Aujourd’hui, 35 % des Français de plus de 18 ans, soit un adulte sur 3, sont en surpoids, 15 % sont franchement obèses et plus de 18 % des enfants de 3 à 17 ans ont des kilos en trop. Se peser ne suffit pas pour connaître son degré de surcharge pondérale. Il faut aussi évaluer son indice de masse corporelle (IMC), en appliquant la formule IMC = P/T2, P étant le poids en kilos et T2 la taille en mètres avec décimales au carré (multipliée par elle-même). Cette formule ne s’applique que chez l’adulte. Exemple : si vous pesez 115 kg et mesurez 1,80 m, votre IMC est de 115/(1,80 x 1,80) = 35,5, ce qui correspond à de l’obésité.
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IMC inférieur à 18,5 = maigreur
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De 18,5 à 24,9 = poids normal
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De 25 à 29,9 = surpoids
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De 30 à 39,9 = obésité
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Au-dessus de 40 = obésité massive
La malbouffe en cause
Les responsables, comme dans tous les pays où le phénomène est en augmentation, sont connus : fast-food, boissons sucrées, pâtisseries et friandises, malbouffe en général et sédentarité. Au lieu des 1 800 ou 2 000 calories nécessaires par jour, on en totalise 2 500 ou 3 000 qui ne se transforment pas en énergie mais, au fil des mois, en kilos superflus. Et plus on mange gras et sucré, plus la sensation de faim réapparaît rapidement car l’estomac se vide alors plus souvent…
Ce cercle vicieux, connu depuis longtemps, restait inexpliqué jusqu’ici. Une équipe de l’Inserm de Nantes a récemment découvert que ce type d’alimentation avait pour effet de maintenir en vie trop longtemps certaines populations de neurones situées dans l’estomac, qui normalement disparaissent à l’adolescence. Le maintien de leur activité concourt à conserver le rythme rapide de vidange propre aux jeunes. La persistance anormale de ces neurones semble due à une substance dont la sécrétion serait induite par une concentration trop élevée de leptine, une hormone qui joue un rôle dans la sensation de satiété.
Infarctus et diabète
Les répercussions ne sont pas seulement psychologiques et esthétiques, les kilos en trop retentissent gravement sur la santé. On estime qu’environ 9 000 personnes décèdent chaque année à cause de problèmes liés à l’obésité. C’est souvent à l’occasion d’un incident de santé que les médecins demandent fermement à leurs patients de maigrir. Mieux vaut réagir avant !
Le surpoids et l’obésité, en particulier de type androïde (kilos surtout localisés au ventre), jouent un rôle central dans le développement de nombreuses maladies chroniques. Plus on est gros, plus on a de risques de devenir diabétique de type 2 (non insulinodépendant) et de souffrir de maladies cardiovasculaires. Le surpoids favorise l’excès de sucre, de cholestérol et de triglycérides dans le sang ainsi que l’hypertension artérielle. Les artères deviennent rigides, s’encrassent à grande vitesse et se bouchent pour finir. Résultat : infarctus, accident vasculaire cérébral, artérite des jambes, insuffisance cardiaque…
À l’inverse, comme l’ont encore montré des études présentées au dernier congrès de l’American Heart Association de San Diego, plus les obèses maigrissent, en particulier aux dépens de la graisse abdominale, mieux les artères se portent. Elles récupèrent leur capacité de dilatation et le flux sanguin s’améliore sensiblement.