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Facebook : plus d’amis, plus de stress ?
Facebook : plus d'amis, plus de stress ?
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10 mars 2011

Facebook : plus d’amis, plus de stress ?

Facebook : plus d'amis, plus de stress ?

Plus vous avez d’ « amis » sur Facebook, plus vous seriez susceptible de vous sentir stressé. C’est ce que révèle une étude écossaise menée par des psychologues de l’Université d’Edimbourg Napier.

Facebook, avec ses 500 millions d’utilisateurs à travers le monde, révolutionne nos relations avec autrui. Son principal avantage est de pouvoir rester en contact continu, avec notre entourage, nos amis, notre famille, nos collègues et rester au courant facilement de tout ce qui se passe dans leur vie. Cependant, le réseautage social ne présente pas que des effets bénéfiques. Il serait même anxiogène comme le révèle le docteur Kathy Charles qui a dirigé l’étude. ».
 
« Il y a une ambivalence considérable des avantages de Facebook pour ses utilisateurs » explique la psychologue.  En effet, les résultats de l’étude menée par les écossais suggèrent qu'il existe une minorité consistante d'utilisateurs qui éprouvent un niveau d'anxiété important lié à Facebook, avec seulement des bénéfices très modestes, voire précaires. D’ailleurs, lorsqu’on leur pose la question, « une impressionnante majorité des répondants disent que le principal intérêt de Facebook est de ‘rester en contact’, sans en justifier davantage les raisons… » selon le Dr Charles.
 
D’autre part, les chercheurs constatent que les utilisateurs qui ont le plus de contacts, ceux qui passent le plus de temps sur Facebook, sont les plus susceptibles d’être stressés. Le sondage online (une des composantes de l’étude) indique en effet que les 12% de jeunes qui se sentaient anxieux sur Facebook, avaient en moyenne plus de contacts : environ 117 amis pour les « anxieux » contre 75 pour les « sereins ». « C’est comme si vous étiez une petite célébrité, plus vous avez d’audience, plus vous vous sentez obligés d’éditer de nouvelles choses sur vous. », selon le Dr Charles.
 
Facebook serait-il devenu une nouvelle source de pression sociale ? Peut-être bien que oui, les gens craignent de rater certaines news importantes de la vie virtuelle de leurs amis s’ils ne sont pas souvent connectés sur leur profil… « C’est comme aux jeux d’argent, Facebook maintient dans un état d’indécision névrotique, la personne restant connectée par peur de rater un fait marquant ». Quant à d’autres internautes, ils n’oseraient pas se désinscrire par peur de vexer leurs contacts…comme s’il y avait une peur de se désocialiser en ne faisant plus partie du « Social Network ».
 
Gérer ses « amis » sur Facebook ne revêt pas non plus d’une partie de plaisir … Ainsi 63% des répondants à l’enquête déclarent qu’ils mettent un certain temps à répondre aux demandes d’amitiés , 32% culpabilisent ou sont gênés de rejeter des demandes d’amitié, enfin 10% n’aiment pas être sollicités pour de nouveaux amis potentiels ! Il est vrai que selon l’usage qu’on en fait, Facebook peut vite devenir une partie de casse-tête, où gérer les informations accessibles en fonction de vos « listes » de contacts devient aussi compliqué que des relations publiques…
 
L’intérêt social de Facebook reste donc superficiel, et ses effets néfastes surpasseraient le peu de bénéfices qu’on en tire. Plus inquiétant, pour le docteur Charles, l’étude sous-estimerait le nombre d’utilisateurs atteints par les troubles d’anxiété, que ce soit par les sentiments d'exclusion, la contrainte d’être divertissant, la paranoïa ou l'envie d’un meilleur mode de vie que peut procurer le spectacle de la vie des autres. C’est en tout cas les problèmes évoqués lors des focus group et les entretiens individuels complémentaires au sondage.
 
Facebook est en train de devenir une étape obligatoire, le lieu tendance qu’il faut absolument fréquenter, un must, si l’on souhaite avoir un semblant de vie sociale… Même s’il paraît difficile de s’en passer, il reste néanmoins une réflexion à mener quant à la place à accorder aux réseaux sociaux virtuels, et plus généralement aux nouvelles technologies, au sein de notre vie sociale. L’instantanéité des échanges générée par les nouveaux média est certes attrayante et facile, mais il convient de prendre suffisamment de recul, et surtout le temps nécessaire, pour s’intéresser vraiment à nos amis. Les vrais.
 
L.P
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