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Fonctionnement du cerveau en cas de jeu vidéo violent
Fonctionnement du cerveau en cas de jeu vidéo violent
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14 février 2012 | 10 commentaires
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DARCHE ERIC, 64 articles (Naturopathe)

DARCHE ERIC

Naturopathe
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151

Fonctionnement du cerveau en cas de jeu vidéo violent

Fonctionnement du cerveau en cas de jeu vidéo violent

On constate :
 
Une activation de la zone cognitive dédiée à la réflexion qui gère la motricité et la stratégie ;
 
et surtout une inhibition des zones liées aux émotions comme le cortex cingulaire antérieur (structure qui permet d’arbitrer entre réflexion et émotion) ou le complexe amygdalien, qui déclenche la sensation de peur.
 
Le cerveau du joueur est entièrement concentré vers le résultat du jeu, tandis qu’il s’efforce de tuer le plus d’ennemis possible. La zone du cerveau correspondant à la compassion et la peur se trouve alors inhibée. On peut donc penser que le cerveau apprend à devenir imperméable aux sentiments.
 

Les jeunes qui s’adonnent aux jeux vidéo de tir subjectif ne deviendront pas tous violents, mais chez les adolescents ayant déjà des tendances agressives, les combats virtuels risquent d’exacerber ce type de comportement.

D’autres travaux, relatés par la revue Science et Avenir, concluent de manière identique. "Oui, toutes les données scientifiques convergent !", affirme Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale à l’université de Grenoble-II, auteur de plusieurs travaux de synthèse sur la violence,
 
John Murray, de l’université du Kansas (Etats-Unis), a observé en IRM que des images violentes provoquent chez les jeunes (de 9 à 13 ans) l’activation d’un réseau cérébral impliqué dans le réflexe de peur, ainsi que du cortex moteur, préparant à la riposte.
 
Selon le chercheur de l’université du Michigan (Etats-Unis),les jeux vidéos violents entraînent aussi, chez des sujets de 18 à 26 ans, une dichotomie (division) entre émotion et réflexion qui désensibilise le joueur.
 
Même réponse du Bruce Bartholow, de l’université de Missouri-Colombia, qui a analysé l’électroencéphalogramme de différents joueurs. Les émissions d’ondes cérébralles P300, qui accompagnent normalement les réactions d’aversion des individus face aux scènes agressives, tendent à diminuer chez les amateurs de jeux violents.
 
Enfin, Christopher Kelly, de l’Universtité de Columbie, à New-York, démontre que l’exposition répétée à la violence virtuelle diminue le contrôle cérébral des comportements agressifs.
 
L’argument souvent mis en avant pour défendre et promouvoir les films ou jeux violents dont l’intérêt serait de purger les pulsions agressives semble avoir "vécu". Espérons-le en tout cas ! Car en réalité, ils provoquent exactement l’effet inverse.
 
Dans le même article de la revue Science et Avenir, Laurent Bègue poursuit : "Les fabricants de jeux vidéo, eux, minimisent ces données. Un peu comme l’industrie du tabac par le passé. Ils stigmatisent certains profils à risque pour faire diversion. Alors que tout le monde est concerné.

Dans le jeu "Grand Theft Auto IV", vous pouvez fréquenter une prostituée, puis l’abattre et récupérer votre argent... La société doit se demander si elle est d’accord pour que ses citoyens passent leur temps libre à mimer de telles actions, criminelles, alors que les contenus pourraient privilégier des comportements altruistes, par exemple."
 
Selon le Professeur José Sanmartin, les images qui nous entourent peuvent avoir une influence sur notre cerveau en le configurant d’une certaine manière. Lorsque nous regardons des images violentes, certains circuits neuronaux de notre cerveau priment sur d’autres, ce qui explique que nous puissions être influencés par cette violence. C’est le contexte social et environnemental de la personne qui détermine l’impact de ces images sur son cerveau.
 
Il en va de même lorsqu’une personne prend l’habitude d’exprimer son agressivité en frappant dans un oreiller par exemple, soi-disant pour évacuer sa colère. Si elle le fait régulièrement et y prend du plaisir, alors en réalité elle ne fera qu’aggraver son état.
 
Au vu de tous ces travaux de recherche, éminemment sérieux, ignorer le lien qui existe entre la violence virtuelle (films vidéo, etc.) et la violence réelle sous prétexte de défoulement, de divertissement, de jeux, semble être une attitude risquée ! C’est sans doute à ce niveau, EN MÊME TEMPS QU’A CELUI DE L’ALIMENTATION DÉSÉQUILIBRÉE ET DÉNATURÉE, qu’il est possible de trouver un début d’explication à la violence actuelle, toujours plus présente et spectaculaire dans nos sociétés en général et chez les jeunes en particulier.
 
Lorsqu’ils sont accompagnés par une certaine philosophie, une éthique et le respect de l’autre, les sports de combats comme le karaté peuvent cependant canaliser l’agressivité, car ils permettent de renforcer la confiance en soi et de se développer sur le plan physique.
 
Le cerveau d’un adolescent ne réagit pas comme celui d’un adulte face au risque.
 
James Bjork a fait jouer 20 adolescents (12-17 ans) et 20 adultes (23-33 ans) à un jeu d’argent comportant des possibilités de gains et des risques de pertes. En cas de risque modéré, les adultes activent une zone du cortex frontal importante durant leurs prises de décisions, ce qui leur permet d’évaluer les possibilités de gain et les risques encourus. L’adolescent, lui, n’active rien du tout. Le risque potentiel doit être élevé, comme celui de tout perdre, pour que son cerveau commence enfin à activer cette zone.
 
"L’adolescence est la période de maturation du circuit cérébral de la motivation et de la récompense, ce qui se traduit par la recherche de sensations fortes et de prises de risques", explique le Dr Michel Reynaud.
 
Dans cette recherche d’expériences fortes, les drogues et l’alcool sont souvent au rendez-vous, et elles peuvent altérer gravement les fonctions du cerveau et favoriser les comportements violents.
 
Extrait du livre d’Eric Darche "Optimisez votre santé mentale" aux Editions Quintessence.
 
Eric Darche
Naturopathe Spécialisé en nutrition.
Auteur, Conférencier, Formateur.
Consulte sur RDV et conseil aussi par téléphone.
Tel : 04 42 96 33 18.

www.ericdarche.com

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Mots-clés :
Cerveau Jeux vidéos
Commentaires
0 vote
par Depi (IP:xxx.xx1.224.122) le 14 février 2012 a 14H41
Depi (Visiteur)

Il serait bon tant qu’à faire de publier un article chaque fois qu’une nouvelle étude est éditée sur le sujet tant les résultats sont parfois totalement divergents.

Après tout, chaque étude a son propre protocole et on constate souvent que le protocole choisi influe directement sur le résultat puisque les scientifiques ont tendance à vouloir avérer leur idée initiale.

Mais on peut comprendre, c’est vrai, qu’entre une étude et la réalité, mieux vaut préférer l’étude et nier les résultats par exemple de "Virtual Iraq" dans le traitement de syndrome post-traumatique.

1 vote
par Traroth (IP:xxx.xx8.4.105) le 14 février 2012 a 17H14
Traroth (Visiteur)

Voila un article qui saute aux conclusions. Un exemple typique : "La zone du cerveau correspondant à la compassion et la peur se trouve alors inhibée. On peut donc penser que le cerveau apprend à devenir imperméable aux sentiments"

5 votes
(IP:xxx.xx5.117.161) le 14 février 2012 a 17H23
 (Visiteur)

"Selon le chercheur de l’université du Michigan (Etats-Unis),les jeux vidéos violents entraînent aussi, chez des sujets de 18 à 26 ans, une dichotomie (division) entre émotion et réflexion qui désensibilise le joueur."

Heureusement... cela s’appelle bien "jouer". Pas totalement débile, le joueur sait que c’est faux...

Ah la la... à quand des études scientifiques sur la dichotomie "émotion/réflexion" engendrée par les journaux télévisés ou les émissions dites "politiques" ?

3 votes
par samagora (IP:xxx.xx2.208.179) le 14 février 2012 a 18H29
samagora (Visiteur)

Cela signifie tout simplement que le cerveau à détecter le coté virtuel de l’activité et a donc neutralisé les fonctions inutiles à cette activité, un peu comme il déconnecter les fonctions motrices lorsque nous dormons pour éviter que les actions virtuelles du rêve ne se concrétise dans le réel.

Je suis d’accord avec ce commentaire : "Ah la la... à quand des études scientifiques sur la dichotomie "émotion/réflexion" engendrée par les journaux télévisés ou les émissions dites "politiques" ?"

3 votes
par Antoine Martin (IP:xxx.xx0.19.31) le 15 février 2012 a 08H24
Antoine Martin (Visiteur)

Jouant pour ma part chaque jour a au moins un jeu video, et qui plus est a gta 4, je suis rassuré de constater que l’arsenal que je detiens, les 30 prostituées que j’assassine chaque soir et les 200 personnes que j’ecrase avec la voiture que j’ai volée ne sont en aucun cas de ma faute, mais de celle de mon cerveau abreuvé de jeux vidéo depuis mes 15 ans. D’ailleurs, en ce moment je joue a Batman et j’ai sauté de ma fenetre sur un sbire du joker. Je pense m’être cassé les deux jambes... Mais je m’en fiche je suis Batman... Article très interessant cependant...

PS : si un policier lit mon commentaire, je plaisante bien sur...

0 vote
(IP:xxx.xx5.117.157) le 15 février 2012 a 09H45
 (Visiteur)

Aucun jeu vidéo ne peu provoquer autant de violence , que n’en provoque les 0,01% qui détruisent ce monde, provoque les crises, les guerres, la misère .....

Le jeu vidéo a sans doute une influence, mais il y a des causes bien plus profondes à la violence, sans celle -ci on pourrait considérer que l’influence des jeux vidéo est "presque" négligeable à mon avis.

L’éducation et la pédagogie sont très loin d’être au top, et surtout sur le terrain, on ne lui donne même pas une chance. (les profs essaient mais on leur donne pas les moyens)

En fait, l’expérience de Milgram est vraiment l’actualité !!!, Les gens sont éduqué pour être soumis à l’autorité au point de perdre leur humanité sans même s’en rendre compte, l’horreur de la justification abusive de la misère,de la pensée unique. Et tout le stress de l’emploi précaire,obéir ou crever de faim...

99.99% Save the world !!!

0 vote
par Traroth (IP:xxx.xx8.4.105) le 15 février 2012 a 10H06
Traroth (Visiteur)

Les jeux vidéos ont bon dos, surtout ! La violence a d’autres explications, sociales, bien plus dérangeantes, et en même temps, bien plus crédibles !

1 vote
par Reille (IP:xxx.xx3.96.190) le 15 février 2012 a 20H34
Reille (Visiteur)

"Eric Darche, Naturopathe, Spécialisé en nutrition, a suivi sa formation à l’école Vie et Action dirigée par le Docteur André Passebecq ainsi qu’au GAC (Guilde des Arts et de la Connaissance). Il a ensuite parfait ses connaissances par des recherches personnelles soutenues pendant plus de 10 ans, par l’étude approfondie de nombreux travaux sur la nutrition et par un échange régulier et fructueux avec différents scientifiques. Il propose depuis quelques années des conférences afin de sensibiliser le public sur l’impact majeur de la nutrition sur la santé et a rédigé à ce propos, de nombreux articles dans la presse."

La formation de l’auteur de l’article. Je cherche toujours le rapport entre nutrition et neuropsychologie...

1 vote
(IP:xxx.xx6.156.211) le 15 février 2012 a 21H28
 (Visiteur)

Bonjour et merci pour vos réactions toutes aussi intéressantes les unes que les autres.

Lorsque l’on s’intéresse à la santé mentale, il peut être intéressant de créer des "ponts", des relations, entre des domaines qui ont un lien entre eux et pour cela faire référence à des spécialités différentes, pour favoriser un éclairage le plus juste possible.

Dès que l’on s’intéresse de près à la nutrition, l’on découvre qu’il y a un lien très intime entre la qualité alimentaire et la santé mentale. Il semble que cela soit aussi vrai pour la qualité de notre "nourriture spirituelle".

A ce propos, voici l’avis du Docteur Jean-Marc Mantel, Médecin Psychiatre, qui a préfacé cet ouvrage, que l’on peut trouver dans la deuxième édition.

"Voici un ouvrage étonnant mis à la disposition du grand public et des professionnels de santé mentale. Concernant ces derniers, la psychiatrie manque, en effet, cruellement d’outils pour aider ses patients, sans recourir systématiquement aux psychotropes dont on connaît suffisamment les effets délétères.

Eric Darche présente tout d’abord une description assez précise du fonctionnement mental et émotionnel, et des possibilités d’en aider la gestion.

C’est une sorte de kinésithérapie mentale que l’auteur nous propose, en soulignant les capacités d’autonomie qui sont présentes en chacun, et celles d’influencer, positivement ou négativement, notre vécu.

La notion de stress est abordée, tant sur le plan des neuromédiateurs que du fonctionnement physiologique global.

Divers outils sont proposés, utilisables bien sûr par tout un chacun, mais aussi pour ceux qui traversent des périodes psychiques difficiles et conflictuelles.

Les bases neurologiques et neurobiologiques nécessaires à la compréhension du fonctionnement psychique sont bien développées, et faciles d’accès.

L’importance de l’alimentation, souvent ignorée par la psychiatrie moderne, est ici soulignée, aussi bien quant à la qualité qu’à la quantité. La chrono-nutrition, la fonction des divers acides aminés, des acides gras, des glucides, des vitamines B, des différents minéraux, sont utilement développées, à un niveau suffisamment technique pour un spécialiste de santé mentale, mais aussi limpide pour un public non spécialisé.

Les maladies neurodégénératives et la dépression sont explorées à la fois sur le plan de la neurochimie, du rôle possible de l’intoxication par les métaux lourds et des possibilités thérapeutiques insoupçonnées d’une saine alimentation.

La question des allergies, de leur rôle possible dans les troubles de l’attention, est aussi soulignée, et certains précieux remèdes proposés.

C’est donc un ouvrage très bien documenté et complet que nous offre Eric Darche, qui peut aider tout thérapeute en santé mentale à affiner sa compréhension et à enrichir les outils thérapeutiques qui sont à sa disposition, et toute personne concernée à acquérir les connaissances nécessaires à une saine gestion de sa santé physique et psychique."

Nous n’hésiterons donc pas à en recommander la lecture. Jean-Marc Mantel, Médecin Psychiatre.

0 vote
(IP:xxx.xx6.156.211) le 15 février 2012 a 21H54
 (Visiteur)

Le post précédent fait référence à l’article sur le fonctionnement du cerveau en cas de jeu vidéo violent, qui est extrait du livre : "Optimisez votre santé mentale" d’Eric Darche.