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Breivik face au psy : « Je regrette d’avoir tué une souris »
Breivik face au psy : «Je regrette d'avoir tué une souris»
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18 août 2011 | 6 commentaires
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

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Breivik face au psy : « Je regrette d’avoir tué une souris »

Breivik face au psy : «Je regrette d'avoir tué une souris»

Anders Behring Breivik, l’auteur du carnage d’Oslo, s’est montré particulièrement mal à l’aise quand il a évoqué le fait d’avoir accidentellement renversé une souris sur la route. Il n’a en revanche montré aucun signe d’empathie à l’égard des 77 personnes qui sont tombées, le 22 juillet dernier, sous ses balles sur l’île d’Utøya ou lors de l’explosion de sa bombe dans le centre d’Oslo. C’est ce qu’ont révélé le 18 août les deux quotidiens norvégiens Verdens Gang et Dagbladet.

Interrogé par la police, Anders Behring Breivik a littéralement étonné ses interlocuteurs. Le tueur d’Oslo, en effet, est très loin de se préoccuper de ses victimes humaines, mais son esprit semble torturé par sa "78ème victime", une souris qu’il a malencontreusement renversé en conduisant sur la route, lors de la phase préparatoire de ses attentats. Pour le psychiatre suédois Ulf Åsgård, spécialiste des cas d’agresseurs et joint par le Verdens Gang, il s’agit d’une première : « Je n’avais encore jamais observé de telles réactions empathiques. Manifestement, Breivik ne pense pas comme ses semblables. Il semble incapable d’avoir de l’empathie envers le genre humain, mais il en éprouve en revanche avec une grande facilité envers de petits animaux ».

Lorsque les policiers lui ont demandé s’il regrettait quelque chose ou si un épisode lui avait marqué, Breivik a immédiatement mis en avant cette souris qu’il a écrasé, expliquant ressentir la douleur et la détresse de cet animal au contact du pneu de sa voiture. Pour Ulf Åsgård, cela pourrait s’expliquer par le fait que Breivik « avait peu-être un animal dans son enfance à qui il est arrivé quelque chose » ou bien que Breivik « est peut-être resté fixé sur le sort de la souris qu’il a renversé, en pensant que c’était un avant-goût désagréable des attentats qu’il préparait ».

Selon le psychiatre norvégien Børre Husebø, la réaction émotionnelle envers la souris n’est pas vraiment un scoop : « Beaucoup d’hommes font preuve d’émotion disproportionnée envers les animaux, qu’il s’agisse d’éléphants ou de souris. D’ailleurs Breivik avait avoué dans son manifeste qu’il avait peur des araignées ». Comme la presse norvégienne l’a relaté, la mère d’Anders Behring Breivik se trouvait dans le centre ville d’Oslo lorsque la bombe a explosé, mais le tueur, comme il l’a expliqué à la police, n’en avait cure : « Elle aurait très bien pu être sacrifiée dans le cadre des attentats, pour la bonne cause ».

Examiner cet homme sera une sacrée paire de manches, et comme le rappelle l’avocat d’Oslo rattaché aux forces de polices Pål-Fredrik Hjort Kraby, « Breivik avait demandé à être auditionné uniquement par des experts étrangers et notamment japonais, car il pensait que ceux-ci le comprendraient mieux, mais nous avons rejeté cette demande étant donné que nous sommes sur le sol norvégien ». Pour le psychiatre norvégien Gunnar Johannessen, qui s’est exprimé dans le quotidien Bergens Tidene, « les textes de loi et la littérature médicale ne suffiront pas à définir le cas de Breivik, qualifié par beaucoup de "mal absolu", mais il pourrait être possible d’établir un diagnostic recouvrant ce terme sous la forme de graves troubles d’une personnalité antisociale ou de psychopathie  ».
 

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Commentaires
12 votes
(IP:xxx.xx2.136.118) le 18 août 2011 a 22H05
 (Visiteur)

Ou peut etre qu’il se fout complètement de leur gueule :)

1 vote
par Michel (IP:xxx.xx8.3.228) le 4 septembre 2011 a 15H06
Michel (Visiteur)

"Qu’il se fout complètement de leur gueule" ? Ça, c’est bien possible, en effet... mais à dire vrai, est-il le seul ? (La question vaut également au sujet de sa qualification un peu rapide de "tueur solitaire" : ce qui semble arranger pas mal de monde, en occultant résolument certains témoignages discordants à cet égard ; mais c’est là un autre sujet...)

Parce que pour en arriver à ce qu’il soit "possible d’établir un diagnostic [...] sous la forme de graves troubles d’une personnalité antisociale ou de psychopathie", là c’est de NOTRE gueule qu’on se fout résolument. En effet, pour user d’une pareille terminologie -aussi floue que passe-partout-, est-il seulement utile d’être soi-disant "spécialiste"© ??? Et quel "spécialiste"© ! « Je n’avais encore jamais observé de telles réactions empathiques ». Question bête : comment peut-on être "spécialiste"© de quelque chose qu’on N’A JAMAIS OBSERVÉ ? Comment peut-on être "spécialiste"© en supputant la possibilité d’un pseudo-diagnostic "sous la forme de graves troubles d’une personnalité antisociale ou de psychopathie" ? Ma concierge (si j’en avais une !) en ferait tout autant : pas besoin de longues années d’études pour repérer une personnalité pour le moins antisociale quand celle-ci a 77 morts à son passif ! Quant à la "psychopathie"©, elle reste le joker universel pour "expliquer" d’un revers de la main ce que personne ne sait expliquer... "spécialiste"© ou non. Tellement galvaudée qu’en fait de "diagnostic"©, la "psychopathie"© est manifestement devenue une insulte sournoise s’abritant confortablement derrière des alibis pseudo-médicaux. Grave insulte au demeurant, puisque dans ce qu’on dénomme l’inconscient collectif, elle fourre dans le MÊME sac un Breivik et un gusse... qui ne ferait même pas de mal à une souris, justement !

"Il n’a en revanche montré aucun signe d’empathie à l’égard des 77 personnes qui sont tombées..." ? Certes... mais est-il montré beaucoup d’empathie à l’égard des personnes que l’on disqualifie avec avidité en "psychopathes"© pour un oui ou pour un non (et surtout afin de s’en débarrasser)... avec toutes les conséquences possibles (et souvent TRÈS antisociales !) qui peuvent s’en suivre ? En rappelant, naturellement, que ces personnes-là n’ont AUCUNE goutte de sang sur les mains... En cela, Mis n’a pas tort : Breivik a bien quelque chose d’un "reflet de ce monde", reflet effectivement bien commode pour se laver les mains à bon compte de ses propres turpitudes...

En attendant, notre "spécialiste"© nous dit que « les textes de loi et la littérature médicale ne suffiront pas à définir le cas de Breivik ». Dans ce cas, et encore une fois, de QUOI est-il "spécialiste"©, au juste ? Sans doute est-ce ce qui s’appelle se tirer une balle dans le pied ! Car c’est avouer (à peine) implicitement que le cas Breivik -comme beaucoup d’autres, du reste- est parfaitement étranger à des considérations d’ordre "médical"©. Bref, on amuse la galerie : plus crument, on se fout décidément de notre gueule.

3 votes
par anterack64 (IP:xxx.xx5.118.184) le 19 août 2011 a 12H55
anterack64 (Visiteur)

Mais non tout est tres clair.

Il fait partie du courant d’extrême droite FN canal BB.

On en trouve assez régulièrement, leur aversion pour le genre humain (principalement les "immigrés" et les "pauvres") n’a d’égal que leur empathie envers les animaux ; ce sont généralement des gens profondément bêtes, incapable de comprendre les autres et par voie de conséquence incompris de la société.

Ils se marginalisent en développant une haine revancharde envers le genre humain, et tentent inconsciemment de se valoriser en méprisant les plus faibles de cette société (soit les "pauvres" et les "immigrés" pour faire vite)se persuadant de faire partie des gens biens.

Ils effectuent un transfert sentimental sur les animaux, pensant que ce sont les seuls a leur rendre un peu quelque chose ; et se servent de la cruauté que peut parfois développer l’homme sur les autres animaux pour fustiger l’ensemble de l’humanité, et donner à l’agressivité qu’ils renferment en eux, un prétexte pour ressortir.

10 votes
par Mis (IP:xxx.xx8.204.108) le 19 août 2011 a 14H19
Mis (Visiteur)

Les psychologues sont complément détraqués avec leurs explications et tout le monde se cherche des excuses pour se laver les mains alors Behring n’est que le reflet de ce monde, moi non plus je n’ai pas d’empathies pour le genre humain, on tue des juifs, des palestiniens, des libyens, on laisse crever de faim 1 milliards de personnes pendant qu’on se goinfre comme des porcs dans les pays occidentaux, on laisse crever des sdf sur le bord de la route, on fait chier des femmes voilées qui n’emmerde personne, on profite, on pollue, on colonise, on exploite... alors oui le genre humain est une pourriture qui ne mérite aucune empathie, la plupart des animaux eux n’ont pas de cerveau assez "évolués" pour juger si ce qu’ils font est bien ou mal, alors oui j’ai de l’empathie pour les animaux. La seul chose qu’on puisse regretter c’est que Behring n’ai pas éliminé les vraies élites politiques et financières qui cancérise la planète.

1 vote
par MILAREPA (IP:xxx.xx1.142.20) le 19 août 2011 a 23H57
MILAREPA (Visiteur)

@ Mis Très bon post,je pense exactement la même chose que vous.

0 vote
par himmelgien (IP:xxx.xx4.130.142) le 20 août 2011 a 03H01
himmelgien (Visiteur)

C’est "banal" : les émules de ce névropathe prétendaient qu’ils gazaient que les poux !... What else ?...