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Breivik fuit ses codétenus et refuse un scan du cerveau
Breivik fuit ses codétenus et refuse un scan du cerveau
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27 octobre 2011
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Breivik fuit ses codétenus et refuse un scan du cerveau

Breivik fuit ses codétenus et refuse un scan du cerveau

L’auteur des attaques sanglantes du 22 juillet en Norvège, Anders Behring Breivik, a fait savoir, de sa cellule de la prison d’Ila, qu’il ne souhaitait pas donner aux experts la possibilité d’analyser son cerveau. Et la police a fait savoir de son côté qu’elle n’obligera pas l’intéressé à s’y soumettre. En outre le tueur d’Oslo, qui n’est plus à l’isolement total, ne veut en aucun cas avoir de contact avec les autres détenus du complexe pénitentiaire... probablement pour sa propre sécurité.

Anders Behring Breivik est un cas complexe, et il ne rend pas la tâche facile aux deux experts-psychiatres chargé de se prononcer sur sa responsabilité pénale. Ces derniers, Synne Sørheim et Torgeir Husby, avaient jusqu’au 1er novembre pour remettre leur rapport sur l’état mental du tueur, mais comme l’a annoncé le tribunal d’Oslo, ils ont finalement obtenu un délai supplémentaire pour rendre leurs conclusions. En cause : Le refus du tueur à l’idée de passer son cerveau au scanner ou autre IRM (imagerie par résonnance magnétique). Et, comme l’indiquent ses avocats, la justice ne peut l’obliger à s’y soumettre.

Synne Sørheim et Torgeir Husby pourraient ainsi faire sans, ce qui est plus long. Ils devraient remettre leurs travaux le 30 novembre prochain. Dans le même temps, bien qu’il soit tout aussi désemparé que les psychiatres, le procureur Pål-Fredrik Hjort Kraby pense de son côté se faire une idée du personnage. Il estime en effet que Breivik pourrait avoir été emporté dans un monde imaginaire avant et lors des attaques terroristes : « En observant ses agissements sur l’île d’Utøya, on remarques des similitudes importantes avec de nombreux jeux vidéos. Nous n’écartons pas l’hypothèse qu’il a pu glisser lentement de la réalité à un monde imaginaire ».

Il est vrai que Helen Brenna, la secrétaire des jeunesses travaillistes norvégiennes (comparable au MJS en France, et dont le rassemblement était visé par le tueur), a apporté un témoignage dans un documentaire télévisé sur la chaine TV2 allant dans ce sens : « Je me souviens qu’il riait de bon cœur suite à chacun de ses tirs sur l’île. Et dès qu’il atteignait une nouvelle cible, il criait tout fort : "Yes, hourra, je l’ai eu !" ». Enfin, le quotidien Verdens Gang a récemment soulevé la question qui est de savoir si les trois mois d’isolement auxquels il a été soumis ont eu une quelconque influence sur Breivik. Les psychiatres de la prison d’Ila ont répondu par la négative : « Les professionnels de santé du complexe le suivent au doigt et à l’œil. Aucun rapport ne fait mention d’un comportement particulier. Il veut lire des livres d’histoire et ne pas croiser d'autres détenus ».

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