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EMDR et psychiatrie : de nouvelles perspectives thérapeutiques
EMDR et psychiatrie : de nouvelles perspectives thérapeutiques
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6 avril 2011
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Cliniques et Hôpitaux Privés, 21 articles (Rédacteur)

Cliniques et Hôpitaux Privés

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EMDR et psychiatrie : de nouvelles perspectives thérapeutiques

EMDR et psychiatrie : de nouvelles perspectives thérapeutiques

L’EMDR (Eyes Movement Desensitization Reprocessing) ou intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires est reconnue comme l’une des thérapies efficaces dans le stress post-traumatique. Explications avec le Dr Léonard AMETEPE de la Clinique d’Aufréry (31130 Balma).

Le stress post-traumatique : données épidémiologiques

60% des femmes et 51% des hommes dans la population générale ont expérimenté au moins un événement traumatique dans leur vie. La prévalence de l'état de stress post-traumatique (ESPT) est de 8 à 15 % dans la population générale. Dix ans après un épisode traumatique, l'ESPT est présent chez 20% des hommes et 50 % des femmes. 

 

L'EMDR, c'est quoi ? 

Créée il y a 20 ans par une psychologue américaine Francine Shapiro, l'EMDR est reconnue par de nombreuses études internationales et des rapports d'experts aux Etats-Unis comme en Europe comme l'une des thérapies efficaces dans le stress post-traumatique. Elle serait plus rapidement efficace que les thérapies cognitivo-comportementales (TCC). 

 

L'EMDR, comment ça marche ? 

Déclinée en huit étapes, l'EMDR est une thérapie d'intégration neuro-émotionnelle par le traitement adaptatif de l'information douloureuse bloquée. La méthode employée intègre des approches variées telles que la psychanalyse, les TCC, l'hypnose ericksonienne, la gestalthérapie. Elle utilise une procédure très codifiée avec des stimulations sensorielles bilatérales alternées : alors que le patient repense à l'événement traumatique, le thérapeute interrompt périodiquement l'expérience pour provoquer une stimulation sensorielle. Il passe par exemple sa main devant le visage du patient lequel doit suivre des yeux le mouvement de la main tout en gardant la tête fixe. Le mouvement rythmique des yeux s'apparenterait à celui qui se produit durant le stade du sommeil dit sommeil paradoxal et que l'on nomme REM pour rapid eye movement. Cette approche a pour but de stimuler le cerveau pour qu'il digère les résidus dysfonctionnels du passé. Ainsi, les souvenirs traumatisants perdraient leur charge affective négative. Si l'EMDR ne peut ni effacer ni changer le passé, il permet qu'il ne fasse plus mal. 

Les progrès des neurosciences et de l'imagerie montrent l'impact de cette thérapie sur les variations des structures limbiques (amygdale, cortex cingulaire antérieur ou hippocampe) qui jouent un rôle dans le comportement et en particulier dans les émotions (agressivité, peur, plaisir…) et la formation de la mémoire. 

 

Des perspectives cliniques intéressantes

A travers de nombreuses études cliniques et les recherches récentes en neurobiologie portant sur l'EMDR, la connaissance sur la physiopathologie du psycho-traumatisme avance et des perspectives intéressantes s'ouvrent avec l'EMDR dans les troubles de personnalité borderline, les troubles du comportement alimentaires et les troubles bipolaires à forte comorbidité avec l'ESPT

A savoir

Cette méthode psychothérapeutique est officiellement recommandée pour le traitement de l'état de stress post-traumatique par la Haute Autorité de Santé (HAS), au même titre que les thérapies comportementales et cognitives.

- Les Cliniques et Hôpitaux Privés -

SOURCES

  • Photographie : Sépulcre dans l'église Saint-Martin d'Arc-en-Barrois. Crédits : Vassil
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