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La sexualité au féminin : les dernières découvertes
La sexualité au féminin : les dernières découvertes
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2 février 2009 | 12 commentaires
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Jean Zin, 23 articles (Rédacteur)

Jean Zin

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La sexualité au féminin : les dernières découvertes

La sexualité au féminin : les dernières découvertes

Une revue de presse sur les dernière découvertes concernant la sexualité au féminin.

Sciences et Avenir no 744, Comment le cerveau gère notre sexualité


Le dossier du mois, sur la sexualité, est entièrement en ligne comme le reste du numéro. Il montre, tout comme l’article du New York Times "What Do Women Want ?", que le désir féminin est mental, avec une plus grande indépendance du corps que pour les hommes, ce qui expliquerait le peu d’effets des traitements physiologiques comme le Viagra. Une étude voudrait même nous persuader que l’orgasme féminin serait fonction de la richesse ou du statut social de son partenaire ! Le nouvel aphrodisiaque féminin qui motive ce dossier agit effectivement au niveau des neurotransmetteurs, surtout certains récepteurs à sérotonine (mais il n’agit qu’au bout de 6 semaines !), de façon malgré tout assez proche des antidépresseurs.

D’autres traitements sont à base de testostérone, secrétée normalement par les ovaires et les glandes surrénales et dont la baisse après l’accouchement peut parfois provoquer une notable baisse de la libido pour une période plus ou moins longue pouvant aller même pour quelques unes jusqu’à un maximum de 3 à 4 ans ! Cependant, la testostérone pourrait avoir des effets secondaires gênants chez la femme (acné, insomnie, migraine, pousse des poils, prise de poids...). Beatriz Preciado, une espagnole qui vient de relater son expérience dans un livre ("Testo Junkie") ne semble pourtant pas se plaindre de son "intoxication volontaire" à la testostérone, mais il est vrai qu’elle a de la moustache et se situe complètement hors norme !

- La molécule du désir féminin, p46

La flibansérine, une nouvelle molécule testée aux Etats-Unis, est censée faciliter le désir et le plaisir féminins.

- Comment le cerveau gère notre sexualité, p52

L’organe central de la sexualité féminine c’est... le cerveau. « C’est pour cette raison qu’on observe tant de différences entre les femmes, explique Francesco Bianchi-Demicheli, responsable de la consultation de gynécologie psychosomatique et sexologie de l’Hôpital universitaire de Genève. Les mêmes stimulations peuvent engendrer des réponses très variables d’une femme à l’autre, mais aussi chez la même, d’un jour, d’une heure à l’autre, selon son état d’esprit, son humeur, son cycle hormonal. »

« L’émergence du désir sexuel dans le cerveau est quasi instantanée, plus rapide qu’un clin d’oeil ».

Simultanément à la voie instinctive, l’autre voie mobilisée dans l’émergence du désir sexuel est cognitive. C’est elle qui fait toute la différence entre avoir envie de quelqu’un et avoir envie d’un gâteau au chocolat... Le désir active des zones cérébrales cognitives supérieures. « Les études en neuro-imagerie montrent que ce réseau cortical complexe est sollicité, explique Francesco Bianchi-Demicheli. Ces zones sont impliquées dans l’estime de soi, la représentation mentale de soi en fonction des expériences personnelles passées et présentes et la capacité à intégrer l’autre en soi. » Et plus l’amour s’en mêle, plus le désir féminin devient cognitif !

Ces activations de toutes sortes ont pour effet final d’exciter électriquement les neurones du cortex pour parvenir à l’orgasme, ce pic du plaisir sexuel souvent comparé à une crise d’épilepsie partielle entraînant, pendant quelques secondes, la perte totale du contrôle de soi. Ce phénomène est caractérisé par 3 à 15 contractions involontaires du tiers externe du vagin et de fortes contractions de l’utérus et des sphincters externes et internes de l’anus. Ce phénomène est suivi par l’émission d’ocytocine (attachement, confiance) et d’endorphines (délassement).

En examinant 30 femmes par échographie, le docteur Jannini a décelé une différence entre les « orgasmiques » vaginales et les autres : le tissu entre le vagin et l’urètre est nettement plus fin dans le premier groupe.

A prendre avec précaution, comme tout le reste, mais voilà encore un domaine où les avis sont très tranchés, avec celles qui nient absolument qu’il y ait d’autre jouissance que clitoridienne, voulant gommer toute différence avec la jouissance phallique. Dolto, elle, croyait à une jouissance liée à la fécondation ! Elle voulait peut-être exprimer par là le sentiment cosmique de participation à la chaîne de la vie ? En tout cas, jusqu’à maintenant, l’existence même du point G était très contestée, comme beaucoup d’autres choses qu’internet a heureusement rendu publiques. Il est toujours difficile de faire la part entre la nécessaire lutte contre les préjugés et le simple déni de réalité, on le voit en tout domaine (que ce soit le climat, la politique, etc.).

Il est certain que de gros efforts sont faits aussi pour dénier le caractère biologique de la sexualité et de l’amour car des hommes ne se conduisent pas comme des bêtes et ne se réduisent pas à leurs instincts animaux mais on ne peut se cacher malgré tout la part biologique qui reste immense dans les rapports sexuels, même s’ils restent des rapports humains, bien sûr, où la régression animale fait partie du jeu du désir et de la confiance mutuelle.

- Boris Cyrulnik : le désir est autant biologique que psychologique, p56

Les nouveaux aphrodisiaques serviraient surtout à éviter les aventures extra-conjugales ?

- « Neuf fois sur dix, les femmes parlent du désir au masculin », p57

Pour une femme, le désir, c’est parvenir à érotiser le fait de devenir objet tout en restant sujet en accueillant le partenaire. Ce qui revient à ne pas érotiser seulement l’émoi amoureux mais aussi le corps invaginé.

On peut relire à la lumière de ce dossier mon article de 2004 reprenant le point de vue lacanien sur la sexualité féminine où je m’étonnais de tout ce qu’on ignorait encore à notre époque sur ce "continent noir".

Jean Zin
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Commentaires
11 votes
(IP:xxx.xx2.184.186) le 2 février 2009 a 14H41
 (Visiteur)

Et si c’était beaucoup plus simple ? Voyez l’abeille qui ne pense qu’à "jouir" du pollen masculin qu’elle emmagasine -Zin- et qui le transporte, bien inconsciemment d’ailleurs, jusqu’aux organes féminins d’une autre fleur. Crac boum ! Bien joué, la nature ! N’en est-il ainsi de l’espèce humaine ? La fleur que l’épouse demande à l’époux d’effeuiller est, de toute évidence, la région clitoridienne, mais, crac boum, c’est le spermatozoïde que le mâle pressé dépose dans un vagin relativement peu sensible. Bien joué, la Nature ! Piégés, l’homme et la femme non informés ! Car, par delà le piège amoureux, force est de constater que ce qui intéresse la nature, c’est la prolongation de la vie, autrement dit un mécanisme de fécondation. Merci à l’intelligence et à la sensibilité humaine d’avoir spiritualisé et sentimentalisé ce qui n’aurait pu rester qu’un mécanisme !

9 votes
(IP:xxx.xx1.246.227) le 2 février 2009 a 15H21
 (Visiteur)

Jean Zin,

« L’émergence du désir sexuel dans le cerveau est quasi instantanée, plus rapide qu’un clin d’oeil ». Le singe d’ailleurs bande en une seconde.

" L’organe central de la sexualité féminine c’est... le cerveau." C’est là que se situe toute la difficulté, car le cerveau a plus de connections possibles que l’univers n’a d’étoiles...

Mais le cerveau est ouvert à l’éducation et l’être enfin majeur dispose d’un outil dont il ignore une grande quantité des facultés disponibles. les êtres encouragés dans cette voie apprennent tout seul et ce sont ceux-ci qui ouvrent des portes qui nous émerveillent.

Quand au point G, je soupçonne l’obsédé sexuel de l’avoir inventé à des fins obscures...

Le bonheur sexuel existe, il est purement privé ( pour vivre heureux, vivons caché. ) mais je suppose qu’il atteint ceux qui se sont choisi dans la cour de leur école, qui ont longuement aiguisé leur sexe l’un si près de l’autre, qui ont nourri quotidiennement un puissant aimant interne et, qui ont parfaitement réussi leur première escalade. C’est aimant, quand il a bien choisi son alterégo, est inaliénable à jamais.

Tous ceux qui comme moi ont tout foiré, ont tout de même trouvé l’épanouissement mais dans une recherche permanente insensée qui peut ne jamais finir. Mais, il est essentiel de ne pas se tromper et de trouver le chemin vers l’extase sous peine de dévier, dévier, dévier jusqu’à l’innommable...et cela, sans vraie jouissance.

12 votes
par bleuette (IP:xxx.xx4.205.14) le 2 février 2009 a 19H53
bleuette (Visiteur)

Pourquoi les hommes s’évertuent-ils tant à vouloir parler de la jouissance féminine...alors même qu’ils n’en connaissent rien...

7 votes
(IP:xxx.xx2.163.32) le 2 février 2009 a 21H28
 (Visiteur)

@bleuette C’est simple c’est parce que vous en parlez pas . Alors il faut que quelqu’un on parle et en plus l’auteur en parle bien. Alors que veut le peuple

3 votes
par Patapom (IP:xxx.xx0.38.134) le 4 février 2009 a 00H16
Patapom (Visiteur)

Donc ça prouve bien ce qu’on dit depuis des millénaires : la femme est chiante... :-))

1 vote
(IP:xxx.xx3.177.192) le 9 février 2009 a 21H37
 (Visiteur)

Découverte....découverte.... !!!Facile... et...j’ai osé !...

En tout cas, encore merci pour vos sujets.

2 votes
par gael b (IP:xxx.xx0.181.7) le 12 février 2009 a 12H08
gael b (Visiteur)

ça me fait un peu penser à un article sur doctissimo !

La sexualité n’a pas finis de surprendre !!

3 votes
par idyllique (IP:xxx.xx7.205.156) le 14 février 2009 a 07H25
idyllique (Visiteur)

Genre d’études bibons qui occupent nos chercheurs toute une vie aux frais du contribuables ! Il serait temps de dépasser ce sujet éculé limite sexiste ! Les êtres humains des deux sexes sont complexes, le comportement féminin/masculin formatés par l’éducation, la culture, les religions, et bien sûr la personnalité propre de l’individu dans les sociétés ouvertes ! Arrêtons de vouloir classer les gens dans des boîtes avec étiquettes selon des critères ridicules !

1 vote
par monniotte (IP:xxx.xx0.151.88) le 26 juillet 2010 a 09H19
monniotte (Visiteur)

Ecoutons les femmes Le plaisir des femmes est complètement laisser sous silence, encore aujourd’hui Il existe des milliers d’articles scientifique tous emplies de bêtises, écrivant que le plaisir se passe dans le cerveau (par libération d’endorphines), qu’il peut être provoqué par à peu près n’importe quel stimulus en fonction de l’histoire de chaque personne (ce n’est pas faux, mais... voir plus bas), et que le clitoris n’a finalement pas une grande importance (ah ?!?). Finalement, j’ai repris et complété cette réponse et en ai fait une page web, pour le cas où elle pourrait servir à quelqu’un... Ce texte parle de la fréquente insatisfaction sexuelle féminine, dont nous verrons l’origine : ce n’est pas que les femmes sont peu douées pour l’amour, mais que nous baignons dans une culture occidentale foncièrement misogyne depuis des siècles, et qui ne se préoccupait que du plaisir masculin. La solution de ce problème est en fait assez simple : il faut se défaire des préjugés culturels et apprendre le fonctionnement érotique féminin. La position longtemps recommandée en Occident, celle du missionnaire, est sans doute la moins favorable au plaisir féminin. La femme ne fonctionne pas comme un homme, en creux. Le vagin, recevant le pénis et suffisant au plaisir masculin, n’est pas l’organe principal du plaisir féminin. C’est le clitoris qui joue ce rôle. Donner sa place à cet organe dans les rapports sexuels permet de procurer aux femmes le plaisir auquel elles ont droit. La suite monniottejc@orange.fr

1 vote
par Pierre5018 (IP:xxx.xx8.190.212) le 22 avril 2011 a 11H18
Pierre5018 (Visiteur)

Arrêtons de nous poser tant de questions .... Laissons la nature jouer son rôle. Ne passons pas notre temps à chercher et reproduire ce qui est écrit. Surtout à l’instant et au détriment du plaisir de la communion des corps et de l’esprit unique issu de la fusion des sentiments.

1 vote
par giselle (IP:xxx.xx8.89.9) le 5 novembre 2011 a 16H12
giselle (Visiteur)

Je prends du Femigra 100mg - pour intensifier mon désir sexuel...

1 vote
par prille (IP:xxx.xx8.89.9) le 5 novembre 2011 a 16H16
prille (Visiteur)

Oui, Femigra c’est le meme Viagra pour femme, je suis toujours pour ce med. Je l’avais recensement acheté online sur http://pharmacy.viagranow.eu