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Comment je traite le vaginisme
Comment je traite le vaginisme
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8 octobre 2012
Auteur de l'article
Nicole Audette, 18 articles (Sexologue)

Nicole Audette

Sexologue
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Comment je traite le vaginisme

Comment je traite le vaginisme

Cette dysfonction qui semble affecter environ 1% des femmes est heureusement très bien traitable. Je ne suis pas médecin et encore moins gynécologue. Je ne me permettrai donc pas de parler de cette dysfonction sexuelle de manière médicale. Par ailleurs, comme je suis sexologue, un grand nombre de médecins m’ont référé leurs patientes pour ce problème, et en trente ans de pratique, j’en ai traité plus d’une centaine avec un succès surprenant et ce, après quelques dix à quinze semaines de traitement.

 

 

Cette dysfonction consiste en une incapacité totale ou partielle, primaire ou secondaire d’être pénétrée vaginalement par un pénis. Lorsqu’il y a une tentative de pénétration, c’est avec beaucoup de douleurs. La pénétration devrait être un moment de plaisir et de fusion, accompagnée ou non de l’orgasme vaginal. Ce qui est vraiment très loin d’être le cas ici.

Les femmes qui en souffrent vivent la crainte d’être pénétrées, car elles appréhendent la douleur. Et leurs douleurs ne sont pas imaginaires. Les muscles entourant l’entrée de leur vagin se contractent de manière réflexe, donc involontaire, empêchant souvent toute pénétration. Toute pression exercée par une pénétration forcée serait intolérable. Certaines peuvent être examinées sans trop de problèmes par leur médecin qui utilise un spéculum, mais pour d’autres, c’est totalement impossible.

Non seulement ces femmes souffrent physiquement, mais aussi psychologiquement Elles sont très conscientes de priver leur conjoint de relations sexuelles complètes. J’ai eu des clientes qui étaient mariées depuis 5, 11, 14 et même 28 ans sans jamais être pénétrées. Malgré leur bonne volonté, la peur est la plus forte et leurs genoux se referment automatiquement face à toutes tentatives de pénétration. Ce phénomène est une somatisation des peurs inconscientes qu’elles perçoivent et qui se logent dans cette zone. Et ce ne sont pas nécessairement des femmes qui ont subi un traumatisme, un abus ou un viol. Des femmes ayant vécu une enfance et une adolescence sans problème en souffrent, alors que d’autres ayant été violées n’en souffrent pas. Leurs perceptions face à l’accouchement, à la texture de leur vagin, à sa sensibilité anatomique, par exemple, peuvent provoquer chez elles des peurs irraisonnées qui ne peuvent être évacuées par le simple raisonnement. En sexoanalyse, nous considérons le fait que, pour certaines femmes vaginiques, la place est prise, par le père par exemple, et qu’il ne peut y avoir de place pour l’époux en elle. C’est l’investigation psychosexologique qui nous dévoile ces éléments. 

Mais, tout en tenant compte de ces facteurs psychoémotionnels, je travaille surtout avec l’approche sexocorporelle qui considère le besoin de se « protéger » pour ces femmes en contractant involontairement ces muscles. En leur apprenant volontairement à contracter, puis à relâcher leurs muscles pubbo-coccygiens, ceux-ci apprennent, de semaine en semaine, à obéir volontairement, ce qui permet peu à peu à des pénis artificiels de grosseurs progressives de pénétrer, mais sans douleur. Et tout cela en explorant les peurs et les émotions enfouies ayant causé la dysfonction. Je considère que le problème est réglé quand une femme parvient à être pénétrée sans douleur par son partenaire, quelle que soit la grosseur de son pénis, en le souhaitant et en y prenant plaisir. C’est d’abord pour elle qu’elle doit s’approprier son vagin et en faire un lieu de fusion et de plaisir. Il est surprenant que quelques-unes connaissent l’orgasme vaginal dès les premières vraies pénétrations.

Nicole Audette, M.A. sexologue,

Spécialiste du traitement de l’éjaculation précoce

 

Nicole Audette, M.A. sexologue Spécialiste du traitement de l'éjaculation précoce

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Mots-clés :
Vaginisme