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Comment favoriser la résilience après un traumatisme ?
Comment favoriser la résilience après un traumatisme ?
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17 janvier 2014 | 1 commentaires
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DARCHE ERIC, 64 articles (Naturopathe)

DARCHE ERIC

Naturopathe
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Comment favoriser la résilience après un traumatisme ?

Comment favoriser la résilience après un traumatisme ?

L’imagerie cérébrale montre que les enfants privés d’empathie (identification affective à une personne) ont des zones cérébrales atrophiées.

Boris Cyrulnik prend l’exemple d’un enfant dont la maman est dépressive ou meurt, dans un environnement familial et culturel ou rien n’est prévu comme substitut à la mère. Le milieu sensoriel de l’enfant s’appauvrit brutalement. On constate alors un ralentissement de la formation de circuits cérébraux courts ainsi qu’une chute des hormones de croissance et des hormones sexuelles. Dans des cas de stress extrême, certains enfants peuvent même cesser de se développer et mourir.

Faute d’affection ou de substitut à la mère, l’enfant sera privé de stimulations biologiques, expliquant ainsi les atrophies fronto-limbiques de tels enfants.

L’atrophie localisée au lobe préfrontal peut avoir d’autres causes (alcoolisme de la mère, tabagisme, prise de drogues comme la cocaïne), qui peuvent induire une malformation du développement des circuits courts des neurones cérébraux et du massif cranio-facial.

Il semble donc évident que l’environnement familial, les idées, la culture du milieu jouent un rôle déterminant dans la manière dont le cerveau sera modelé. L’imagerie cérébrale et les tests neurologiques confirment non seulement l’importance de l’expérience de la petite enfance dans le circuitage des neurones, mais aussi la possibilité de l’améliorer avec l’âge.

Ceci est très important, car le tempérament du futur adulte (qu’il soit déprimé ou non) est en relation avec la biochimie du cerveau qui se trouve elle-même directement influencée par le "milieu" dans lequel évolue l’enfant.

Toutefois, rien n’est jamais perdu. Rien n’est inéluctable, même pour une personne ayant vécu dans un milieu particulièrement disharmonieux.
Il lui sera toujours possible de modifier certains paramètres de son système nerveux grâce à sa grande plasticité et sa capacité à se régénérer sous l’influence de l’hygiène de vie mentale, affective, spirituelle, alimentaire, de l’activité physique et du contexte environnemental.

Boris Cyrulnik parle souvent de "la résilience". C’est la faculté d’accepter un traumatisme subi, de se servir de la parole pour réorienter sa vie, sans sombrer dans la dépression.

" Il sera nécessaire de trouver en soi les moyens de revenir à la vie et de reprendre un développement, tout en conservant la mémoire de ses anciennes blessures".

Ne dit-on pas que ce qui ne tue pas rend plus fort ? Ceci étant, il est bien sur impossible de "résilier" un traumatisme comme on résilie un contrat.
Pour résilier son traumatisme, il est nécessaire de dépasser le conflit intérieur auquel il se rattache, afin de pouvoir vraiment s’en libérer.

D’après ce neuropsychiatre, la résilience peut se faire :
- sur le plan biologique : retour à la normale du cerveau et de ses sécrétions
- sur le plan comportemental : cessation des comportements autocentrés (indifférence à autrui, égoïsme, manque de sociabilité, etc.)

On parlera alors de résilience neurologique et comportementale. Cela est observé chez les animaux (comme les singes) après un traumatisme, bien qu’il ne puisse y avoir chez eux de résilience émotionnelle.
Le petit singe traumatisé gardera en mémoire une extrême sensibilité à l’autre et son attachement demeurera indéfectible, alors que l’extérieur et l’inconnu resteront en permanence des objets d’angoisse.

Boris Cyrulnik ajoute : "Chez l’homme, le remaniement de l’événement par les images et les mots ajoute une possibilité de faire un travail de libération… ou d’aliénation ! "

C’est cette capacité qui permet à l’homme d’atteindre une résilience émotionnelle. Richard Sunder affirme qu’il nous est possible de contribuer à libérer une personne, ayant subi un traumatisme, en lui demandant de s’asseoir confortablement dans un bon fauteuil, de fermer les yeux et de se remémorer les scènes traumatisantes vécues aussi précisément que possible. Dès l’instant où l’émotion le trouble, il lui demande de faire de grandes respirations profondes jusqu’à ce que le calme revienne et de recommencer jusqu’à ce que le souvenir ne provoque plus aucune émotion.
L’intérêt de cette technique, que l’on peut associer au système de cohérence cardiaque assisté par ordinateur, est qu’elle permet de mettre le cerveau en phase "alpha" et de créer de l’harmonie ou de la cohérence entre le cœur et le cerveau émotionnel.

Celui qui répète suffisamment cet exercice "reprogrammera" son cerveau ou le reformatera et créera de nouvelles connexions neuronales entre certains souvenirs ressentis comme "difficiles" et la nouvelle réponse émotionnelle qu’ils susciteront.
L’imagerie cérébrale démontre que les circuits neurologiques de la douleur et ceux des émotions heureuses aboutissent à des aires cérébrales très proches ou contigües. Ainsi, au fil du temps, les souvenirs vécus comme "traumatisants" finissent par ne plus avoir d’impact émotionnel négatif, et c’est de cette manière que peu à peu nous nous libérons.

Boris Cyrulnik précise que Freud avait exprimé cette idée à propos du "frayage" : " Pour passer d’un neurone à un autre, l’excitation doit vaincre une certaine résistance… Par la suite, elle choisit la voie frayée de préférence à celle qui ne l’est pas."

Cela renforce alors une voie neuronale devenue privilégiée. C’est-à-dire qu’un même souvenir peut aboutir à une émotion complètement différente si la volonté et les moyens ont été mis en place pour se "reprogrammer."

Eric Darche
Naturopathe Spécialisé en Nutrition
www.ericdarche.com
Tel 04 42 96 33 18.

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Commentaires
0 vote
par Olivier (IP:xxx.xx9.192.237) le 22 avril 2016 a 23H19
Olivier (Visiteur)

Soyons prudent monsieur Darche, Je remets en doute tout ce que vous avez écrit.

Tout d’abord, l’enfant ne peux discerner si l’affection provient de sa mère, d’une étrangère ou même d’un homme. La nécessité d’une présence oui mais le genre et le lien parental n’a aucun impact sur l’enfant et son développement, sans aucune importance.

À une autre époque, peu lointaine, les parents étaient peu ou pas du tout affectueux compte tenu du nombre d’enfants, du climat social, économique ... On se rappelle de la génération des années 50 qui ont engendré les enfants des années 70 qui se portent très bien aujourd’hui à ce que je sache.

"Ce qui ne tue pas rend plus fort" est un vieil adage qui ne sert qu’à retirer toute la validité des impacts d’un traumatisme. À éviter.

Je remarque également beaucoup de contradictions chez vous. Par exemple, vous dîtes que l’enfant traumatisé deviendra un enfant sans empathie alors que plus loin vous écrivez qu’un enfant traumatisé sera un enfant hyper sensible. Sachez que la majorité des gens qui travaillent dans les milieux d’entraides sont souvent, voir presque toujours, des gens qui ont subi ces mêmes traumatismes. Ils ont été victimes et trouvent réconfort dans l’entraide, une façon d’exorciser le mal. Les alcooliques viennent en aide à d’autres alcooliques. Des gens qui étaient pauvres qui plus tard ont une meilleure situation financière mettent sur pieds des organisme de charité où y travaille.Ceux qui souffrent sont les plus généreux tout comme les clowns sont les plus tristes. Ceux qui ont subi deviennent les sauveurs pour les nouvelles victimes de ces mêmes traumatismes. Les anxieux sont les gens les plus empatique qui existent, ils se sentent responsable de tout et même des malheurs des autres. Voyez le profil psychologique de l’anxieux. Psycho 101 On donne toujours aux autres, ce que nous n’avons pas reçu. Souvenez-vous.

Il est prouvé scientifiquement que de se remémorer ou tenter de revivre des traumatismes passées n’est d’aucune aide. Au contraire, alors que le traumatisme devrait entrer dans l’oubli et être remplacé par de nouvelles expériences , il est ramené comme un élément récent et vécu de même qui contribue ainsi a entretenir le traumatisme.

Les grandes respirations profondes sont à éviter lors d’attaque panique ou d’anxiété. Il est prouvé scientifiquement qu’elle ne font qu’aggraver la situation.

Je pourrais continuer mais bon...Votre article est un amalgame linéaire et binaire mélangé a des convictions personnelles. Je vous invite a écouter le documentaire : " My brain made me do it " disponible sur le site : Putlocker.is

La psychiatrie n’est pas une science et à ce sujet je vous recommande la lecture de l’histoire de la psychiatrie, de leurs liens avec le Bio pharma, du fondateur et la raison pour laquelle elle est si étroitement lié à la médecine. la psychiatrie est la mère de toutes les formes d’eugénisme qui a fait de l’homosexualité un désordre psychologique jusque dans les années 90 sans parler de leur études faisant la preuve que les personnes de race noir étaient moins intelligent que les autres. En ce qui à trait à la neurologie, elle ne peut que faire des liens entre une émotion et un courant électrique du cerveau, voir l’imagerie mais sans savoir pourquoi.

Soyons prudent s’il vous plait