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Ca sert à quoi la solitude ?
Ca sert à quoi la solitude ?
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11 mars 2010 | 7 commentaires
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Eric, 24 articles (Magnétiseur)

Eric

Magnétiseur
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Ca sert à quoi la solitude ?

Ca sert à quoi la solitude ?

Chacun peut s’accommoder de la solitude ou l’apprécier à sa juste valeur ; chaque jour, il est possible de s’en plaindre ou alors d’écouter son silence, d’entendre son calme, de savourer sa paix, puisqu’il ne suffit que d’un souhait pour l’atteindre. La solitude nous touche quelques fois quand on ne s’y attend pas, pour nous rappeler son existence.

C’est pour signifier qu’il est temps de faire un point, sur un événement, sur une situation, de faire un bilan à la fin de l’étape que nous venons d’atteindre, sans doute. La solitude confirme bientôt ou promet ensuite de nouvelles orientations dans sa vie, juste parce que nous prenons le temps de nous intéresser au chemin parcouru, juste parce que nous regardons en face les décisions que nous avons prises pour aller jusqu’à la prochaine étape. Il y a parfois un vide qui se crée en nous, un vide consécutif aux choses dont on s’est débarrassé, un vide qui promet qu’on sera bientôt habité par de nouvelles pensées.

C’est probablement pour cette raison que la solitude fait peur : elle offre un choix sur l’inconnu ; le choix de prendre sa vie en main, ou de la laisser flotter, bon gré, mal gré, dans le courant tumultueux. Alors que l’horizon est visible lorsque la mer est calme. Oui… Tout le monde entend cette petite voix intérieure qui nous interpelle comme un ami, que l’on écoute parfois nous offrir du réconfort, des solutions, une écoute, et qu’à d’autres moments, nous repoussons comme une vérité difficile à accepter. Nous avons pourtant tous à y gagner à savoir nous écouter ; certes, ce n’est pas aisé, cela demande un temps pour s’ajuster à soi au contact des autres, cela nécessite de se faire confiance ; “Faire confiance”, ce n’est plus être constamment sur la défensive, ni être aveugle pour autant.

Le tumulte du quotidien nous éloigne sans cesse de cette introspection ; parfois, c’est le choix inconscient de ne pas souhaiter changer de vie ; parfois, c’est le choix conscient ne pas vouloir savoir comment changer de vie ; souvent, c’est par peur de la solitude qui s’invite pour réaliser un bilan existentiel ; souvent, c’est par peur du futur comme si chacun avait la certitude que son propre avenir était déjà tracé. Nous ne faisons pas spécialement attention à notre existence pour un tas de bonnes raisons ; et alors, parfois, la solitude nous en fait prendre conscience. Quand c’est le cas, il n’est plus possible de partir à l’aveuglette sur une route qui nous semble globalement et collectivement toute tracée. On agit. Quand on a côtoyé la solitude de près, il vient toujours un moment où le besoin de l’Autre se fait sentir. Car la solitude n’existe pas sans une vie de groupe.

Actuellement, tout le monde (?) cherche son groupe, non pas pour être entouré, mais au contraire pour ne pas être seul. C’est le sens de son existence qui est pris à l’envers ! En vieillissant, c’est même parfois ce qu’il y a de plus important à résoudre. Paradoxalement, c’est ce groupe, par la différence de chacun, qui introduit ce besoin de solitude, car le groupe devrait être au service de ceux qui le composent, et non l’inverse (1). Chaque individu trouve alors dans la solitude un moyen de se retrouver en tête à tête, à l’abri des jugements et de la surdité ambiante. Cette fois-ci c’est son intérêt qui est pris à l’envers ! D’ailleurs, qu’importe le mot qu’on attribuera à “groupe”, car il n’est que le révélateur du manque de solitude qu’expriment les individus qui ont encore besoin d’être guidé pour exister individuellement. Les humains sont un groupe, de même que les civilisations, les États, les religions, ou l’association de gardiens d’immeuble : “Qui se ressemble s’assemble” dit le proverbe. Chacun sait quel est le groupe qui lui correspond, il lui suffit de regarder avec quelles personnes, il s’entoure. Tout le monde (?) individuellement parlant, s’apercevrait finalement qu’il n’est jamais seul… Pourtant, combien de fois me l’a-t-on exprimé !

La solitude a parfois bon dos, quand il s’agit de l’exprimer à un interlocuteur. Elle peut même devenir fausse. Elle n’est souvent qu’un prétexte pour s’exhaler en public, solliciter un peu de temps de l’autre, son écoute, sa compréhension, son intérêt, sa pitié ; trop souvent, c’est juste pour s’entendre parler puisqu’on n’est plus capable d’entendre les réponses qui sont données – et qui n’enchantent pas, qui ne plaignent pas. On catalogue alors, on étiquette ensuite. Il faut progressivement maîtriser son environnement, puis les autres, et enfin soi… Alors que la Solitude, la vraie, c’est celle que l’on ne connaît qu’en ayant gagné sa conscience d’êtres… indivisibles.

(1) Je ne crois pas que solliciter l’autre ou les autres pour soi devrait forcément être négatif – aujourd’hui pourtant, ça l’est ! Si chacun à travers le groupe apporte à l’autre quand il en a besoin, alors, tout le monde reçoit inévitablement ce dont il a besoin quand il a besoin. L’intérêt du groupe se porte alors dans l’amélioration qualitative et non quantitative du quotidien de chacun. Le groupe à son tour ne peut que s’agrandir au contact d’un autre groupe. Finalement, le groupe disparaît. Le mot narcissique devient caduc comme un tas d’autres maux en vigueur sur cette planète ! Je sais, je suis un utopiste.

http://medecinesparalleles.blogspot.com/
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Commentaires
0 vote
(IP:xxx.xx9.9.133) le 11 mars 2010 a 14H34
 (Visiteur)

Je citerais simplement le titre d’un épisode de Lost : Live together, Die alone.

0 vote
par L.D.T. (IP:xxx.xx4.46.49) le 11 mars 2010 a 17H15
L.D.T. (Visiteur)

Ca me sert à être le seul style de vie que je peux supporter. Je suis relativement asocial, pour être précis les gens m’ennuient rapidement et je les éloigne au bout de peu de temps. La solitude n’est pas un bohneur ou un devoir mais c’est simplement la possibilité de réfléchir dans son coin, chose que j’ai plus qu’un peu fait, et que je compte bien continuer. L’individualisme est une marche nécéssairement faite dans la solitude, qui peut vous amener là où vous voulez aller, sans pour autant vous permettre ensuite de simplement vous resocialiser. Je crois bien que je serai seul toute ma vie, et un semblant de contradiction sur cette idée ne m’a jamais été donnée. La solitude m’a servi, m’a accompagné, m’a formé, et maintenant me constitue à jamais, pour un destin funeste ou glorieux, je serai toujours seul à en profiter, et ne connaîtrai jamais le partage de mon histoire. Je ferai avec.

4 votes
par poetiste (IP:xxx.xx9.75.63) le 11 mars 2010 a 18H53
poetiste (Visiteur)

La solitude est cette jouissance extraordinaire qui nous vient quand l’ego a fait tous les deuils de ce qui l’empêche d’être appréciée à sa juste valeur. La solitude n’est pas repli sur soi ; le vrai solitaire est un être éminemment social. Le véritable solitaire ne se donne pas une identité religieuse tribale, il dépasse cet instinct grégaire. Il est libre et réceptif, l’esprit grand ouvert. Il est conscient de son inanité et s’en réjouit. Il a rejoint sa position dans l’espace : un centre du monde modeste relié au rien et au tout. Notre culture judéo-chrétienne qui devrait nous inciter à aimer la solitude fait qu’elle aurait plutôt tendance à ce que nous la rejetions ou que nous la transformions en un individualisme malsain, repli sur le matériel. Why ? Parce que le solitaire est aussi le bouc-émissaire, l’homme qui n’appartient à personne, l’homme pour qui la liberté est plus chère que sa propre vie. Loin du choix de tous, il ne s’inféode à aucun parti, aucune religion ; son identité : homme. Le Christ était ce solitaire par excellence. Il a donné la voie la plus radicale de la solitude. Le paradoxe entre aimer toute l’humanité et se faire crucifier par les hommes : belle légende quand même et bel exemple en matière de dépassement de l’instinct grégaire qui nous fait frileusement et temporairement nous conforter d’appartenir à un groupe. Le groupe n’a jamais sauvé l’homme, il en donne l’illusion et le conduit à la confrontation,à la guerre. Bravo pour ce texte qui revient à la source, on en a tellement besoin en cette course au profit qui nous l’a fait oublier. La solitude est courageuse, elle remet l’homme au centre de nos préoccupations et ne sacralise que la vie, elle laisse les loups hurler et les caravanes passer. Oui ! la légende fondatrice de notre culture est vraiment très belle : la méritons-nous ? Elle a inspiré les droits de l’homme en notre douce France. Il nous faut de nouveau apprendre à aimer l’homme seul. Merci Eric T A.C

2 votes
par gimo (IP:xxx.xx3.151.154) le 11 mars 2010 a 20H27
gimo (Visiteur)

à l’auteur merci je suis en équation avec votre article la solitude vous reconstruit c’est même salutaire

4 votes
par vinvin (IP:xxx.xx3.86.45) le 12 mars 2010 a 04H17
vinvin (Visiteur)

Très bel article qui traite d’ un phénomène de société de plus en plus courant. La solitude peut avoir comme chaque chose des cotés positif, comme des cotés négatif. Cela dépend des gens, des caractères, et du choix de ceux qui vivent la solitude.

Il est a noté également, que certaine personnes ne choisissent pas la solitude mais la subissent, comme par exemple les personnes âgées, les handicapés, etc, etc....

La solitude que subissent ses personnes peuvent conduire a la dépression, voir au suicide, contrairement aux personnes don la solitude a étée choisie de plein gré, et qui pour eux cela a des positif.

Pour mois qui suis seul, la solitude m’ a conduit a fumer plus, boire plus et devenir alcoolique, car ma solitude je ne l’ ai pas choisie.

Mais il est a noté qu’ une personne marié avec un con, ou une conne, peut également conduire a la dépression, a l’ alcoolisme, et dans le pire des cas au suicide également.

Cela dépend de notre con-joint !.....

Un livre ne suffirait pas pour traiter de tous les cas, de toutes les situations de solitude, de ceux qui l’ ont choisie, de ceux qui la subissent contre leur gré, etc....

Etre seul de temps en temps est bien pour retrouver une certaine séreinité, faire le point sur sa vie dans le calme, etc....

Mais avoir aussi des contacts et des relations humaines est nécessaire por rester en contact avec les gens, car je pense que tout être humain normalement constitué a besoin de relations humaine, et de partage.

Sans faire vraiment parti d’ un groupe, que ce soit un groupe religieux, groupe de sport, ou tout autre chose,...car faire partie d’ un groupe peut-être assimilé a une secte.

Mais nous avons besoin d’ un minimum de contact humain pour vivre, et ne pas être reclus de la société et replié sur soit-meme, ce qui pourrait s’ avérer négatif.

Et puis tout le monde a besoin d’ affection, ( affection sexuelle ou non sexuelle,) mais d’ affection et de partage avec les gens.

Bien sur, l’ avantage du célibat par exemple, ( ce qui est mon cas,) peut nous permettre de faire des choses que nous ne pourrions pas faire en étant marié, et en ayant une famille a charge.

par exemple pour ce qui me concerne, je travaillais a France télécom, mais lorsqu’ ils ont commencé a avoir des cas de suicide dans le "bétail" je me suis barré. Puis j’ ai travaillé quelques temps dans la sécurité. en 2004 on m’ a retiré mon permis de conduire, ( lorsque j’ avais dit au flics que je conduisais mieux lorsque j’ étais pété ).

Depuis j’ ai tout envoyé chier, et je ne travaille plus, je me contente de ma pension, AAH, le reste je m’ en fous !

Mais si j’ avais été marié avec une famille a charge, j’ aurais bien été obligé, de me plié a la dictature de l’ emploi, et a la dictature de la circulation routière afin de retrouvé mon permis pour pouvoir me rendre sur mon lieu de travail.

Chose don je peu me dispensé en vivant seul !

Sur le plan relationnel, j’ ai une maitresse qui me rend visite de temps en temps, ( principalement le jour que je touche ma pension,....) vu qu’ elle a 25 ans et moi 47, elle ne vient pas pour ma gueule, on mange ensemble, ensuite on s’ amuse un peu...... puis elle rentre chez elle si elle est en état de conduire. Si elle est "pétée" elle reste jusqu’ au lendemain.

Le reste du temps je vis seul, donc je n’ ai aucune responsabilités urgente, je passe mon temps a écrire, lire, gratter ma guitare, entretenir mon jardin, et le reste me vole au dessus du bonnet.

Cela ne m’ empêche pas d’ avoir des échanges positifs avec mes voisins, avec les gens que je croise lorsque je voyage, etc....

Maintenant pour ceux qui me jugent par rapport a mon handicap, ou mon alcoolisme, j’ en ai rien a foutre d’ eux, et je les ignorent ! ( Je dis je les ignorent pour être poli....).

Bien cordialement.

VINVIN.

1 vote
par dume (IP:xxx.xx5.146.185) le 12 mars 2010 a 09H53
dume (Visiteur)

Tout à fait d’accord,vieux bougre ! asta la vista !

0 vote
par Une solitaire dans l'âme ! (IP:xxx.xx9.5.199) le 1er avril 2010 a 21H34
Une solitaire dans l'âme ! (Visiteur)

Moi j’aime la solitude. Et être seule sa me permet d’être au calme, d’écoutait le silence. J’adore la solitude parce que j’en ai mare de voir tout ses con qui se trouve plus beau, meilleur que tout le monde. J’en ai mare de cette socièté ou on a même plus le droit d’être comme l’on veux. >>>>>> Oui je suis tout le temps sur mon ordi après les cour. Oui je suis une no-life, je suis une Anti-Social et fière de l’être u_u ! <<<<<< Je déstete cette vie de merde ou tout le monde me critique. Désoler des thermes que j’utilise ci-dessus. Mais à 14 en avoir mare de la vie c’est vraiment un gachie. J’ai l’impression d’être une erreur de la nature. Quand je suis autre part que sur mon pc, je me sens pas à ma place, je suis comme une tache qui fait défaut. Voilà ceux que j’endure chaque jours, des critiques, des idiots égoïstes et ventard ! Pfff !</p>