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Les troubles alimentaires compulsifs
Les troubles alimentaires compulsifs
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7 novembre 2012
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Côme Shelvène, 1 article (Rédacteur)

Côme Shelvène

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Les troubles alimentaires compulsifs

Les troubles alimentaires compulsifs

Ces troubles alimentaires qui permettent de combler un mal être par un comportement alimentaire excessif ou inadapté, sans rapport avec les besoins simplement physiologiques de l’organisme, sont souvent liés à des problèmes de dépendance affective.

I - Souvent, c’est dans l’histoire familiale que se situe la clé du problème

Il s’agit de comprendre comment la personne s’est construite au sein de sa famille et qui fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui ; de découvrir le type de relations familiales ; de faire émerger les traumatismes vécus.

À titre d’exemple des maux pouvant être engendrés, on peut citer l’anorexie, la boulimie ou l’hyperphagie, obsessions liées à un comportement de négation ou de rejet (à travers une compulsion incontrôlable envers la nourriture).

Ici, le patient a une vision confuse ou non-réaliste de l’image de la femme/épouse, de la mère « nourricière » et de la féminité en général. Cela provient directement du rôle que la mère a joué à la naissance de son enfant. Souvent, les femmes considèrent qu’en tant que mères, elles prennent toujours les meilleures décisions pour leurs enfants (avec le fameux « C’est pour son bien »), mais ce n’est pas toujours juste. Souvent, les mères confondent le devoir d’élever un enfant avec l’amour qu’elles leur portent.

Dans le cas de l’anorexie, on constate souvent que la mère nourricière avait un sentiment de saturation ou de dégoût pour sa vie de couple et portait toute l’attention à son enfant — qui, du coup, devait jouer le rôle de l’homme, jusqu’à devenir parfait.

Dans le cas de la boulimie, généralement, l’enfant représentait un concurrent vis-à-vis de l’homme ; la mère l’aimait mais le rejetait en même temps.

Enfin, en cas d’hyperphagie, il est fréquent que l’enfant n’ait pas eu assez d’attention de la part de sa mère — qui, en adoration devant son mari, considérait que son enfant devait être loyal par principe et suivant son exemple.

Ces enfants ne bénéficient pas d’une existence propre et n’ont pas pu développer leur identité véritable.

II – Comment vous aider à sortir de cette spirale infernale ?

Il convient de découvrir la source du problème, la cause du mal-être pour parvenir à s’en défaire et retrouver son Soi pour se reconstruire une image positive de son corps, retrouver un corps « ami », s’aimer tout simplement.

Dans tous ces cas, ces enfants et leurs mères ont une image détériorée d’eux-mêmes, notamment celle de la Femme en eux, mais aussi des rapports Homme/Femme et de leur propre rôle. Le tout, bien sûr, recouvert d’amour, de dévotion et de devoir.

Bien entendu, il faut aussi regarder la relation qu’a construite le père avec son enfant, car toutes ces relations sont complexes et entremêlées.

Pour essayer de les démêler, il convient tout d’abord aux patients de couper le cordon ombilical avec la mère, c’est-à-dire apprendre la différence entre le don et le devoir. Le don de vie est un don d’amour ; il est gratuit, ce n’est pas un dû. Pourtant, le patient a toujours le sentiment de devoir être parfait (anorexie), un sentiment de culpabilité (boulimie) et de n’en faire jamais assez (hyperphagie).

Côme Shelvène
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