Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Savez-vous ce que vous mangez, dans une tarte à la cerise ?
Savez-vous ce que vous mangez, dans une tarte à la cerise ?
note des lecteurs
date et réactions
28 février 2012 | 7 commentaires
Auteur de l'article
DARCHE ERIC, 64 articles (Naturopathe)

DARCHE ERIC

Naturopathe
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
64
nombre de commentaires
2
nombre de votes
151

Savez-vous ce que vous mangez, dans une tarte à la cerise ?

Savez-vous ce que vous mangez, dans une tarte à la cerise ?

Voici une histoire édifiante, l’histoire chimique d’une tarte aux cerises vendue dans un supermarché.

Elle est contée par Claude Bourguignon, ingénieur agronome et un expert mondialement reconnu de la microbiologie des sols.

 

Histoire de la farine
 
Les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide avant semis.
Pendant sa culture, le blé a reçu, selon les années, de 2 à 6 traitements de pesticides, un traitement aux hormones pour en raccourcir les tiges afin d’éviter la verse et une dose importante d’engrais (240 kg d’azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l’hectare).
 
Dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone et, enfin, arrosés au chlopyriphosméthyl.
Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyle, et ensuite de l’acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l’amylase.
La poudre levante est, quant à elle, traitée au silicate de calcium, tandis que l’amidon est blanchi au permanganate de potassium.
Les corps gras reçoivent un antioxydant (comme l’hydroxytoluène de butyl) et un émulsifiant (type lécithine).
 
Histoire de la crème
 
Les œufs proviennent d’un élevage industriel où les poules sont nourries aux granulés contenant des antioxydants (E 300 à E 311), des arômes, des émulsifiants (comme l’alginate de calcium), des conservateurs (comme l’acide formique), des colorants (comme la capsanthéine), des agents liants (comme le lignosulfate) et enfin des appétants pour qu’elles puissent ingurgiter ces différentes substances. Elles reçoivent en plus des antibiotiques, et en particulier des anticoccidiens. Les oeufs avant séchage reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface (comme l’acide cholique) et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.
 
Le lait provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques :
• des antibiotiques comme le flavophospholipol (F 712) ou le monensinsodium (F 714) ;
• des antioxydants comme l’ascorbate de sodium (E 301), l’alpha-tocophérol de synthèse (F 307), le buthyl-hydrox-toluène (E 321) ou l’éthoxyquine (E 324) ;
• des émulsifiants comme l’alginate de propylène-glycol (F 405) ou le polyéthylène glycol (F 496) ;
• des conservateurs comme l’acide acétique, l’acide tartrique (E 334), l’acide propionique (F 280) et ses dérivés (F 281 à E 284) ;
• des composés azotés chimiques comme l’urée (F801) ou le diurédo-isobutane (F 803) ;
• des agents liants comme le stéarate de sodium ;
• des colorants comme le F 131 ou F 142 ;
• des appétants comme le glutamate de sodium, pour que les vaches puissent absorber l’ensemble.
 
Les huiles ont été extraites par des solvants (comme l’acétone), puis raffinées par l’action de l’acide sulfurique. Elles subissent ensuite un lavage à chaud : elles sont neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bicarbonate de potassium, et désodorisées à 160° C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.
La crème, une fois obtenue, reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alganique (E 400).
 
Histoire des cerises
 
Selon les années, les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides. Les cerises sont décolorées à l’anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine.
Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium et, à la sortie, elles reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E 202). Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui, comme le blé, ont reçu leur dose d’engrais et de pesticides.
 
Le sucre est extrait par décantation à la chaux et à l’anhydride sulfureux.
Il est ensuite décoloré au sulfoxylate de sodium et raffiné au norite et à l’alcool isopropylique. Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.
Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter BON APPÉTIT !
Extrait du livre de Claude Bourguignon : Le sol, la terre et les champs, paru aux Éditions Sang de la Terre.

Eric Darche

Naturopathe Spécialisé en nutrition.

www.ericdarche.com Tel : 04 42 96 33 18 (Conseil aussi par téléphone.)

SOURCES

  •  

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
En savoir plus sur...
Nutrition & Régimes
Commentaires
0 vote
par trape (IP:xxx.xx7.98.105) le 28 février 2012 a 10H57
trape (Visiteur)

Tout le monde sait que la cuisine ; c’est de la chimie et de la physique... Dans la présentation que vous avez faite, excellente d’ailleurs, on touche au summum de l’art culinaire !

1 vote
par DARCHE ERIC (IP:xxx.xx6.156.211) le 28 février 2012 a 11H16
DARCHE ERIC, 64 articles (Naturopathe)

Bonjour.

Oui vous avez raison la cuisine c’est de la chimie et de la physique.

Simplement ce genre de "chimie et de physique" est elle à moyen et long terme complétement inoffencives pour l’organisme ?

Ne joue t-on pas à l’apprenti sorcier ?

1 vote
par trape (IP:xxx.xx7.98.105) le 28 février 2012 a 13H29
trape (Visiteur)

Probablement pas car cela commande d’être conscient de la problématique, quand on parle "d’apprenti sorcier". On voit une explosion des cancers du pancréas ; organe étant très lié à la fonction digestive. Quand j’ai fait mes études de médecines, il y bien longtemps, ce type de cancer ne se voyait que chez des personnes très âgées et c’était très rare. Cela touche, de plus en plus, de jeunes adultes. On est en droit de se poser quelques questions, sur cette explosion. Une partie de ma remarque se voulait être "humouristique" même, s’il est vrai que la cuisine n’est que chimie et physique. La problématique posée par l’agriculture est autant, chez les agriculteurs que dans l’industrie de transformation, avec une utilisation de produits "discutables", sans oublier la responsabilité du choix du consommateur. En effet faire la cuisine, devrait éliminer une part des risques, sauf si on la fait à partir de produits élaborés. Pour rester, dans la recette de la tarte soit on utilise des pâtes industrielles (lire les étiquettes) soit on utilise un peu de farine et de beurre...ce qui n’est pas équivalent, le plus souvent, sur le plan nutritionnel. Le souci alimentaire a été LE souci de nos aïeux ; ma génération l’a oublié, il revient sur tous les plans : qualitatifs, quantitatifs, médicaux ( on pense que 30 % des cancers pourraient être supprimés avec une bonne alimentation). Il suffit d’observer les chariots, dans les super marchés pour savoir que le problème est loin d’être résolu. A part d’être d’un optimisme exceptionnel.

1 vote
par DARCHE ERIC (IP:xxx.xx6.156.211) le 28 février 2012 a 14H03
DARCHE ERIC, 64 articles (Naturopathe)

Dès que j’ai un ptit instant dans mon travai, je jette un coup d’oeil sur mes mails et je vois que la réactivité est grande sur carevox.

Merci pour votre témoignagne, car un tel document réalisé par Claude Bourguignon, ingénieur agronome, a pour vocation, selon ce que j’en ressens, de favoriser des prises de conscience.

Je me demande comment une société "tellement instruite" peut accepter de telles "pratiques" alimentaires. Où es donc passé le bon sens de nos aïeux dont vous parler ? Pourquoi de telles aberrations peuvent exister ?

C’est sans doute, nous tous, par nos choix alimentaires qui détenons la réponse et la solution.

0 vote
par trape (IP:xxx.xx7.98.105) le 28 février 2012 a 20H11
trape (Visiteur)

société "tellement instruite", "Pourquoi de telles aberrations peuvent exister ?"

Savoir et être sont deux choses différentes car le "savoir" répond à notre rationnalité (Le cerveau gauche, pour les adeptes de Palo Alto) tandis que l’être, est plus l’expression de l’affectivité. Hors la clinique vous montre que c’est l’affectivité qui gagne le match, toujours. ..sinon il n’existerait pas de syndrome dépressif ! Cela explique, probablement le constat/ ou la question que vous faites/posez. Pour prendre, une conséquence connue de tous, de nos dérives comportementales, à savoir l’obésité ; j’ai rarement rencontré des patients qui ne reconnaissent pas l’origine de leur obésité ; ce qui prouve que savoir et être, sont dissociés. L’autre aspect de question est d’apprécier quel prix nous sommes prêt à payer, pour être en accord, avec ce que l’on pense ? Dans une société tellement assistée, tellement manipulée, il est très difficile ou quasi-impossible de développer une attitude "hérétique". Votre jeunesse, vous fait espérer... ; mes quelques années de plus, me pousse à croire, comme Héraclite, que les chaos sont les seuls moteurs des changements.

0 vote
par fée carabosse (IP:xxx.xx4.156.158) le 29 février 2012 a 00H06
fée carabosse (Visiteur)

message s’envole , où est passé mon message ? Tant pis, il est tard je vais me coucher

0 vote
par Floriane Val (IP:xxx.xx9.253.89) le 3 mars 2012 a 19H36
Floriane Val (Visiteur)

De la même façon que l’on ne cesse de jouer avec le feu que lorsque l’on s’est suffisamment brulé, Ce n’est malheureusement qu’en vivant des épreuves très douloureuses après avoir cru que celles ci n’arrivaient qu’aux autres, que les individus prennent conscience de ce qu’il ne faut plus toucher ... et encore .... quand la vie nous laisse une seconde chance ...

Malgré tout certains fumeurs invétérés traversant les affres des traitements pour cancers du poumon ne renoncent parfois pas tout a fait au poison qui a contribué à les emmener à ainsi souffrir. idem pour les perturbateurs endocriniens, hormones et xenoestrogénes cancérigènes qui nous cernent et dont on ne peut plus nier qu’ils contribuent à l’escalade des cancers hormonodépendants. Combien de professionnels de santé pensent a regarder de ce côté pour soustraire leurs patients a ces poisons cancérigénes. La réduction de l’exposition a toutes ces causes de cancers d’origine environnementale ( eau, air, aliments etc ... ) fait l’objet d’aucune formation en France. Quelle honte. Nul ne peut ignorer aujourd’hui le danger de tant de produits alimentaires aussi dénaturés, édulcorants, additifs, SOLVANTS tous azymuts qui détruisent les cellules et leurs moyens de défense. Tout dans notre éducation et dans la propagande ambiante a posé la chimie de synthése comme souveraine et la nature comme mal faite, maitrisable en la sous valorisant . La découverte de la réalité qui est toute contraire fait très mal pour les patients qui le decouvrent dans leur chair. La responsabilité et la prévention ne sont pas de nos pays qui ont TOTALEMENT déresponsabilisé les individus vis a vis de leur santé en les incitant à EXCLUSIVEMENT sous traiter celle ci.

Et parallèlement quasiment rien n’est consacré dans l’enseignement de médecine a la prévention par la Nutrition alors que le généraliste devrait être le premier promoteur de cette indispensable hygiène de vie. Il est édifiant de constater que seule une quinzaine d’ heures ... en option .... sont consacrées à la Nutrition en 7 années de médecine ... et nombre de médecins l’ont compris, s’obligeant d’eux mêmes en post doc a suivre des DU complémentaires pour intégrer la nutrition dans leurs conseils ... ce qui devrait être enseigné dans le cursus de base pour respecter l’un des préceptes majeurs d’Hippocrate, , à savoir " que ton aliment soit ton premier remède ", NON ?