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Facebook : Terrain de chasse pour narcissiques
Facebook : Terrain de chasse pour narcissiques
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25 octobre 2010 | 6 commentaires
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La rédaction CareVox, 602 articles (Comité de rédaction)

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Facebook : Terrain de chasse pour narcissiques

Facebook : Terrain de chasse pour narcissiques

Une étude menée par l’Université de Georgie laisse supposer que les réseaux sociaux sur Internet pourraient servir d’outils servant à évaluer le degré de narcissisme chez les individus. Deux psychologues ont ainsi analysé Facebook, qui compte 500 millions d’utilisateurs, afin de mieux cerner le narcissisme en ligne. Dans le même temps, Facebook a fait l’objet d’une étude de l’Ecole de Journalisme du Missouri qui affirme que l’émotivité la plus forte est ressentie par les utilisateurs dans « la chasse aux nouveaux amis » et dans « le tissage d’un lien social » plutôt que dans leur aboutissement et le fait établi.

Bardée de distinctions, Laura Buffardi, étudiante en Doctorat de Psychologie et co-auteur de l’étude avec le professeur Keith Campbell, n’en est pas à son coup d’essai en matière d’énoncés. Mais cette fois, elle est catégorique : « Les narcissiques s’approprient Facebook pour se faire leur promotion aux yeux des autres ». Les conclusions des deux experts paraissent ce mois-ci, dans le numéro d’octobre de Society and Social Psychology Bulletin. Et les résultats ont été obtenus sur la base d’un questionnaire auquel ont bien voulu répondre 130 utilisateurs de Facebook et après avoir analysé le contenu des pages de ces derniers.

Le « taux de narcissisme » des intéressés est ainsi fonction du nombre des « amis » et des « wall posts » figurant sur les comptes. Laura Buffardi a observé chez les narcissiques une tendance aux amitiés « peu profondes » et un choix de photos « bien plus glamour » que chez les autres utilisateurs. La psychologue en est convaincue, « les narcissiques, qui pullulent sur Facebook, se servent de leur entourage pour se mettre en avant. Mais, sur le long terme, ils finissent par nuire non seulement à cet entourage mais à eux mêmes ». Certes, aucune preuve ne permet d’avancer que les utilisateurs de Facebook sont plus narcissiques que les autres, « mais la multiplication des pages Web personnelles permet de se poser la question ».

De son côté, Kevin Wise, professeur en communication stratégique à l’Ecole de Journalisme du Missouri, a étudié le comportement des utilisateurs une fois connecté à Facebook, par le biais de captures d’écran. Lui aussi est formel : « Sur Facebook, le plaisir est surtout de partir à la chasse, chasse aux nouveaux amis, et quête d’une nouvelle existence virtuelle ». Les résultats de cette étude ont été publiés dans le journal Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking. Les sites de réseautage social en étant encore à leur balbutiement, les auteurs des deux études « attendent de voir comment ces tendances vont se développer ».

 

La rédaction CareVox
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Commentaires
1 vote
par Yaltane (IP:xxx.xx7.3.163) le 26 octobre 2010 a 13H03
Yaltane (Visiteur)

<<Bardée de distinctions, Laura Buffardi, étudiante en Doctorat de Psychologie et co-auteur de l’étude avec le professeur Keith Campbell, […] est catégorique : « Les narcissiques s’approprient Facebook pour se faire leur promotion aux yeux des autres »>>

Ah c’est sûr, il fallait un cursus universitaire et une barde de distinctions pour en arriver à cette conclusion :D :D

2 votes
(IP:xxx.xx7.186.169) le 26 octobre 2010 a 13H05
 (Visiteur)

Ça parait super pauvre comme étude. On peux imaginer comme dans tout phénomène humain qu’il n’y ait pas qu’une seule dimension (narcissique/non narcissique) mais plusieurs. Cela peux servir à communiquer plus facilement avec les autres quand on est timide par exemple, de développer des amitiés qui au départ sont justement superficielles (ah toi aussi tu es passionné par ceci cela, ...).

10 votes
par glopy1 (IP:xxx.xx1.112.133) le 26 octobre 2010 a 15H23
glopy1 (Visiteur)

bien entendu que c’est le comble du narcissisme qui plus est pour raconter des choses aussi interessantes et abstraites comme "hier j’ai fait la fête" ou "soirée surper cool chez moi lol" ou encore "gros bisou ma cherie on t’aime" (baillement) ou comment se construire une non vie qu’on affiche au tout venant, a quand "hier j’ai fait cracrac" "je suis allé aux toilettes 3 fois" ou encore "hier, j’ai travaillé"... toiut ce débalage indéscent d’ineptie toutes plus futiles les unes que les autres, la société de consommation dans sa plus large médiocrité. Tout le monde se raconte, c’est le syndrome du loft ou de l’amour de soi sabs aucun mérite. C’est le média du pauvre qui n’atteindra pas le but suppreme de passer a la télé.

Facebook c’est l’étalage du contenu insipide d’une vie insipide a son chef, son voisin, ses parents, ses enfants. Les photos d’un week end a bernière sur mer, ou du gateau du petit dernier dont la terre se fout.

4 votes
par Franck Pichon (IP:xxx.xx6.107.238) le 26 octobre 2010 a 22H16
Franck Pichon (Visiteur)

Il y a une part de vérité dans ces études, il y a des zozos assez étranges sur Facebook, mais il ne faut pas généraliser. Les utilisateurs ont des profils très variés. Ils sont parfois super sympathiques et aidants pour plein de choses.

2 votes
par lolo (IP:xxx.xx6.3.178) le 13 mars 2011 a 09H13
lolo (Visiteur)

FB révèle ou exacerbe des aspects de nous et pas que les meilleurs ! Mais c’est bel outil de rencontres "improbables" ... (& de maintien ludique de relations existantes) qu’il ne tient qu’à nous de concrétiser ... Comme dit l’un de mes amis "j’aime bien assez vite crever l’écran !" Je m’ouvre à d’autres univers ... en cela ce réseau me semble plus "riche" que veulent le décrire ses détracteurs ... Reste à éviter les "détraqués" ;)

2 votes
(IP:xxx.xx4.121.51) le 27 juin 2013 a 16H47
 (Visiteur)

Pas terrible comme étude... Comment peut-on effectuer de telles allégation avec un doctorat, sur la base d’un pauvre sondage de 130 participants et l’analyse subjective d’un critère de "glamourité" attribué, oui-non, à des photo ? Quand bien même on peut supposer un tel comportement, car il y a du vrai là dedans, il me semble que d’autre analyse explique mieux le phénomène : facebook rencontre du succès PARCE QUE l’expression du moi aujourd’hui est exacerbé, et que nous sommes dans un système de démonstration, d’exhibition de soi, poussé à son extrême. L’affichage et l’étalage de sa vie privée en publique, même virtuel et illusoire (tout le monde se montre, peu regardent) est un phénomène de notre temps, sûrement dû au fait que, pour avoir du pouvoir aujourd’hui, il faut des gens pour nous écouter donner des ordres, des conseils... etc.

Voici une analyse simplement logique ne se basant que sur la structure de nos institutions, remettant en cause la théorie du narcissisme : un sondage orienté sur 130 personnes ne vaut rien, elle aurait au moins plus travailler avec un labo de sondage et un labo d’épistémologie pour bien faire son truc.