Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Infidélités virtuelles et vie réelle
Infidélités virtuelles et vie réelle
rubrique
note des lecteurs
date et réactions
21 février 2012
Auteur de l'article
Wikine, 8 articles (Site internet)

Wikine

Site internet
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
8
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Infidélités virtuelles et vie réelle

Infidélités virtuelles et vie réelle

Flirter sur Internet est monnaie courante. Les chats, les jeux de rôle et Second Life sont même devenus des lieux de rencontre reconnus. Mais quand on est déjà en couple, cette double vie peut poser problème. Quelle en sont les conséquences ? Tromper virtuellement, est-ce vraiment tromper ?

Un reportage belge sur l’importance du jeu Second Life dans la vie des gens a fait un carton sur Internet. On y voit la vie de « cas » (qui sont non sans rappeler l’émission « Striptease ») : deux couples et un homme.

Au milieu de détails qui choquent les internautes comme un verrou dans la chambre des enfants et une mère qui explique que non non, ses enfants ne la réclament pas, se dessine l’histoire d’amour d’un couple dont on pêne à croire qu’ils soient ensemble. Pourquoi ? Parce que le film commence sur les conseils du jeune homme à sa compagne en ce qui concerne son choix de petits-amis virtuels.

Situation originale qui pourrait bien passer si elle avait été totalement assumée par les deux. Ici le problème c’est qu’on comprend rapidement que si Chouchou (appelons-le comme ça) supporte les infidélités virtuelles de sa femme, c’est bien à contre-coeur. Et là, ça devient triste, voir franchement glauque.

La question qui revient dans ce documentaire c’est : est-ce que l’infidélité virtuelle c’est tromper son partenaire de vie réelle ?

Pour Jean-Mich-mich (ou quelque chose du genre de « petit loup ») dont la femme est partie avec un homme rencontré sur le jeu, l’infidélité virtuelle s’est rapidement concrétisée. « Tromper » sur Internet peut donc réellement aboutir à une crise du couple.

Ceci-dit, les rencontres sur Second Life comme sur Internet sont en général plus faciles et plus rapides que dans la réalité. La cause : pas de physique. Au final peu de flirts surmontent l’épreuve de la rencontre en chair et en os et peu le désirent réellement. Flirter sur Internet, ça n’engage donc à rien, surtout si l’on ne veut jamais voir la personne. En gros : pas de relation charnelle = pas d’infidélité.

Mais nous pouvons « tomber amoureux », où nous attacher à une personnalité dans un jeu. Et c’est ce qui arrive à Quecoeur qui même si elle nie l’importance d’une relation sur Second Life en précisant que c’est « virtuel », a pleuré pendant trois jours à la suite d’une de ses ruptures « virtuelles ». A la fin du documentaire, on apprend même qu’elle a voulu partir « ma décision était prise ». Le virtuel a donc bien mené à une crise réelle du couple.

Pour éviter d’en arriver là, certaines personnes mettent des limites dans le jeu comme dans la vie. Pour exemple on a la mère au foyer qui déclare fermement qu’elle « ne couche pas sur SL » (= Second Life). Par contre, elle et son mari ne se refusent pas une partie de SM avec d’autres personnes du jeu. Engagés dans une sorte d’échangisme virtuel, et mis à part une éducation controversée de leurs enfants, ça semble assez bien fonctionner pour eux. Mais cela sans jamais dépasser la ligne rouge : pas de relation sexuelles sur SL.

Virtuel/vie réelle
La question de ce qui est virtuel de ce qui ne l’est pas revient souvent. Quecoeur nous explique que ses relations amoureuses le sont, par contre ses amitiés elles sont bien réelles « t’es virtuel toi ? ». L’amour pour une personne est donc capable de se créer via un ordinateur mais on ne trompe pas une autre tant qu’il n’y a pas d’attouchement physique.

L’infidélité virtuelle serait donc de l’ordre du délit d’intention que de l’acte. A ceci près que sur Second Life et autres jeux de rôles, on a un avatar. On se transporte dans le jeu. On s’identifie et c’est pour cette raison que le concept marche si bien. Même si les gens qui y jouent sont bien conscients que ce n’est pas la réalité, le jeu fait partie de leur vie et ils y expérimentent des choses comme dans la réalité.

C’est peut-être pour cette raison que notre mère de famille s’indigne à l’idée de « coucher sur SL ». Elle pressent que c’est aller trop loin dans le réalisme du jeu. Car les mêmes règles régissent Second Life et le monde réel. Ce qu’il est bon de faire ou de ne pas faire dans le jeu est ainsi discuté par Quecoeur et son compagnon. Danser avec un avatar, est-ce que ça se fait ? Sous-entendu, est-ce que c’est moral ? Est-ce que ça signifie forcément qu’on est avec cette personne ? Faut-il coucher le premier soir ? Etc, etc.

Chacun va fixer des limites à sa propre mesure. Pour les échangistes par exemple, changer de partenaire est un acte d’amour. Pour d’autres, un regard c’est déjà trop. Sur Second Life c’est donc une affaire d’appréciation, en fonction de ce que l’on est et de son implication dans le jeu. Mais balayer le sujet d’un revers de la main en disant que l’infidélité n’est pas réelle parce que virtuelle (vous me suivez là ?), c’est certainement se voiler la face. Nos amours en ligne questionnent notre vision du couple, de la fidélité, mais aussi de la sexualité. Elle doit être discutée avec son partenaire et ne prendre à la gorge personne, même pas Chouchou qui aimerait tellement faire dire à sa compagne, que Second Life, c’est vraiment de la m.…

Wikine.fr - La sexualité au féminin
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté