Dans les environs d’Oslo, en Norvège, une adolescente de 16 ans est
tombée gravement malade et a été placée en isolement à l’hôpital après
avoir été contrainte de manger un morceau de cœur en décomposition d’une
viande d’origine inconnue. Il s’agissait d’un "examen d’entrée",
comprendre un bizutage, dans un lycée de la commune de Drammen.
La scène s’est déroulée le 12 septembre dernier à Drammen, une petite localité au sud-ouest d’Oslo, en Norvège. Parmi les témoins, figuraient les parents de l’adolescente, proprement choqués à la vue du spectacle qui s’offrait à leurs yeux : Comme le relate le journal local Dram Tidende, leur fille âgée de 16 ans a été contrainte, lors d’une audition-bizutage, de manger du poisson cru, de boire de l’eau impropre à la consommation et… de manger un morceau du cœur pourri d’un animal (dont l’origine est inconnue). La fille en question a du être transportée par ambulance à l’hôpital le soir même, victime d’une réaction allergique.
Les choses semblaient s’améliorer le lendemain matin, mais l’embellie ne fut que de courte durée : Prise d’une fièvre violente et dans un état pire que celui de la veille, l’adolescente a du être réadmise à l’hôpital, où elle a été placée en isolement. Dans la soirée du 16 septembre, en sortant de l’hôpital et l’air abattu, le père de l’adolescente empoisonnée a raconté au micro des journalistes que « les médecins n’ont pas vraiment de bonnes nouvelles. La maladie dont souffre ma fille pourrait être mortelle, et l’état est jugé sévère ». Le père a notamment rapporté le fait que les médecins ont suggéré une infection à la bactérie E. coli. Dans la journée du 17 septembre, en fin de compte, les médecins ont fait état d’une légère amélioration de l’état de santé de la fille.
Ellen Kathrine Winstrup, la directrice de l’établissement scolaire qui fut le prétexte du bizutage, s’est de son côté défendue : « Nous ne pouvions intervenir pour stopper ces auditions, aussi particulières soient-elles, car elles se sont déroulées en dehors du cadre scolaire ». Cette dernière a indiqué que c’est la première fois qu’une telle "épreuve rituelle" a dérapé de la sorte. Contacté par le quotidien Aftenposten, le conseiller principal d’éducation du lycée, Axel Fjeldavli, avoue de son côté « n’avoir jamais été confronté auparavant à des agissements d’un tel niveau de gravité ». La police promet d'avoir l'oeil sur les "festivités" de l'an prochain.