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Une bonne connaissance nutritionnelle des aliments n’implique pas une alimentation plus saine
Une bonne connaissance nutritionnelle des aliments n'implique pas une alimentation plus saine
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17 avril 2012 | 2 commentaires
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Fondation Louis Bonduelle, 53 articles (Association)

Fondation Louis Bonduelle

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Une bonne connaissance nutritionnelle des aliments n’implique pas une alimentation plus saine

Une bonne connaissance nutritionnelle des aliments n'implique pas une alimentation plus saine

Une étude menée par Maurice Doyon de l’Université Laval et des chercheurs français et américains montre que les consommateurs américains en savent étonnamment plus sur la teneur en graisse des aliments qu’ils achètent que leurs homologues français. Paradoxalement, le taux d’obésité est près de trois fois plus élevé aux États-Unis (35%) qu’il ne l’est en France (12%).

L’étude a porté sur plus de 300 consommateurs en France, au Québec et aux USA a qui l’on a demandé de répondre à un questionnaire destiné à tester leurs connaissances en termes de matières grasses alimentaires.

Les questions portaient sur la quantité et le type de matière grasse contenue dans divers aliments et sur les recommandations nutritionnelles concernant ces graisses. Les participants ont été invités à répondre "Ne sait pas » plutôt que de risquer une hypothèse.

Les résultats montrent que les français admettent leur ignorance sur 43% des questions, tandis que les québécois et américains n’ont pas su répondre à 13% et 4 % des questions, respectivement. 55% des français ont déclaré ne pas connaître le pourcentage de matière grasse dans le lait entier, comparativement à 5% pour le Québec et 4% pour les États-Unis. La même tendance a été observée pour le beurre, la margarine et les huiles végétales.

De plus 6% des Québécois, 9% des Américains, et 17% des Français ne connaissaient pas les recommandations concernant les acides gras saturés et insaturés dans un régime alimentaire sain. 


Selon les chercheurs, la corrélation trouvée entre fort niveau de connaissances nutritionnelles et fort taux d'obésité suggère que se concentrer sur l'information nutritionnelle détaillée n’est peut-être pas la meilleure stratégie pour encourager de saines habitudes alimentaires. Il pourrait être préférable de se concentrer sur ce qui constitue un repas sain, complet et équilibré, plutôt que de penser à la nourriture en termes de nutriments.

Maurice Doyon, Laure Saulais, Bernard Ruffieux and Harry Kaiser

British Food Journal

Les Nutritionnistes de la Fondation Louis Bonduelle Article d'origine sur www.fondation-louisbonduelle.org
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Commentaires
0 vote
(IP:xxx.xx8.143.79) le 17 avril 2012 a 16H44
 (Visiteur)

C’est donc la preuve qu’il ne faut pas écouter les scientifiques, leurs baratins, leurs études sur le chocolat, le café, le gras et toute ces expériences inutiles qui ne sont là que pour nous pomper de l’argent dans le but inavoué que toutes ses grosses têtes s’amusent pendant leurs heures de travail.

En bref plus le langage est scientifique et plus il faut s’en méfier.

Concernant les acides gras la science à tout faux, les graisses saturées sont excellentes pour la santé et c’est pour cette raison que les yankee sont en mauvaises santé car ils croient quand on leur dit qu’il faut éviter le gras saturé.

0 vote
par trape (IP:xxx.xx7.80.247) le 18 avril 2012 a 17H40
trape (Visiteur)

On ne peut pas tout mettre tout le monde dans le même pot, car les "dérives" alimentaires n’ont point toutes les mêmes origines. Savoir n’est pas être, et dans l’acte alimentaire, il y a souvent beaucoup d’affectif, trop d’affectif parfois. de sorte que la connaissance des nutriments, n’apporte un plus que chez les individus "calmes" sur le plan de l’humeur. Les anorexiques sont souvent "très branchées" dans le domaine de la connaissance des aliments, du "gras", en particuliers ; elles ont cependant des troubles du comportement alimentaire et nutritionnels... Néanmoins, un meilleur étiquetage et une meilleure éducation, peuvent améliorer l’état de santé de tout le monde, en favorisant un meilleur choix de la part de ceux qui n’ont pas, à priori, de problèmes pondéraux et qui ont la bonne distance face à l’acte alimentaire. Cette étude ne fait que confirmer ce que nous savions déjà.