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OGM : Séralini s’est expliqué à l’Assemblée nationale
OGM : Séralini s'est expliqué à l'Assemblée nationale
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11 octobre 2012
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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OGM : Séralini s’est expliqué à l’Assemblée nationale

OGM : Séralini s'est expliqué à l'Assemblée nationale

L’étude du chercheur caennais Gilles-Eric Séralini visant à démontrer la toxicité d’un maïs OGM n’en finit pas de faire des vagues. Alors que des réactions passionnées continuent d’alimenter la polémique, l’auteur des travaux était lui-même auditionné par l’Assemblée nationale, le 9 octobre dernier. L’intéressé a ainsi demandé aux députés de mettre en place les conditions d’une expertise contradictoire afin de « donner du sens » au débat sur les OGM.

Gilles-Eric Séralini, auteur d’une étude révélée à la rentrée sur la toxicité du maïs OGM NK 603, divise la communauté scientifique et l’ensemble de l’opinion. Il est revenu à la charge ce mois-ci. Sans doute dopé par la lettre ouverte publiée le 2 octobre dernier par la site d’information Independent Science News, dans laquelle sept chercheurs internationaux lui apportent un franc soutien, Gilles-Eric Séralini s’est exprimé devant les commissions du développement durable et des affaires sociales de l’Assemblée nationale. L’intéressé a ainsi défendu son étude devant une trentaine de députés : « Les recherches en laboratoire de mon équipe ont été menées pendant deux sur 200 rats. Et parmi ces derniers, ceux ayant ingurgité du maïs OGM mouraient plus rapidement et de manière plus importante, laissant d’ailleurs paraître des tumeurs d’une taille impressionnante ».
 
Si le député écologiste François-Michel Lambert reconnaît avoir été « interpellé » par cette étude, dans les rangs de l’UMP on s’est en revanche montré particulièrement critique. La salve est venue de Bernard Accoyer, qui a demandé au chercheur pourquoi il a choisi une espèce de rats qui présente des tumeurs spontanées dès l’âge de deux ans. Séralini, qui a alors précisé qu’il s’agit de la souche utilisée habituellement pour tester les OGM, a ensuite immédiatement du faire face à une remarque d’un autre député de l’opposition, Philippe Plisson, qui a estimé que « si c’était si grave que ça, les Américains, qui consomment du maïs transgénique, devraient tomber comme des mouches ». Dans son chapeau magique, Gilles-Eric Séralini a trouvé la réponse adéquate : « Les Américains ont une espérance de vie moindre que la nôtre ».

Le chercheur controversé a appelé l’ensemble des député à demander la levée du « secret illégal » sur les données ayant abouti aux autorisations d’OGM. Et ce afin de « rendre publics les tests réglementaires, pour qu’ils puissent être soumis à l’expertise contradictoire et pour que nous puissions sortir des débats stériles ». Quoi qu’il en soit, le ministre de l’Agriculture Stéphane le Foll attend l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) pour se prononcer sur l’étude. Le verdict est attendu le 20 octobre prochain.

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