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Jérôme Cahuzac, schizophrène ou super menteur ?
Jérôme Cahuzac, schizophrène ou super menteur ?
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10 avril 2013
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Jérôme Cahuzac, schizophrène ou super menteur ?

Jérôme Cahuzac, schizophrène ou super menteur ?

L’Express a cité un élu socialiste, digérant mal le jeu de dupes de Jérôme Cahuzac : « Pour moi, ce type est totalement schizophrène. Il est le fraudeur qui combat durement la fraude, le coupable qui se conduit avec le panache de l’innocent. Un vrai, grand, malade ». Ce a quoi Sylvie Portnoy Lanzenberg a répondu sur la blogosphère du Monde : « On peut entendre de manière insistante Cahuzac être traité de personnage schizophrène, comme s’il était un grand malade, un anormal, alors qu’il a tout simplement maintenu dissociées ses parties primaires et ses parties secondaires évoluées, ce qui est un signe d’immaturité et non de maladie ». Finalement, peut-on avancer la thèse de la pathologie psychologique pour expliquer le comportement de l’ex-ministre du Budget ? Claudine Biland, psychologue sociale et auteure de « Psychologie du menteur » a été interviewée à ce sujet pour JOL Press.

Pour Gilles Carrez, président UMP de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, il y aurait au moins un peu de schizophrénie dans le cas de Jérôme Cahuzac : « Il y a chez lui du dédoublement de personnalité. C'est Dr Jekyll et Mr Hyde quelque part ». Et pour Daniel Cohn-Bendit (écologiste), « Cahuzac c’est la schizophrénie sans nom, un cas psychanalityque ». Mais pour Claudine Biland, Jérôme Cahuzac « ne semble pas dans le déni de la réalité, ni atteint de schizophrénie ». Il aurait tout simplement été entraîné dans la spirale infernale du mensonge, sans possibilité de faire marche arrière. Un mensonge en a entraîné un autre, et ainsi de suite.
 
Su ce point, l’analyse de Claudine Biland pourrait également s’appliquer au Docteur Jean-Claude Romand, un cas néanmoins unique de mensonge extrême et, dans ce dernier cas, cruellement fatal pour son entourage. D’autant que la psychologue sociale, qui s’est exprimée pour JOL Press, qualifie Cahuzac de « menteur de talent ». Chez lui aussi, « plus le mensonge est gros, plus il passe ». Cahuzac, cependant, serait un cas très particulier lui aussi, du fait de sa trajectoire : « Les hommes politiques mentent souvent par omission en se taisant. Jusqu’au jour où des journalistes ont des informations tellement précises et vérifiables directement par les juges que les politiques sont contraints de faire des aveux  ».
 
D’autant que pour la spécialiste, « une psychologisation à outrance dans le cas de Jérôme Cahuzac ne serait pas judicieuse à ce stade ». Selon Claudine Biland, toujours, « il doit être rongé par le remords. Mais il faut savoir que comme tous les grands menteurs et mythomanes, le fait d’avouer leur faute leur procure un sentiment de soulagement ». Pour conclure, il appartiendra à des spécialistes de déterminer si Cahuzac est ébranlé psychologiquement, « car dans ce cas, il mettra beaucoup de temps à s’en remettre, peut-être même qu’il ne s’en remettra jamais ».
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