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L’addiction sexuelle chez les femmes : quelles causes ?
L'addiction sexuelle chez les femmes : quelles causes ?
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6 juillet 2012
Auteur de l'article
Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute, 156 articles (Psychopraticien certifié)

Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute

Psychopraticien certifié
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L’addiction sexuelle chez les femmes : quelles causes ?

L'addiction sexuelle chez les femmes : quelles causes ?

L‘addiction sexuelle, les femmes aussi ! Selon les sexologues, l’addiction sexuelle au féminin reste encoretaboue. Entre sexualité débridée et réelle dépendance, la nuance ne va pas toujours de soi, et pourtant elle existe. Le point sur un trouble encore méconnu.

“Quand je n’ai pas ma dose de sexe, je peux me sentir déprimée” constate Stéphanie, 32 ans, célibataire… Addicte sexuelle ou nouvelle amazone des temps modernes ?

A une époque où chats, sites de rencontres et vente de sex-toys en ligne bouleversent nos pratiques sexuelles, il est parfois difficile de faire la part des choses. D’autant plus que l’addiction sexuelle au féminin reste un sujet tabou.
“L’addiction sexuelle s’accompagne de souffrance dès lors que l’on n’obtient pas ce que l’on veut”. Le sexe devient alors une condition sine qua non à l’équilibre de la personne.
 
L’abstinence est difficile et se solde par un profond mal-être physique et psychique.“Cette addiction se vit sur un mode compulsif. La sexualité est excessive, la plupart du temps coupée du lien affectif, avec du plaisir à la clé mais aussi des conséquences souvent négatives.
 
Si les effets sur le couple, quand celui-ci existe, sont évidents, il arrive que la sphère professionnelle et celle de la santé soient également touchées.
“Il m’arrive de passer des soirées dans un club échangiste, en pleine semaine. Je ne suis pas très en forme le lendemain” confie Cécile, 33 ans.
D’autres encore n’hésitent pas à faire une croix sur le préservatif, pour sacrifier à l’autel du plaisir.
 

Quelles causes à l'addiction sexuelle féminine ?

 
Aujourd’hui la jouissance féminine est devenue “branchée”, voire incontournable, et même recommandée. Pour y parvenir tous les coups sont permis, au propre comme au figuré ! Ce qui explique que peu de femmes consultent à ce sujet. C’est un fait, le sujet reste tabou chez la gent féminine, alors qu’il est plus facilement évoqué et identifié au masculin.
 
Toutefois, il y aurait lieu de se poser certaines questions.
“La compulsion sexuelle vient d’une faille de l’identité. L’image narcissique est faible, vide de quelque chose dont l’homme serait le plein”.
Attention, la pychanalyse n’est pas loin… et bientôt la faute sera rejetée sur un complexe d’Electre non résolue, voire sur la mère !
En réalité plus que la quête de l’orgasme et du plaisir, c’est le rapport de séduction ou, plus encore, se sentir désirable qui prévaut.
 
L’hypersexualité, chez la femme est souvent un symptôme de difficultés relationnelles. Libération sexuelle ou pas, le désir au féminin est davantage lié à l’affect.
Alors que chez l’homme, ce dé-couplement de la pulsion et du sentiment amoureux est plus banal.
Ce qui expliquerait aussi pourquoi les femmes professionnellement très actives y sont plus sujettes que les autres.
La plupart du temps, la suractivité sexuelle se double d’un rapport au plaisir complexe et d’une difficulté à jouir, qui explique aussi cette quête frénétique, et sans fin…
 

Addiction sexuelle : en sortir, c’est possible !

La morale n’a rien à voir là-dedans : les thérapeute en psychothérapie s’accordent sur ce point : le sexe bien vécu, qu’il soit débridé ou pas, seul, avec sextoys ou à plusieurs, comporte une valeur apaisante, rassurante, renarcissisante…
Dans le cas contraire, on se penche sur la question.
L’addiction sexuelle peut survenir la quarantaine passée ou à la suite d’un divorce.
Le besoin de sentir le désir chez un homme et de se rassurer prend alors le pas sur le reste.
C’est souvent une façon de se “récupérer” narcissiquement.
La sexualité sans affect joue alors ce rôle. Sortir de ce comportement addictif commence par un réel travail de deuil. Affronter ses peurs, celle de prendre de l’âge ou de traverser un moment de solitude peut avoir des effets tout à fait positifs.
En prendre conscience permet en tout cas d’avancer.
Chez des femmes plus jeunes, la dépendance peut se manifester par l’utilisation de sex-toys, et de partenaires d’une nuit.
L’homme est alors traité comme un objet et il y a fort à parier que la frustration est souvent au rendez-vous.
L’addiction sexuelle s’accompagne parfois même d’une agressivité mal gérée (vocabulaire cru, exigence), qui en réalité s’exerce contre soi.
Mettre fin à une dépendance n’est pas simple.
Une psychothérapie est nécessaire.
Une piste possible est de commencer par identifier la personne à qui s’adresse réellement cette agressivité pour s’en libérer.
Ensuite accéder à une agressivité saine, véritable outil de plaisir, pour recréer avec son partenaire un espace de jeu, où peuvent s’exprimer les désirs profonds de chacun.
Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute. Mon blog: PSYCHOTHERAPIE - SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE - COACHING (à Toulouse)
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