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Changement climatique : danger pour notre santé mentale
Changement climatique : danger pour notre santé mentale
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30 août 2011 | 3 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Changement climatique : danger pour notre santé mentale

Changement climatique : danger pour notre santé mentale

Le changement que subit notre climat n’entraîne pas uniquement des dommages sanitaires physiques. Aux quatre coins du globe, les bouleversements météorologiques observés de façon récurrente sous forme de canicules, de vagues de froid, d’ouragans ou de radoucissements auraient pour effet que les choses ne tourneraient plus très rond dans notre tête. C’est ce qu’affirme l’institut du climat australien. 

Le Professeur Tony McMichael et son équipe de l’Australian National University viennent de publier une étude inquiétante faisant état de l’impact des changements climatiques sur notre santé mentale. Leur rapport, "Un climat de souffrance : le coût réel de la vie et l’inaction sur le changement climatique", indique que le chamboulements et le mal-être provoqués par les variations brusques du climat peuvent avoir des répercussions importantes, et pendant plusieurs années, sur la santé mentale des individus. Et ce qu’ils soient adultes ou enfants.

L’équipe de scientifiques a observé que près de 20% des personnes frappées par des événements climatiques ont développés des signes prolongés de stress et de blessure émotionnelle. Les symptômes, qui auraient cours pendant des années, s’accompagnent ou se traduisent parfois par des phénomènes d’anxiété, de stress post-traumatique, mais aussi par une consommation plus forte de substances nocives comme l’alcool. Les auteurs de l’étude suggèrent également que les pics de chaleurs ou les sécheresses sont un facteur d’augmentation des taux de suicide.

Les populations les plus à risque seraient ici les plus vulnérables dans la société. Il s’agirait des personnes âgées, des victimes de maladies chroniques, des personnes évoluant dans la pauvreté et des sans-abris. En outre, les enfants seraient à des niveaux divers désemparés par l’instabilité des forces naturelles et par l’incapacité des adultes à y faire face. Le Professeur Tony McMichael indique que ses travaux sont les premiers à présenter le réchauffement climatique sous l’angle du bien-être et de la santé humaine « alors qu’il existait déjà de nombreuses études présentant les répercussions du changement climatique en termes économiques ».
 

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Commentaires
6 votes
par jipebe29 (IP:xxx.xx4.166.120) le 31 août 2011 a 10H48
jipebe29 (Visiteur)

1) Ne confondons pas les événements météorologiques avec le climat, qui évolue avec des constantes de temps très supérieures à celles de l’événementiel. Et n’attribuons pas au changement climatique (qui n’existe plus depuis 1999) tout et n’importe quoi : canicules, froid, tempêtes, sécheresses, inondations, cyclones, neige, chute de populations de lézard dans le Midi, .... D’aucuns ont, ânerie monumentale, attribué comme cause des tsunamis le Réchauffement Climatique Anthropique... Delirium Carbonum....

2) Bien sûr, chaque événement extrême touche de nombreuses personnes, qui subissent un choc psychologique plus ou moins important, et plus ou moins bien géré en fonction des personnalités de chacun.

3) Les prévisions des modèles sont fausses, car elles sont démenties par les données d’observation récentes et passées, et les publications "GIECquement incorrectes", qui fleurissent comme pâquerettes au printemps. La température moyenne globale (si elle a un sens) est constante depuis 1999 -les océans n’ont pas vu leur température augmenter depuis 2003 - le flux IR quittant l’atmosphère est supérieur à ce qu’affirme le GIEC.

Si l’on suppose que les modèles sont parfaits, on peut imaginer tout et n’importe quoi, mais cela ne vaut pas tripette, comme cette étude navrante....

3 votes
par clostra (IP:xxx.xx2.40.198) le 31 août 2011 a 13H37
clostra (Visiteur)

On ne sera pas trop étonnés par le résultat de ces travaux : chaque fois que l’être humain ne peut agir sur son environnement (au sens propre et figuré), qu’il doit "subir" sans pouvoir "agir", c’est ce qui se produit.

On notera de façon complémentaire que face à toutes les informations sur ce qui se passe dans le monde, hors de portée d’une action possible, ce même phénomène se produit.

"Penser globalement et agir localement" cette proposition (injonction ?) de René Dubos est une hygiène de vie, avant d’être un slogan écologiste, qui a le mérite de l’avoir repris. Pouvoir agir sur son environnement est une nécessité.

Alors, que faire ? Les actions possibles imaginées, telles que la réduction des émissions de gaz à effet de serre, favorisent ceux qui sont (encore) peu touchés par ces effets, si tant est que ces changements ne soient pas liés à la grande mécanique céleste...

La "grande mécanique céleste" a toujours mis les hommes à genoux...de ne rien y pouvoir...

Plutôt que de culpabiliser les uns (leur laissant une porte de sortie), de mettre en colère les autres (de dépendre des excès des autres).

Plutôt que d’aller à l’encontre des grandes migrations sous tendues par de vrais motifs, au risque d’enfermer certains dans des territoires devenus inhospitaliers, au risque du désespoir voire de la disparition de ces populations...

Franchement ! on doit tous faire un effort d’imagination pour accepter, voire admirer ces fameux changements, faire preuve de solidarité, entre autres...

0 vote
par Piquebateaux (IP:xxx.xx5.34.15) le 31 août 2011 a 13H52
Piquebateaux (Visiteur)

L’étude que vous citez et votre article précisent une donnée importante : ce phénomène atteint 20 % d’entre nous, en l’occurrence les plus "fragiles", ceux dont on dit communément qu’ils ont un "terrain" favorable à la maladie... Pour les 80 % restants, soit la grande majorité, il semble que nous dussions compter sur une ressource humaine sous-estimée, à savoir une forme de capacité d’adaptation au changement mise en évidence par la plupart des précurseurs de l’école de Paolo Alto...