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Viande de cheval : aucun danger pour la santé ?
Viande de cheval : aucun danger pour la santé ?
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11 février 2013 | 4 commentaires
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Viande de cheval : aucun danger pour la santé ?

Viande de cheval : aucun danger pour la santé ?

La découverte de viande de cheval à la place du bœuf dans des produits surgelés Findus au Royaume-Uni a provoqué une polémique à l’échelle européenne sur la composition des plats préparés. La crise s’est en effet étendue, et le Royaume-Uni, en prenant la décision de faire retirer les plats concernés des rayons des magasins, a été suivi par la France et la Suède. Ce scandale est-il doublé d’un problème sanitaire ? La présence possible de phénylbutazone, un anti-douleur administré aux chevaux, pourrait présenter des risques pour la santé humaine. Mais toute crainte en ce sens est écartée par de nombreux responsables qui se sont exprimés. Pour la Commission européenne « il n’y a pas de crise sanitaire ». Et le même sentiment est partagé en France par la ministre de la Santé Marisol Touraine, qui estime qu’« il est plus question d’une fraude que d’un enjeu sanitaire », et par le ministre de l’Education Vincent Peillon, qui se veut « rassurant quant à l’éventuelle présence de viande de cheval dans les cantines scolaires ».

La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) met les bouchées doubles -ça ne s’invente pas- pour identifier le chemin parcouru par la viande de cheval découverte dans les plats au bœuf surgelés. Alors que la piste de l’étiquetage frauduleux semble privilégiée au niveau européen (et que les mafias italiennes et polonaises sont plusieurs fois citées), l’aspect sanitaire du scandale n’est pas moins mis en avant. Certes, comme l’a rappelé le député Vert européen José Bové sur France Info, « il y a un seul contrôle qui est fait, c’est le contrôle bactériologique ».
 
Mais la présence possible de phénylbutazone, un anti-douleur pour chevaux, inquiète ici et là. Et surtout au Royaume-Uni, terre où le "horsegate" a éclaté. Outre-Manche, le ministre de l’Environnement, Owen Paterson, l’a ainsi évoqué sans détour : « La santé humaine pourrait être en jeu si la viande de cheval dont il est question est contaminée par cet anti-inflammatoire ». Ce n’est pas Robin Hargreaves, de la British veterinary association, qui le contredirait : « Beaucoup de chevaux sont traités avec ce médicament, qui n’a absolument pas sa place dans la chaîne alimentaire humaine. Il faut savoir que le phénylbutazone peut engendrer de graves réactions, au rang desquelles l’anémie asplasique ».
 
La Food standards agency (FSA) mène ainsi l’enquête afin de détecter si des traces de phénylbutazone sont présentes dans les lots incriminés. Et ce n’est pas tout : La viande de cheval, en général, peut contenir un parasite du nom de trichnine qui est vecteur d’une grave maladie qui peut s’avérer mortelle, la trichinellose. En principe, cependant, les chevaux sont très surveillés et ce parasite est détruit par la chaleur de la cuisson. On peut donc supposer sans grand risque que les produits surgelés en sont exempts. Frédéric Vincent, porte-parole de la Commission européenne, a d’ailleurs écarté tout danger d’un revers de bras : « Nous ne sommes pas face à une situation de danger sanitaire ».

Et cette position est également celle de la France. Lors d’un point presse le 10 février dernier, la ministre de la Santé Marisol Touraine s’est voulue directe : « On est plus face à une fraude qu’à un enjeu sanitaire ». Le ministre de l’Education Vincent Peillon, interrogé le même jour, a estimé qu ‘« il ne faut pas alimenter la psychose dans les cantines des écoles françaises. Des enfants ont peut-être pu manger de la viande de cheval présentée comme de la viande de bœuf, mais il n’y a pas de problème de santé ». Et l’intéressé a conclu par une question : « Pourquoi toujours vouloir se faire peur ? ». Notons que la viande de cheval est plutôt bonne : elle contient, pour la plupart des morceaux, moins de lipides que celle du bœuf, de l’ordre de 3 à 4%, et contient autant de protéines -sinon davantage- et de sels minéraux.

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Commentaires
6 votes
par Gerard LUCON (IP:xxx.xx7.176.124) le 12 février 2013 a 10H30
Gerard LUCON (Visiteur)

cette fraude date de plus de 6 annees ... voir ce lien : http://www.agoravox.fr/tribune-libr...

2 votes
par viala (IP:xxx.xx8.79.29) le 12 février 2013 a 17H03
viala (Visiteur)

bonjour— gerard luçon—apparement les" tartufes" ne veulent pas prendre connaisance de votre lien (ou bien ils font semblant de ne pas l’avoir lu), lien,qui sussure fortement que cette viande de cheval aurait des chances d’etre emboucanee par "l’anemie infectieuse equine"" ;;mais chutt " care vox" fait t’elle semblant de ne pas etre au courant de cette possibilite ???? si oui qu’elle en prenne vite connaisance sur votre lien

2 votes
par Gerard LUCON (IP:xxx.xx7.176.124) le 13 février 2013 a 00H15
Gerard LUCON (Visiteur)

@Viala .. un pays qui a un réservoir de 835.000 chevaux, et une anémie infectieuse qui ne serait pas transmissible a l’homme, cela tombe bien ... et ....c’est un joli marché, non ?

2 votes
(IP:xxx.xx6.194.201) le 13 février 2013 a 07H25
 (Visiteur)

La viande de rat, on en mangeait lors de la seconde guerre mondiale est encore moins chère que la viande de cheval. C’est la commission européenne a une compétence exclusive dans le domaine de l’alimentation et de la pêche donc elle fait ce qu’elle veut, les Etats n’ont aucun droit. La sécurité alimentaire n’est plus assurée depuis longtemps, regardez le nombre d’intermédiaires qui se sucrent au passage et ils seront de plus en plus nombreux cela rapporte tellement d’argent. Avant vous alliez chercher votre viande ou votre plat cuisiné chez le boucher charcutier du coin qui avait tué son cochon la veille dans sa cour en toute transparence, aujourd’hui c’est interdit, on a mis des normes européennes qui profitent aux lobbys. Est ce que les français savent que par une décision du 5 mai 2007 la commission européenne autorise à hauteur de 10% de l’huile moteur dans les plats cuisinés et les mayonnaises ( canard enchaîné du 14 mai 2007). Que l’on incite les agriculteurs à utiliser de plus en plus d’engrais et de pesticides, de farines animales, viande clonée avec étiquetage interdit, qu’à la suite de la catastrophe de fukuchima au Japon pour éviter d’annuler toutes les importations les taux radioactifs de césium autorisés des produits importés ont été triplés, tout cela avec des atteintes immunitaires, lésion cérébrales rénales, sclérose en plaques, fertilité des hommes, Alheimer toujours de plus difficile à prouver auprès des tribunaux.