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Breivik : La contre-expertise psychiatrique relance l’affaire
Breivik : La contre-expertise psychiatrique relance l'affaire
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10 avril 2012
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

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Breivik : La contre-expertise psychiatrique relance l’affaire

Breivik : La contre-expertise psychiatrique relance l'affaire

Anders Behring Breivik était sain d’esprit lorsqu’il a massacré 77 personnes l’été dernier en Norvège. Telle est la conclusion rendue cette semaine par Terje Tørrisen et Agnar Aspaas, les deux psychiatres en charge d’évaluer la santé mentale de l’auteur de la tuerie d’Utøya, le 22 juillet dernier. Ce dernier rapport va à contre-sens d’une première expertise officielle, rendue en novembre dernier par deux autres psychiatres, Torgeir Husby et Synne Sørheim, qui avaient pour leur part estimé que Breivik est psychotique, et plus exactement « schizophrène paranoïde du fait d’une perte de ses capacités fonctionnelles entraînée par un isolement volontaire ». Le royaume scandinave, encore hanté par le massacre hors norme commis dans la capitale -et qui se demande comment il a pu engendrer un tel monstre- est tiraillé sur la question de sa punition.

Ces derniers mois, Geir Lippestad, l’avocat d’Anders Behring Breivik ne savait plus sur quel pied danser. Sa déclaration à la chaîne de télévision TV2 laissait une grande place à l'incertitude : « Un premier verdict avait statué que mon client est schizophrène paranoïde, ce qui plaidait pour son internement psychiatrique, potentiellement à vie. Dans la foulée du tollé provoqué, des contre-expertises ont par la suite été ordonnées, notamment en raison de doutes persistants sur sa santé mentale. Cela rend sa défense assez difficile, car la stratégie mise en place dépendra des conclusions finales concernant l’intéressé ». Depuis le 10 avril, cet avocat de 48 ans, déjà connu pour ses plaidoiries dans des procès retentissants, sait davantage à quoi s’en tenir : Les psychiatres Terje Tørrisen et Agnar Aspaas, qui ont observé Breivik durant trois semaines en prison, se sont entretenus à 11 reprises avec lui, et se sont penché sur les procès-verbaux des auditions de la police, ont conclu que l’auteur des attaques était sain d’esprit au moment des faits, et donc pénalement responsable.

Breivik et son avocat se sont tous deux félicité des conclusions des experts-psychiatres. Ce tournant intervient à six jours seulement de l’ouverture du procès de l’intéressé. La seconde expertise n’a, tout comme la première, qu’une valeur consultative. La décision est désormais entre les mains des juges, qui trancheront de manière définitive sur la responsabilité pénale de Breivik. Et que le tueur prenne la direction de la prison ou de l’asile pourrait finalement avoir la même portée pour l’intéressé : En Norvège, la peine de prison maximale pour actes de terrorisme est de 21 ans. Mais un détenu, tant qu’il est considéré comme dangereux, peut voir sa peine être prolongée indéfiniment en raison du mécanisme de rétention de sûreté. Et les conclusions des psychiatres, qui estiment qu’« il y a un risque élevé de récidive » ne laissent que peu de rayons de soleil entrer dans la cellule de Breivik.
 

Photo : Geir Lippestad, avocat d'Anders Behring Breivik

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