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Journées nationales de prévention du suicide : « Mieux prendre en charge les patients suicidaires »
Journées nationales de prévention du suicide: « Mieux prendre en charge les patients suicidaires »
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3 février 2012
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Cliniques et Hôpitaux Privés, 21 articles (Rédacteur)

Cliniques et Hôpitaux Privés

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Journées nationales de prévention du suicide : « Mieux prendre en charge les patients suicidaires »

Journées nationales de prévention du suicide: « Mieux prendre en charge les patients suicidaires »

En France, 200 000 personnes tentent chaque année de mettre fin à leurs jours. Le suicide représente la première cause de mortalité chez les 25-34 ans et la seconde chez les 15-24 ans. Pour le docteur Olivier Drevon, psychiatre et président de l’Union Nationale des Cliniques Psychiatriques, l’amélioration de la prévention et de la postvention doivent être prioritaires : le risque de récidive dans l’année qui suit le passage à l’acte est évalué entre 10 et 20%, voire 30 à 50 % chez les adolescents.

Développer l’hospitalisation pour limiter les risques de récidive

Une tentative de suicide est souvent considérée comme un appel à l’aide ou comme le signe d’une profonde détresse. La prise en charge et le suivi après une tentative sont donc unanimement reconnus comme essentiels. Pourtant, peu d’études existent sur ce suivi, et les chiffres de récidives témoignent de la nécessité d’une revalorisation de la prise en charge, «  d’autant que les risques de récidive augmentent quand le suicidant n’a pas le sentiment que les choses vont changer et s’améliorer. Le rôle du psychiatre et de l’entourage du patient est de lui montrer qu’il n’est pas incompris et que la situation qui a mené à la tentative n’est pas une fatalité. Hospitaliser le patient, c’est le rassurer sur la prise en considération de son geste afin de limiter les risques de rechute, avec le souci de favoriser les soins ultérieurs », explique le Dr Olivier Drevon. « En vue de répondre au mieux aux besoins médicaux et environnementaux de ces patients, des innovations sont réalisées ici et là par nos établissements. Je pense par exemple aux lits de crise, rattachés aux services des urgences hospitalières, qui permettent d’accueillir des patients en phase aiguë avec une surveillance médicale intensive et rapprochée.  »

Faire bénéficier les patients des dernières innovations en matière de traitements

L’évolution technique des prises en charge en fin de dépression nécessite un personnel spécifiquement formé. Les Cliniques Psychiatriques de France, en première ligne dans l’accompagnement des patients en crise et en post-crise suicidaire, développent les dernières innovations en matière de traitements pour en améliorer l’efficacité : « Avant de se réintégrer socialement, le patient a souvent besoin d’être formé aux techniques de remise en confiance, comme la reconquête narcissique, car traverser le désert de la dépression fait perdre l’estime de soi », précise de docteur Alain Nicolet, psychiatre et vice-président de l’UNCPSY. « Après une tentative de suicide notamment, cette étape essentielle participe à la réintégration professionnelle des patients. C'est un aspect à ne pas négliger car faire l'impasse sur ce travail d'accompagnement est à terme contreproductif à la fois pour le patient, son entourage et plus largement pour la société. On oublie trop souvent de mentionner l'enjeu économique que représente le coût de la dépression et des passages à l’acte qu’elle peut engendrer. » Selon une étude, 75% des coûts totaux liés à la dépression ne sont pas directement liés au traitement mais relatifs à la perte de productivité sociale et économique[1].


En 2010, 5,5 % des 15-85 ans déclaraient avoir fait une tentative de suicide au cours de leur vie. Si un événement particulier peut avoir déclenché l’acte, les raisons profondes en sont souvent complexes. Parmi les principaux facteurs de risque : le fait d’avoir subi des violences, sexuelles ou non, la solitude, le chômage, sans oublier la dépression. Le risque de passage à l’acte est de 30% supérieur chez les personnes dépressives : le taux de mortalité suicidaire est alors proche de 15 % (source : Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 13 décembre 2011).


Approfondir la collaboration entre tous les acteurs

Face à l’ampleur de la tâche, le docteur Olivier Drevon appelle l’ensemble des acteurs à se mobiliser : « Nous prônons depuis des années la collaboration avec la médecine de ville, les associations de patients et l’ensemble du réseau des acteurs impliqués de la même manière que nous sommes prêts à répondre très rapidement et dans chaque territoire à ce défi qui se pose pour améliorer l’organisation et la qualité des soins. »


 


[1] Stoudemire MD et al. « The economic Burden of Depression ». General hospital Psychiatry 1986 ;8:387-394

- Les Cliniques et Hôpitaux Privés -

POST-SCRIPTUM

  • À propos de l’UNCPSY

    Espace dynamique d’échange et de réflexion sur la prise en charge de la santé mentale et son devenir, l’UNCPSY, syndicat affilié à la Fédération de l’Hospitalisation Privée, concourt à la performance continue et homogène des 162 cliniques psychiatriques de France. Au cœur des enjeux de santé, ce syndicat professionnel œuvre également à représenter les cliniques psychiatriques privées et à garantir leurs missions de santé publique dans le système global de la psychiatrie.

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Mots-clés :
Psychiatrie Suicide