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Dépression : les différents types de symptômes
Dépression : les différents types de symptômes
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15 septembre 2009
Auteur de l'article
Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute, 156 articles (Psychopraticien certifié)

Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute

Psychopraticien certifié
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Dépression : les différents types de symptômes

Dépression : les différents types de symptômes

Une dépression n’est pas une partie de plaisir. L’abattement et la sensation de vide qui la caractérisent, engendrent un mal-être profond sans raison apparente et perturbent gravement la vie personnelle et professionnelle.

Est-ce que vous vous reconnaissez dans ces phrases ? Les personnes en souffrance prononcent souvent ces paroles :
“Je n’ai plus de force.
Je n’ai plus d’énergie.
Je n’arrive plus à sortir de mon lit.
Je ne supporte plus rien, ni personne.
Je vais d’échec en échec.
Je n’ai plus goût à rien.
Je dois toujours fournir tant d’efforts.
Je me fiche de tout.
Je me sens coupable.
Je n’irai jamais mieux.
J’aimerais tant ne plus me réveiller.
J’imagine parfois que je mets fin à tout cela.
Je suis fatigué(e).
Je n’en peux plus.
Le sexe ne m’intéresse plus.
Je veux être seul(e).
Je n’ai plus aucun centre d’intérêt.
Je n’arrive plus à dormir et je suis crevé(e).
Je me réveille aux aurores et je rumine dans mon lit.
Je ne mémorise plus rien.
Je ne suis plus capable de lire.
Je ne suis plus capable de regarder un film.”
 
Quatre grandes catégories caractérisent les symptômes de la dépression. Notons que le diagnostic de dépression est établi dans le cas où certains de ces “signes” persistent pendant minimum 15 jours.
 
 
1) Les symptômes émotionnels 
  • Le sentiment de culpabilité exacerbé.
  • L’auto-dévalorisation. La personne a une image négative d’elle.
  • Des idées noires et pensées suicidaires. La personne ‘rumine’ et n’a plus le ‘goût de vivre’. Elle souhaite mettre fin à ses jours. Ou être emportée par une maladie mortelle. Elle va jusqu’à échafauder un plan de suicide et le met parfois à exécution.
  • La diminution de l’intérêt ou du plaisir (anhédonie). Les activités qui lui plaisent habituellement perdent tout leur sens.
  • L’indifférence* au monde qui l’entoure. La personne ne perçoit plus les sentiments.
  • L’anxiété. Ses peurs sont disproportionnées et souvent sans fondement.
L’humeur dépressive est la principale manifestation de la dépression. Elle se traduit par une tristesse intense et continue. En réelle souffrance, la personne se sent oppressée.
 
 
2) Les symptômes physiques
  • Les troubles du sommeil. La personne s’endort difficilement (insomnies) ou, au contraire, dort excessivement (hypersomnies).
  • La modification de son poids. En dehors d’un quelconque régime, la personne perd ou prend du poids.
  • La fatigue et la lassitude intenses et généralisées. Aussi appelées ‘asthénie’.
  • Les variations de l’appétit. Le patient manque d’appétit ou, plus rarement, voit son appétit décuplé.
  • Les troubles digestifs, parfois douloureux, tels que nausées, vomissements, constipation, sécheresse de bouche.
  • Les troubles de la sexualité*. La libido (désir sexuel) diminue ou disparaît complètement.

 

3) Les symptômes comportementaux
 
Voyons maintenant les symptômes comportementaux :
  • L’isolement social*. Les contacts de la personne dépressive avec le monde extérieur sont pauvres ou absents. Dans certains cas, elle vit prostrée et repliée sur elle.
  • Les crises de larmes et colères*, résultant de sa douleur morale intense.
  • L’irritabilité et l’agitation s’apparentent à celles des enfants et des adolescents.
  • Les tendances suicidaires. La personne dépressive ne ‘calcule’ plus les risques et adopte un comportement dangereux.

 

4) Et voici les symptômes cognitifs
  • Les troubles de la concentration. La personne peine à fixer son attention. Elle peine à prendre des décisions. Sa créativité est en perte de vitesse.
  • Les troubles de la mémoire*.
  • Le ralentissement du cours de la pensée* ou bradypsychie. Ce symptôme est davantage rapporté par l’entourage du sujet, celui-ci n’ayant pas conscience de son état.
  • Le déni de la maladie* ou anosognosie. En dépit de ses troubles et de sa souffrance morale intense, la personne n’a pas conscience de sa maladie. Elle en occulte la gravité.
Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute. Mon blog: PSYCHOTHERAPIE - SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE - COACHING (à Toulouse)

POST-SCRIPTUM

  • * Le DSM-IV, outil de référence dans la classification et la définition des troubles mentaux, n’intègre pas ces symptômes dans le cas du trouble dépressif majeur. Fréquents en cas de dépression, ils permettent cependant d’orienter et d’aider au diagnostic.

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