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Présence de traces chimiques dans les denrées : trois questions à Marc Mortureux
Présence de traces chimiques dans les denrées : trois questions à Marc Mortureux
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22 décembre 2010
Auteur de l'article
ANSES, 15 articles (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire)

ANSES

Agence Nationale de Sécurité Sanitaire
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Présence de traces chimiques dans les denrées : trois questions à Marc Mortureux

Présence de traces chimiques dans les denrées : trois questions à Marc Mortureux

Dans un entretien avec l’AFP, Marc Mortureux, directeur général de l’Anses, revient sur la question de la présence de traces chimiques dans la nourriture et indique qu’une telle présence ne signifie pas forcément "danger pour le consommateur".

Q : L'étude de Générations Futures qui a mis en évidence 81 substances, dont la moitié potentiellement cancérigènes, dans l'alimentation quotidienne d'un enfant de 10 ans vous surprend-elle ?
R : "C'est parfaitement connu qu'il y a des traces de pesticides dans un certain nombre d'aliments. Les résultats d'analyses de leur étude sont globalement conformes aux données que nous avons collectées dans le cadre de l'observatoire sur les résidus de pesticides (ORP) et qui sont publiques. Mais je ne peux pas laisser penser que la présence de traces de contaminants signifie nécessairement un risque pour la santé des consommateurs. Il existe en effet un cadre réglementaire très strict, qui fixe des seuils, les limites maximales de résidus, permettant de prévenir les risques pour les consommateurs. Les résultats présentés par l'étude sont presque tous en dessous de ces seuils réglementaires."

Q : Néglige-t-on, comme le dit le mouvement Générations Futures, l'"effet cocktail" des mélanges de ces produits chimiques ?
R : "L'évaluation d'éventuels effets synergiques entre les différents types de contaminants constitue en effet un enjeu important. Nous avons un programme de recherche sur ce sujet, soutenu par l'agence nationale de la recherche et dont les résultats devraient être connus en 2011. On est parti des 72 pesticides les plus couramment utilisés. On a identifié les combinaisons qu'on retrouve les plus fréquemment. On en a sélectionné sept, sur lesquelles nous menons des études toxicologiques pour travailler sur cette approche des effets cocktail. Nous travaillons aussi sur les perturbateurs endocriniens (phtalates, bisphénol A) pour lesquels il y a aussi des travaux en cours."

Q : Sait-on au bout du compte si les consommateurs sont plus ou moins exposés à ces contaminants ?
R : "Grâce au renforcement de la réglementation, d'importants progrès ont été réalisés ces dernières années. Une enquête menée en 2005 montrait que 28% des consommateurs étaient exposés à des doses de PCB-DL (polychlorobiphényles de type dioxine) supérieures aux recommandations. Et dans les dernières données de 2010, on est tombé à moins de 1%. Ces données montrent les effets des mesures de gestion sur la réduction des expositions."

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