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Etes-vous un retardaire chronique ? Quelles solutions ?
Etes-vous un retardaire chronique ? Quelles solutions ?
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26 mai 2014 | 2 commentaires
Auteur de l'article
Cyril Malka, 19 articles (Psychologue)

Cyril Malka

Psychologue
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Etes-vous un retardaire chronique ? Quelles solutions ?

Etes-vous un retardaire chronique ? Quelles solutions ?
La plupart des gens qui arrivent régulièrement en retard n’aiment pas cela. Et ceux qui arrivent toujours à l’heure et qui pensent que les retardataires ne font cela que pour se mettre en valeur, pour contrôler leur environnement ou parce qu’ils sont égoïstes se trompent. Le problème des retardataires à répétition est bien plus compliqué que cela.
 
Dans une mini-étude faite à San Francisco, sur 225 personnes, on a trouvé que 17 % étaient des retardataires “chroniques”, si on peut les appeler comme ça. En fait, ils n’arrivaient pour ainsi dire jamais à l’heure. Bizarrement, en poussant l’étude un peu plus loin, on s’est rendu compte qu’il y avait, chez ces retardataires chroniques, une forte tendance à la procrastination et des problèmes de contrôle de soi (ils boivent un peu trop, faisaient des achats impulsifs, mangeaient un peu trop), il y avait une tendance à rechercher les émotions fortes et certains avaient des symptômes qui rappelaient les TDA (Troubles Déficitaires de l’Attention) : des difficultés à focaliser et à rester attentif et une tendance à être un peu hyperactif ou sans repos.
 
Les retardataires chroniques sont souvent en proie à des problèmes d’anxiété, de facilité à se laisser distraire et d’autres batailles intérieures.
En fait, le fait d’être un retardataire chronique est assez ancré dans la personnalité, ce qui en fait une habitude difficile à combattre. C’est bien pour cette raison que de dire à un retardataire chronique qu’il doit faire des efforts pour arriver à l’heure correspond à dire à un obèse qu’il doit faire des efforts pour moins manger.
La situation n’est, en fin de compte, pas aussi simple qu’on pourrait le croire.
 

Quel retardaire chronique êtes-vous ?

Si vous êtes un retardataire chronique (ou si vous voulez aider quelqu’un qui a ce problème), il faut commencer par comprendre quel genre de retardataire chronique vous êtes. Il y a, en gros, sept catégories de retardataires chroniques, dont trois catégories principales :
 
  • Le Dernière-Minute : Il s’agit d’une personne qui aime les dernières minutes. Il aime la pression et les choses qui sont faites au dernier moment. En fait, pour le Dernière-Minute, il est difficile de le motiver avant qu’il y ait une crise en cours. En fait, tant que ce n’est pas urgent, il s’en moque. Il ne commencera à bouger que lorsque les choses seront prêtes à s’écrouler. Le fait de se hâter d’un point à l’autre est une façon de se débarrasser de l’ennui qu’ils ressentent si souvent.
  • Le Producteur : Il a besoin de faire autant que possible en aussi peu de temps que possible. Il ne se sent bien que lorsqu’il a un agenda bien rempli et une liste de choses à faire longue comme ça. Les producteurs ont une tendance à croire aux miracles. Ce qui veut dire qu’ils sous-estiment régulièrement le temps que diverses tâches demandent. Ils ont horreur de perdre du temps, ce qui veut dire qu’ils veulent que leur agenda soit plein pour chaque minute de chaque jour.
  • Lagaffe : Vous connaissez Gaston Lagaffe  ? C’est un peu le problème de cette personnalité. Il a du mal à focaliser sur quelque chose et il se laisse facilement distraire. Cela peut aller de la personne qui souffre de TDA aux personnes qui ont des “trous” et qui, de temps à autre, oublient ce qu’ils étaient en train de faire pour faire autre chose.
 
Bien entendu, ici, je simplifie. Il y a rarement des personnes qui ne sont qu’une seule personnalité. Il s’agit, le plus souvent, d’un mélange des trois personnalités principales.
 
Les quatre autres personnalités, moins courantes et qui sont le plus souvent sous-jacentes aux trois principales. C’est-à-dire qu’on les trouvera rarement seules, mais le plus souvent comme “bonus” aux trois premières.
Aussi dans ce cas, il peut être question d’un mélange des quatre. 
Celles-ci sont :
  • Le rationalisant (oui, je sais, ce n’est pas un nom… avant maintenant  !) : Il n’admet jamais ses retards (beaucoup de retardataires chroniques souffrent de cela). En gros, ce n’est jamais de leur faute.
  • L’indulgent : Il n’a pas beaucoup de contrôle sur lui-même et il est très indulgent envers lui-même.
  • Le fugitif : Il essaye de contrôler des sentiments d’anxiété et de manque de confiance en soi en “s’évadant”, en arrivant en retard.
  • Le rebelle : Il arrive en retard pour démontrer que c’est lui qui contrôle la situation, et il est fort, et il fait ce qu’il veut, et, et, et… (ce sera le plus souvent un homme).

Donc, avant de pouvoir agir et de changer cela, il est important de voir et de comprendre de quel genre de retardataire chronique nous parlons. Seulement lorsqu’on aura fait le point là-dessus, on aura une idée de comment agir.

 

Quelle est la cause  ?

Commencez donc par faire le point. Identifiez ce qui vous met en retard : êtes-vous le genre de personne qui veut faire plus d’une chose à la fois  ? Avez-vous prévu un calendrier trop lourd  ? Ou êtes-vous le genre de personne presque maniaque qui ne peut pas quitter la maison avant d’avoir, une dernière fois, tiré sur les rideaux, ouvert le courrier ou autre, alors que vous devriez déjà avoir passé la porte d’entrée  ? Ou plutôt, de sortie.
Trouvez vos raisons. Trouvez ce qui vous dirige.
 

Alors  ? Que faire  ?

Alors, vous vous imaginez bien que de passer de “celui qui est toujours à la bourre” à “celui qui est toujours à l’heure”, ce n’est pas mince affaire et cela ne se fera pas du jour au lendemain.
… et vous avez parfaitement raison  !
 
La première chose à faire est de vous mettre des buts qui ne seront pas négociables. Un genre de “promesse à soi-même”.
 
Commencez par quelque chose de facile, comme “ne pas mettre le réveil sur ‘snooze’ (arrêt momentané) lorsqu’il sonnera”, même pas UNE FOIS. Vous l’éteindrez et vous vous lèverez.
Si vous ne pouvez pas faire cela, si vous ne pouvez pas atteindre votre premier but, c’est que vous n’êtes pas prêt à travailler votre retard chronique.
 
Alors pour vous éviter un échec, faites une expérience : Arrivez à l’heure quelque part (peu importe où) une fois. Juste une fois. Rien que pour voir ce que vous ressentez. Lorsque c’est fait, notez vos réactions et ce que vous ressentez. Vous sentez-vous angoissé ou décontracté  ? Fier ou ennuyé  ? Ou toute autre chose  ?
Et travaillez à partir de là.
 
Voici quelques conseils, à vous de prendre, de trier, d’adapter ceux que vous pouvez utiliser et qui vous conviennent :
 
- Prenez conscience du temps qui passe. Pendant une période de quinze jours, chaque jour, écrivez chaque action que vous devez faire et le temps que vous pensez que cela va vous prendre.
Ensuite, voyez le temps que ces différentes actions vous prennent réellement : prendre votre douche, vous habiller, prendre votre petit déjeuner, aller au travail, amener votre enfant chez la nounou, faire la vaisselle… Toutes ces actions que vous faites au cours de la journée. Mettez le temps qu’elles vous ont pris à côté du temps estimé et comparez.
Beaucoup de gens ont une mauvaise conception du temps que certaines actions prennent. On a souvent l’impression qu’on est plus rapide qu’on ne l’est réellement. Et d’autres fois, on se base sur des mauvaises données : ce n’est pas parce qu’on a pu aller au travail en 12 minutes il y a cinq ans que cela ne nous prend que 12 minutes à aller au travail.
Il vous suffit de rater un feu vert ou de devoir rentrer pour aller chercher un parapluie ou votre sacoche pour planter votre planning. Vous serez en retard. Il vous sera impossible d’arriver à l’heure. Ne prenez aucun risque. Si vous devez commencer à 9 h, prévoyez d’arriver à 8 h 45.
 
Ne prévoyez jamais d’arriver à l’heure. Les retardataires chroniques ont souvent une tendance à vouloir arriver exactement à l’heure, ce qui fait que l’édifice s’écroule en cas d’imprévu. Disons que vous devez être au travail à 9 h et que cela vous prend 12 minutes à y aller, donc vous partez à 8 h 48. 
 
- Appréciez l’attente. Si l’idée de devoir attendre vous angoisse, soyez prévoyant. Prenez un magazine, votre iPad, un jeu vidéo, un livre, appelez un ami avec qui vous n’avez pas parlé depuis longtemps ou profitez-en pour revoir votre planning pour la semaine. Choisissez quelque chose que vous aimeriez faire afin que ceci soit motivant.
 
Enfin, si vous avez un(e) ami(e) qui a ce problème, souvenez-vous que ceci n’a rien à voir avec vous. Ce n’est pas pour vous ennuyer, ce n’est pas parce qu’il se fout de vous. Et le fait de le faire culpabiliser ne changera rien à l’affaire. Bien au contraire. N’essayez pas de lui donner rendez-vous une demi-heure avant l’heure pour pallier au manque, cela ne marchera qu’une fois ou deux et au contraire, après, attendez-vous à un plus long retard.
 
Il vaut mieux avoir une discussion honnête avec lui et mettre les cartes sur table, éventuellement mettre des règles strictes. Et si cela ne marche pas, trouvez d’autres méthodes : qu’il vous achète des chocolats pour chaque quart d’heure de retard. Au moins, si cela ne le fait pas arriver à l’heure, ça pourra toujours adoucir l’attente.
 
Cyril Malka
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Commentaires
0 vote
par Marchaux (IP:xxx.xx1.93.158) le 26 mai 2014 a 15H14
Marchaux, 94 articles (Rédacteur)

Merci pour cet article très original !!. Je pense qu’on ne pourra pas changer un retardataire, c’est dans leur natures.

0 vote
par Camille (IP:xxx.xx4.218.50) le 27 mai 2014 a 11H31
Camille, 453 articles (Rédacteur)

Des solutions très utiles.