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Inégalité au travail, même en matière d’humour
Inégalité au travail, même en matière d'humour
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23 mai 2012 | 1 commentaires
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Florence B., 33 articles (Rédacteur)

Florence B.

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Inégalité au travail, même en matière d’humour

Inégalité au travail, même en matière d'humour

Les hommes et les femmes sont, historiquement, inégaux dans le monde du travail et cela ne s’arrête pas au "plafond de verre". Une linguiste britannique travaille actuellement à démontrer en quoi l’humour des femmes est reçu différemment que celui des hommes en milieu professionnel.

L’humour est un élément à part entière en salle se réunion et nul ne doute de la capacité des hommes et des femmes à amuser leurs pairs en situation professionnelle. Cependant, une étude menée récemment (et oui, une étude de plus) nous montre que les femmes ne bénéficient pas du même jugement que les hommes quant à l’humour dont elles font montre au travail. 

Judith Baxter est une linguiste qui a réalisé une enquête sur l’humour au travail en observant les salles de réunion sur une période de 18 mois. Pendant cette période, Judith Baxter se sera intéressée aux différents éléments de langage propres aux hommes et aux femmes dans 7 entreprises différentes. L’analyse a porté sur plus de 600 000 mots prononcés dans 14 réunions, 7 d’entres elles menées pas des femmes et 7 par des hommes.

Les résultats de l’observation de la linguiste montrent que l’humour des hommes prend a plus de 80% la forme de blagues irrévérencieuses, moqueuses ou aux limites du correct et que celles-ci sont reçues positivement à plus de 90%.

En ce qui concerne les femmes, 70% d’entre elles auraient usé d’un humour axé sur l’auto dérision, celui-ci reçu dans le silence dans 80% des cas.

Judith Baxter qui compte continuer son étude quant aux actes de langages en milieux professionnels avance quelques pistes de réflexion concernant les observations de cette étude. Lors d’une émission de radio diffusée au Royaume Uni elle a pu expliquer en quoi la culture de la domination masculine en salle de réunion relevait du challenge pour les femmes :

  • - Culturellement, les hommes utilisent leur humour pour mettre en avant et faire preuve de leadership  dans l’équipe. Ce comportement répondrait aux simples règles des « groupes dominants » dans le monde de le monde du travail.
  • -    Lorsque les femmes font preuve d’humour en réunion, cela reste culturellement moins accepté car ces dernières ne font, historiquement, pas partie des « groupes dominants » au travail (bien que cela tend à changer). 
  • - Les femmes ne sont pas moins drôle (cela va de soi) que les hommes. Elles utiliseraient simplement leur humour différemment, plus comme un signe amical que pour asseoir leur leadership. Lorsqu’elles feraient comme les hommes, cette forme d’humour serait reçu comme étant défensif voire, méchant.

Aussi, les femmes vont utiliser l’auto dérision dans la plupart des cas car c’est une option sûre : faire rire de soi plutôt que de prendre le risque de faire rire des autres et d’être mal compris.

Bien que l’auto dérision soit souvent reçu dans le silence, elle peut aussi aider à être perçu comme plus accessible ou plus humain, moins dans la confrontation. L’auto dérision ne ferait donc pas mouche dans les salles de réunion et pourrait donner une bonne image de celui ou celle qui sait en user sans tomber dans l’auto dénigrement. 

Judith Baxter continue son enquête et nous attendons impatiemment ses observations sur les différences entre ces messieurs et ces dames…

 

 

SOURCES

  • http://www.guardian.co.uk/money/2012/may/20/boardroom-humour-women?newsfeed=true
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Mots-clés :
Femmes Travail Humour Hommes
Commentaires
0 vote
par egos (IP:xxx.xx3.221.160) le 24 mai 2012 a 17H25
egos (Visiteur)

subtil, thème de recherche so British dans ne même ordre d’idées, une équipe de Cambridge (?) me semble t il, révélait, il y a quelques années les délais de réaction de personnes observées, selon le genre, au terme d’une étude conduite selon les règles d’usage et le sérieux de l’institution

15 secondes pour les femmes, 40 pour les hommes

l’homme est perfectible, non ? cela pourrait, par contre, prendre beaucoup de temps