Accueil du site
> Psycho & Sexo > Conseils & Solutions
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
La stigmatisation des gros les fait grossir davantage
La stigmatisation des gros les fait grossir davantage
rubrique
note des lecteurs
date et réactions
3 juin 2008 | 4 commentaires
Auteur de l'article
Daniel Joubert, 11 articles (Diététitien)

Daniel Joubert

Diététitien
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
11
nombre de commentaires
11
nombre de votes
0

La stigmatisation des gros les fait grossir davantage

La stigmatisation des gros les fait grossir davantage

Stigmatisez les personnes qui ont des difficultés avec leur poids n’est-il pas contre productif ?

La lutte contre le surpoids et l’obésité s’intensifie. Elle se base essentiellement autour des questions alimentaires et de l’activité physique, sans grand succès jusqu’alors, laissant en marge tous ceux qui ne sont pas dans les normes de poids. Ceci commence dès le plus jeune âge et de plus en plus tôt.

Quelles sont les conséquences de cette stigmatisation ?

Elles contribuent à majorer les difficultés que rencontrent certains, et participent sans doute à l’accroissement de l’obésité.
L’échec renouvelé des régimes amaigrissants, les pertes de contrôle qu’entraînent les privations, induit de la culpabilité qui peut s’accompagner ou se majorer par la honte de soi.
L’individu est renvoyé à une impuissance radicale (il n’a plus de prise sur rien, il ne peut plus rien maîtriser).
La stigmatisation ne crée probablement pas le surpoids et l’obésité, mais elle l’aggrave et l’entretient, dans un cercle vicieux difficile à vaincre et à stabiliser.
Les solutions ne passent sûrement pas par des systèmes centrés sur le renforcement de culpalisation .
Elle désocialise le rapport à l’alimentation, accroît l’anxiété du mangeur, ce qui brouille les signaux internes de faim et de satiété, et favorise les conduites de compensation.
Les solutions proposées de façon classique pour la prise en charge des problèmes de poids n’ont rien réglé, les généraliser à toute la population est très discutable.
Les mesures de prévention devraient s’articuler sur un modèle « bio psycho social intégrant la lutte contre la stigmatisation des personnes en surpoids et une éducation alimentaire plus qu’une éducation nutritionnelle

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Mêmes thématiques
Conseils & Solutions
Mots-clés :
Commentaires
4 votes
(IP:xxx.xx7.126.110) le 6 juin 2008 a 09H40
 (Visiteur)

Je reviens sur mon article : non seulement la stigmatisation des ronds les fait grossir davantage mais le principe du contrôle qu’elle induit est à la source des troubles des conduites alimentaires alors cessons d’avoir une politique alimentaire incohérente. Je recommande aux lecteurs d’aller faire un tour sur le site gros .org

4 votes
par Henri de Siebenthal (IP:xxx.xx8.28.240) le 9 juin 2008 a 23H56
Henri de Siebenthal (Visiteur)

C’est pas top d’être gros !

6 votes
par Yann Patin de Saulcourt (IP:xxx.xx5.192.189) le 20 juin 2008 a 22H23
Yann Patin de Saulcourt (Visiteur)

Avant d’être gros, laid, petit... n’est-on pas une personne humaine ? L’emploi du mot "gros" n’est-il pas en lui même "stigmatisant" ? A force de vouloir s’occuper de tout ce qui concerne avant tout chose la relation de l’individu à lui-même, la société n’est-elle pas en train de favoriser tous ses phénomènes (comme l’obésité). Ils sont autant de réponses au stress, à la pression. Il ne s’agirait donc pas schématiquement d’excès alimentaire et de manque d’effort physique qui sont d’abord eux-même des réponses au stress(angoisse etc..) ?

6 votes
(IP:xxx.xx9.127.147) le 22 juin 2008 a 20H16
 (Visiteur)

entièrement d’accord avec vous.Notre société est de plus stigmatisante.S’il ya plus de personnes en surpoids chez les plus démunis dans nos sociétés occidentales c’est qu ’il y a plus de stress et de frustrations chez les pauvres et nos gouvernants en rajoutent une couche. les politiques de santé publique sont-elles aussi stigmatisantes d’où mon article comme un cri d’alarme