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Religion et nutrition : un mauvais ménage
Religion et nutrition : un mauvais ménage
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9 mars 2012 | 6 commentaires
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Béatrice de Reynal, 207 articles (Nutritionniste)

Béatrice de Reynal

Nutritionniste
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Religion et nutrition : un mauvais ménage

Religion et nutrition : un mauvais ménage

Enjeu de la campagne extrémiste ou pavé dans la mare ?

C'est sûr ! 100 % de la viande halal est abattue dans les abattoirs halal.

Et ces abattoirs sont essentiellement en région parisienne. Mais cela ne signifie pas que 100 % de la viande vendue en région parisienne soit hallal, loin s'en faut. Charal, par exemple, tient ses abattoirs non au pied du Sacré coeur, mais dans la Sarthe ou ailleurs...

Mais nous en avions déjà parlé à l'époque : Quick lançait un produit 100 % halal.

Pourquoi ?

Pour séduire une population attentive à son alimentation, certes. Mais aussi parce que cette viande était achetée bien moins chère que la viande classique.

Les religions n'imposent pas leurs règles au hasard. Motivées le plus souvent, historiquement, par l'hygiène et la sécurité alimentaire, ces consignes sont devenues des interdits. Soit vous consommez "purs" soit "impurs". Les puristes vont donc exiger que leur viande pure soit cuite dans une poêle pure avec du graisse pure elle aussi...

Alors ? La logique est purement économique : le steak halal est à 4 euros / kg quand la viande bovine française coûte 7 euros et celle kasher frôle les 11 euros / kg. Les adeptes du halal ne sont-ils pas motivés aussi par cet aspect là ?

Souffrance animale ou pas, le poste "étourdissement" est éliminé. Pas de ligature de la trachée non plus, ni celle de l'estomac. Là, ce sont les nutritionnistes qui alertent car les contaminations bactériennes sont alors plus nombreuses, fréquentes et potentiellement problématiques, surtout lorsque vous savez que les steaks hachés sont l'aliment favori des enfants et que ceux-ci sont faits avec les parties avant des carcasses (les steaks, pas les enfants).

En tout état de cause, QUICK affichait clairement la mention halal. il n'y avait donc pas tromperie. Pour tous les consommateurs qui ne veulent absolument pas manger de la viande abattue cruellement, il est impératif que la filière soit plus loyale.

Pour ce qui veulent en savoir plus : me demander la réponse de nutritionnistes engagés

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Commentaires
2 votes
(IP:xxx.xx9.45.117) le 9 mars 2012 a 23H09
 (Visiteur)

L’abattage d’animal de façon non religieux (étourdissement + égorgement) fait souffrir l’animal 2 fois, la première par l’étourdissement et la seconde par l’égorgement car on ne sait jamais le degré de l’étourdissement, d’ailleurs on ne sait pas lequel des deux est le plus douloureux La mort est très rapide quand l’égorgement est bien pratiqué, alors pourquoi rajouter à la souffrance avec l’étourdissement. Au sujet des bactéries c’est un faux problème car il suffit de faire cuire correctement la viande.

7 votes
par Christian Navis (IP:xxx.xx0.234.119) le 12 mars 2012 a 13H34
Christian Navis (Visiteur)

2 fois plus douloureux ? Qu’en savez-vous ? Pour le moment, on a mesuré l’intensité du trauma de l’égorgement sauvage et sa durée par des électroencéphalogrames. On a évalué le stress de la bête égorgée à vif d’après la rapidité de formation et la densité de cortisol dans hippocampe, l’amygdale, le cortex cingulaire antérieur et le cortex préfrontal tandis qu’elle se débat en se vidant de son sang. On a également dosé le niveau d’acide lactique et son amplification dans les muscles des animaux avant, pendant et après le sacrifice.

En l’état actuel de la science, aucun labo n’a établi que l’étourdissement préalable était plus barbare que l’égorgement, bien au contraire, et que la persistance de la douleur subsisterait après l’étourdissement. Les convulsions que l’on peut observer parfois entre lesdeux "opérations" résultent d’actes réflexes et non de réponses conscientes ou semi-conscientes.

Pour les reste de votre argumentaire, c’est assez spécieux ! Les gens, nombreux, qui apprécient une viande bien saignante devraient donc ne pas avoir d’autre alternative que de manger comme on joue à la roulette russe, ou accepter des semelles pour satisfaire aux tabous alimentaires d’une minorité !

5 votes
par veritas (IP:xxx.xx4.218.50) le 12 mars 2012 a 15H54
veritas (Visiteur)

"La mort est très rapide quand l’égorgement est bien pratiqué" : énorme fumisterie de propagande religieuse. Le rapport scientifique du conseil de l’alimentation prouve exactement le contraire : "La perte de conscience liée au déficit en nutriment et oxygène est lente. L’activité cérébrale disparaît au bout de 20s à 6mn selon les individus. Chez les veaux les délais avant la mort ( encéphalogramme plat ) varient de 35s à plus de 11mn après égorgement." http://www.lepoint2.com/pdf/rapport...

4 votes
(IP:xxx.xx0.86.143) le 12 mars 2012 a 17H33
 (Visiteur)

En attendant des éclaircissements et une réelle traçabilité, un seul mot d’ordre : Boycott de la viande de boeuf, de poulet et de mouton. Ne manger que du porc et du poisson (et aussi du cheval).

2 votes
par TZ (IP:xxx.xx2.200.23) le 13 mars 2012 a 07H21
TZ (Visiteur)

Avez-vous vu les conditions d’élevage des poulets, porcs et poissons ? Les becs coupés à vif, les cages serrées au point que les animaux se blessent obligatoirement, les porcs gavés de médicaments et j’en passe ?

La solution : réduire sa consommation de viande, voire devenir végétarien.

1 vote
par ricoxy1 (IP:xxx.xx0.86.143) le 13 mars 2012 a 11H40
ricoxy1 (Visiteur)

En ce qui concerne les poulets, ne jamais manger de poulets élevés "en batterie", ne jamais consommer d’oeufs de poules élevées en batterie. Les poules et poulets élevés en plein air — si l’étiquette est vraie — sont bien meilleurs.

Le végétarisme est une solution possible, mais ne convient pas forcément à tous, en raison du besoin de régime carné pour les êtres humains.