orgasmiques. Aussi dingue que cela puisse parraître, certains doutent encore de cette habilité. Il est clair que CELLES qui en doutent n’en sont pas... La nature n’a pas favorisé tout le monde : charme et malédiction de la création !!!