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Questions autour du scandale de la viande de cheval dans un plat cuisiné "au boeuf"
Questions autour du scandale de la viande de cheval dans un plat cuisiné "au boeuf"
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19 février 2013 | 2 commentaires
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Céline Gastinel-Moussour, 3 articles (Vétérinaire)

Céline Gastinel-Moussour

Vétérinaire
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Questions autour du scandale de la viande de cheval dans un plat cuisiné "au boeuf"

Questions autour du scandale de la viande de cheval dans un plat cuisiné "au boeuf"

A toute chose malheur est bon. Cet épisode dramatique va peut être faire changer des choses au niveau du commerce des aliments. Car le problème est bien celui-ci : la nourriture que nous consommons est soumise au marché et aux transactions, avec pour loi dominante, celle des profits.

Voici quelques réflexions que le scandale m'inspire.

Je ne veux pas manger de cheval, et, surtout, je ne veux pas que l'on m'impose de manger autre chose que ce qui est mentionné sur l'étiquette du produit que j'ai choisi !

J'ai confiance dans les normes sanitaires françaises et je choisis de manger une viande conditionnée en France. Il s'agit d'une viande dont la traçabilité est exceptionnelle. Depuis la naissance dans un pré, jusqu'à l'assiette il est possible de savoir de quel animal il s'agit. Pour arriver à ça, les éleveurs font des efforts, il leur en coûte. Et je me pose une question : la viande venant d'autres pays répond-elle à ces exigences ? Sans vouloir revenir en arrière, je vais privilégier encore plus les terroirs, la traçabilité, le minimum d'intermédiaires. Moins de globalisation, plus de localisation géographique pour éviter de diluer les responsabilités.

Lors d'analyses, la présence de phénylbutazone, un anti-inflammatoire interdit en médecine humaine a été détecté. En France, seuls les chevaux de sport peuvent recevoir ces traitements. Un cheval destiné à la boucherie ne doit pas en recevoir. Ce qui m'inquiète c'est que ces résidus de médicaments ne sont que la partie visible de l'iceberg. La viande venant de l’étranger qui se retrouve dans mon assiette répond-elle aux mêmes exigences d’absence de résidus  ?
Je pense aux hormones et aux anabolisants. La législation française est draconnienne, et c'est une véritable tranquillité d'esprit que j'aimerais conserver ! Les résidus médicamenteux ne sont pas ma seule inquiétude, certains parasites peuvent être transmis à l'homme par des viandes mal cuites parasitées. Mais ici encore, les contrôles me rassurent.

Mes exigences sont grandes et je suis prête à en payer le prix. Même si le prix de la viande doit augmenter, j'y suis parfaitement ouverte dans la mesure où il est le prix de la qualité, le prix de ma tranquillité d'esprit et le prix du respect que je porte aux éleveurs.
Il y a un autre prix, c'est celui du respect de l'animal. Plutôt que de fermer les yeux sur la réalité, j'y mets des mots : manger de la viande implique de tuer et de manger un animal. Je prends le parti du respect de l'animal. J'aimerais que l'animal ait enfin un statut d'être vivant à part entière, j'aimerais qu'il ait une vie de belle qualité, dans les champs. J'aimerais que les transports d'animaux pour l'abattage laissent place à des unités de proximité, et j'aimerais aussi que cet abattage soit digne et se fasse avec le moins de stress possible !

Pour ce qui est de la viande de cheval : je n'oublie pas que de nombreuses races de trait françaises ont perduré parce que leur viande avait une valeur. Je n'oublie pas qu'il n'y a pas si longtemps, cette viande a permis à des enfants pauvres de manger des protéines animales d'une grande qualité.

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Commentaires
1 vote
par Satournenkare (IP:xxx.xx9.8.114) le 19 février 2013 a 13H41
Satournenkare (Visiteur)

"En France, seuls les chevaux de sport peuvent recevoir ces traitements. Un cheval destiné à la boucherie ne doit pas en recevoir"

Et que devient un cheval de course, de manège, etc... quand il n’est plus utile ( vieillesse, accident, ...) ? Il finit à la boucherie

1 vote
par ISTINA (IP:xxx.xx5.187.110) le 19 février 2013 a 17H25
ISTINA (Visiteur)

Tromperie quand à la bestiole utilisée pour confectionner les plats cuisinés. PLATS CUISINES ? AYANT BON GOUT et, la viande de cheval plus saine que celle de boeuf nourri aux granulés.

De quoi nous en faire d’une crotte de souris un véritable Everest.

Accuser impérativement ces pelés, ces tondus de Spanghero honte de la France sauf les Grecs, les Anglais les Hollandais et ; les Luxembourgeois. La France de la Repentance institutionnelle revendiquée . . Quant au Trader Grec ou presque qui n’en est pas à son coup d’essai, il joue sur les mots, les Guignols lui emboitent le pas illico, feignant ignorer qu’il a utilisé une code inconnu qui pour les Savants de l U.E signifie Cheval alors que le mot cheval, ne semble pas avoir été facturé Cheval. Et les fabricants de produits finis, étaient-ils dispensés de contrôle car, si Spanghero n’a pas décelé la non conformité, les fabricants eux,,qui hachaient la viande et la manipulaient, aucun reproche, aucune accusation avant ou après analyse. Lorsqu’en deux ou trois jours, on se pose en accusateur d’une seule entité, permettez-moi d’avoir des doutes.

Au fait, jusqu’à présent, j’étais persuadé que nos traçabilités étaient infaillibles là aussi nous étions dans l’erreur mais nous le le savions pas, personne ne savait que notre système n’était pas au point ; les Services de contrôle les premiers.