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Dépendance sexuelle : quand le sexe devient plus fort que soi !
Dépendance sexuelle: quand le sexe devient plus fort que soi !
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1er août 2012 | 3 commentaires
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MamzellePsycho, 1 article (Rédacteur)

MamzellePsycho

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Dépendance sexuelle : quand le sexe devient plus fort que soi !

Dépendance sexuelle: quand le sexe devient plus fort que soi !

Depuis que l’affaire DSK a éclaté au grand jour, le sujet de la dépendance sexuelle a été mis timidement sur le devant de la scène et il n’est pas entré par la grande porte !

Cette maladie du comportement est parfois considérée comme quelque chose de répugnant, les addicts sont pointés du doigt, traités de pervers sexuels, de prédateurs. Ils inspirent le dégoût et parfois même la jalousie ou l’envie.

Une maladie encore mal connue en France


Bien que la dépendance au sexe soit encore méconnue en France, elle a été mise en évidence dans les années 70 aux USA par le Dr Patrick Carnes (Out of the Shadows : understanding Sexual Addiction), elle y est reconnue et traitée au même titre que la dépendance à l’alcool.

Selon le Dr Aviel Goodman, psychiatre et psychanalyste américain, les caractéristiques de la dépendance sexuelle sont «  la perte de contrôle et la poursuite du comportement pathologique malgré la connaissance de ses conséquences négatives pour l’individu »*

Cette dépendance au sexe se caractérise par le fait de vouloir reproduire le même schéma de satisfaction sexuelle en passant par le « circuit de récompense » et d’arriver enfin à ce fameux « shoot ». Cela peut se traduire par la consultation effrénée de sites pornographiques, par la masturbation compulsive, la multiplication des partenaires sexuels ou le recours à la prostitution. Malheureusement, le cercle est vicieux et après l’extase vient le moment de la culpabilité et la honte qui aussitôt ravivent l’envie de recommencer pour oublier et fuir cette souffrance.

Évidemment, tous les amateurs de masturbation ou de sites pornographiques ne sont pas systématiquement des addicts sexuels ; pour que l’addiction soit réelle, «  il faudrait qu’elle devienne le centre de l’existence, qu’elle soit une cause de souffrance, qu’elle ne soit plus une source de plaisir et que la personne ait tenté en vain d’y mettre fin » (Le désir malade J.C. Matysiak, M. Valleur. P19, Ed JC Lattès)


La dépendance sexuelle est-elle un mythe ?


Certains professionnels considèrent que la dépendance sexuelle n’est qu’un mythe, à l’instar du psychologue américain David J Ley qui insiste dans son livre "The Myth of Sex Addiction » sur le fait que la dépendance a été inventée de toute pièce au profit des moralisateurs qui entretiennent le moralisme conjugal. Il s’appuie notamment sur le fait qu’aucun sex addict ne soit mort d’une overdose. Qu’en est-il des risques pour la santé de l’addict ou pour son entourage, des affections sexuellement transmissibles : syphilis, l’hépatite ou le VIH ?

Un mythe alors ?

Allez donc dire cela au dépendant sexuel qui n’a plus cette faculté de pouvoir arrêter, « c’est plus fort que lui » plus fort que tout. C’est comme dire à une personne boulimique qu'il suffit juste de le vouloir pour cesser de se faire vomir, à un alcoolique qu'il suffit juste de jeter toutes les bouteilles d’alcool et d’éviter les bars pour ne plus recommencer.

Allez dire aux dépendants sexuels qui assistent tous les jours aux groupes de parole en 12 étapes comme le DASA et qui luttent pour survivre qu’il faut juste qu’ils arrêtent de se branler et le tour sera joué.

C’est exactement la même chose pour le sexe. La question de la dépendance reste très complexe.
 

Arrêter n'est pas qu'une question de volonté


Tous les spécialistes de la question nous diront que ce n'est pas qu’une question de volonté (comme l'explique le Docteur Laurent Karila, praticien spécialiste des addictions dans cette vidéo) et qu'il ne suffit pas d’avoir de la volonté pour se rétablir. Penser cela serait manquer de respect aux malades qui luttent tous les jours pour s’en sortir car le sexe est partout, il ne suffit pas de le jeter à la poubelle comme on jetterait une bouteille d’alcool ou un sachet de coke, il est dans la rue, à la télévision, sur un paire de jambes gainées, sur le sourire de la boulangère, sur la chevelure d’une passante, c’est une lutte de tous les instants, une vigilance constante pour ne plus sexualiser tout ce qui bouge.

Ce mal vous prend par les tripes, par les couilles, vous terrasse jusqu'à ce que vous vous vidiez, jusqu'au shoot suprême, et puis vous donne l'illusion de vous laisser tranquille…. jusqu'au prochain.


Quand le shoot laisse place à la souffrance


Il y a souvent à l'origine de la dépendance sexuelle une grande souffrance que les dépendants cherchent à fuir par tous les moyens. Et c'est là que l'enfer commence.

Certains addicts sont incapables de trouver l'amour parce que la maladie a pris toute la place, que la prostitution ou les sites pornographiques se sont substitués à une vraie relation équilibrée, qui place le partenaire au centre de la relation au lieu de le considérer comme un objet sexuel.

Qu'en est-il de ces femmes qui n'osent plus regarder leurs compagnons dans les yeux de peur d'y croiser la bête, de peur de s’enfoncer encore plus profondément dans la co-dépendance. Qu’en est-il de ceux qui voudraient en parler mais qui ont tellement honte qu’ils préfèrent s’isoler plutôt que d’être face à l’incompréhension, la colère, la solitude.

Croyez-vous vraiment que les personnes qui perdent amis, famille, emploi le font au nom d'un libertinage mal assumé ? Je ne le crois pas.


Pour comprendre et combattre la maladie


Afin de comprendre comment le sexe peut se transformer en drogue dure, Florence Sandis et Jean-Benoît Dumonteix expliquent dans un livre bouleversant qui paraitra le 10 mai comment cette maladie peut rendre la vie infernale. Il recueille des témoignages touchants et authentiques d’addicts sexuels qui souffrent et qui essayent de d’en sortir.

Le psychanalyste et addictologue Jean-Benoît Dumonteix spécialiste de l’addiction sexuelle propose un certain nombre de pistes pour comprendre cette dépendance, à partir de ces cas, il évoque la plupart des facteurs importants dans la genèse et la compréhension de l’addiction sexuelle. Je vous invite vivement à lire ce livre si la question de la dépendance sexuelle vous concerne ou vous intéresse.

La bonne nouvelle, c’est qu’il y a toujours un espoir de rétablissement.


*(Les Sex Addicts, quand le sexe devient une drogue dure, Florence Sandis, Jean-Benoît Dumonteix p.235, Hors Collection, 2012)

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Mots-clés :
Sexe Addiction sexuelle
Commentaires
1 vote
par alinea (IP:xxx.xx0.18.62) le 1er août 2012 a 12H19
alinea (Visiteur)

Il serait intéressant de savoir ( au risque de choquer les rationalistes !) si tous les " addicts" sexuels ont - et je parle là d’astrologie- le noeud nord de la Lune, conjoint Mars. Pour DSK, cette conjonction se situe en Taureau ( signe du matérialisme et de la jouissance) et en Maison X,( la maison du pouvoir !) Ou une quelconque dissonance entre ces éléments ?

3 votes
par Hard T (IP:xxx.xx0.177.66) le 1er août 2012 a 14H47
Hard T (Visiteur)

J’ai bien peur que le "sex addict" soit comme l’ivrogne ou le pédophile pas nécessairement heureux de l’être.

Qu’elle part entre l’inné (une forme de fonctionnement naturel) et l’acquis (l’environnement familial et culturel) ? Bien malin celui qui pourrait le dire.

Je pense que cela passe par le cerveau, notre maitre ultime qui va gérer et réguler les émotions. La psychanalyse c’est dans ce cas pas mieux que d’aller voir un prêtre ou un marabout. On risque juste de se faire vider la bourse.

En revanche, des techniques de relaxations basée sur le neurofeedback m’ont été extrèmement profitable concernant mes tendances addictives.

Dans les grandes villes dont la capitale c’est pas trop difficile à trouver.

0 vote
par modou (IP:xxx.xx4.28.188) le 2 août 2012 a 06H34
modou (Visiteur)

Salut on a eu souvent des surprises parmi les moralisateurs... on a vu Pierre Bérégovoy victime de ses propres menaces. Le Ttroquer, haut dignitaire de l’état, chuter de tout son haut pour l’affaire qui fit grand bruit des ballets roses. La sexualité est une chose cachée chez la plupart, mais une dictature exigeante, qui peut être douce aussi. Les médecins ont eu un grand intérêt à classer en maladies les habitudes sexuelles des femmes et des hommes : c’est leur gagne pain. Il y a encore des médecins qui prétendent "soigner l’homosexualité. Si on les écoute on est tous des malades...Jules Romains avec son docteur Knock nous en a fait une belle caricature. Hélas tant de médecins sont addicts du fric...dépassements d’honoraires par ci.... Voici une liste non exhaustive des manies sexuelles (paraphilies) que ces messieurs de la Science ont trouvé à dresser : Abasiophilie · Acrotomophilie · Agalmatophilie · Algolagnie · Andromimétophilie/Gynémimétophilie · Apotemnophilie · Asphyxie érotique · Autassassinophilie · Autoandrophilie/Autogynephilie · Autonepiophilie · Biastophilie · Chrematistophilie · Chronophilie · Coprophilie · Dacryphilie · Dendrophilie · Dippoldisme · Émétophilie · Enclitophilie · Éphébophilie · Érotophonophilie · Exhibitionnisme · Fétichisme sexuel · Formicophilie · Frotteurisme · Gérontophilie · Hybristophilie · Infantophilie · Katoptronophilie · Kleptophilie · Klismaphilie · Lactaphilie · Macrophilie · Narratophilie · Nasophilie · Nécrophilie · Objet sexuel · Olfactophilie · Omorashi · Partialisme · Pecattiphilie · Pédophilie · Pictophilie · Pyrophilie · Sadomasochisme · Salirophilie · Scatophilie · Somnophilie · Sthenolagnie · Symphorophilie · Scatologie téléphonique · Tamakeri · Travestophilie · Tricophilie · Troilisme · Urolagnie · Vorarephilie · Voyeurisme · Zoophilie · Zoosadisme Moi, si ça me fait marrer, c’est des docteurs que je rigole ! Cherchez sur le net. Molière nous a fait rire avec le Malade Imaginaire. On est encore plus loin. Tant qu’on ne présente aucun danger pour personne, messieurs les toubibs, LAISSEZ-NOUS VIVRE ! et lâchez-nous les basskets ! Succès d’d’estime pour cet article...merci, mais, pardon, ça ne vaut pas tripettehihi Cordialement modou