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« Notre poison quotidien » : Information, Pistes et Solutions
« Notre poison quotidien » : Information, Pistes et Solutions
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7 mars 2011 | 2 commentaires
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Loïc, 28 articles (Manger Cru)

Loïc

Manger Cru
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« Notre poison quotidien » : Information, Pistes et Solutions

« Notre poison quotidien » : Information, Pistes et Solutions

Après son excellent travail (livre et documentaire) « Le Monde selon Monsanto » dénonçant les risques et dangers des OGM, Marie-Monique Robin a de nouveau eu le courage d’effectuer une enquête approfondie. Elle peut ainsi dénoncer dans « Notre Poison Quotidien » (film et livre), diffusé notamment en France sur ARTE le 15 mars 2011 à 20h30, d’autres dangers considérables, portant déjà atteinte à la santé d’un très grand nombre de personnes.

Voir la bande annonce du reportage "Notre poison quotidien" sur CareVox.

Quelques éléments clés que « Notre poison quotidien » aide à mettre en évidence :

Pour établir la toxicité d’une substance chimique, les autorités sanitaires se basent encore sur un principe inadéquat édicté par Paracelse, un alchimiste, astrologue et médecin controversé du 16ème siècle, un vieux principe selon lequel « Toutes les choses sont poison, et rien n'est sans poison ; seule la dose fait qu'une chose n'est pas un poison. ». Un principe démenti par de nombreuses découvertes scientifiques depuis des décennies. Les recherches les plus précises et les plus récentes montrent que, avec certaines molécules, des doses infimes ont un impact aussi significatif sur l’organisme que des doses plus importantes. C’est notamment le cas des perturbateurs endocriniens dont les effets catastrophiques se produisent lors de la reproduction, parfois des dizaines d’années après leur ingestion. A cela s'ajoute l'effet cocktail créé par la superposition de produits chimiques différents qui, ensemble, sont dangereux alors qu'ils étaient apparemment inoffensifs pris séparément.

Le taux d’exposition de la population à des produits chimiques reconnus dangereux ou suspecté de l’être est très important. Des résidus de produits phytosanitaires et des additifs alimentaires chimiques sont présents dans une grande partie des aliments disponibles en grande surface. Des milliers d’agriculteurs dans le monde meurent chaque année, victimes des produits chimiques phytosanitaires qu’ils utilisent. Plus d’une centaine de substances chimiques nocives sont présentes dans notre sang. Faut-il s’étonner de l’augmentation régulière des maladies chroniques, des cancers, des maladies auto-immunes, des troubles hormonaux, etc. ? Faut-il s’étonner que notre société croule sous le poids des dépenses de santé ? Ces substances n’altèrent pas que notre état physique. Elles peuvent aussi modifier notre état mental et psychologique, notre résistance au stress, notre humeur, notre sexualité.

Voici quelques recommandations pratiques pour diminuer les risques et bien profiter de la vie :

Manger bio. C’est un moyen évident pour échapper aux produits chimiques phytosanitaires (= poisons) et promouvoir du même coup une agriculture biologique qui préserve mieux l’environnement, la santé des agriculteurs, celle de leurs voisins et celle des consommateurs tout en favorisant la création d'emplois à la campagne.


Éviter autant que possible l’alimentation industrielle. C’est le seul moyen d'échapper à tous les additifs alimentaires dont l’innocuité n’est pas toujours aussi certaine que le prétendent les industriels !


Manger le plus de crudités possible. Préférez les fruits au dessert, les crudités en entrée. Car il est une autre source de pollution chimique encore trop souvent sous-estimée, celle issue des réactions chimiques incontrôlées qui se produisent lors de la cuisson des aliments. On a découvert récemment que des aliments aussi ordinaires que le pain, les biscottes, les gâteaux secs ou les chips contiennent des quantités importantes d’acrylamide, le café et le chocolat on retrouve des furanes et dans de nombreux composés chimiques issus de la cuisson, appelés AGE, ne sont pas assimilables et s’accumulent dans le corps. Ils font grossir le tour de taille, sclérosent les artères, accélèrent le vieillissement des tissus, altèrent toutes les fonctions de l’organisme. Manger cru, c’est facile, simple, très agréable et ça vous permet d’éviter tout cela.

Enfin, pour ce qui resterait de vrai de la citation de Paracelse près de 500 ans plus tard, manger un aliment cru, sans sauce et sans assaisonnement, et en respectant les signaux de régulation du corps (plaisir, déplaisir) est un des meilleurs moyens de respecter les doses dont le corps a besoin ou peut supporter.

Loïc
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Commentaires
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par bimou (IP:xxx.xx9.109.224) le 14 mars 2011 a 15H15
bimou (Visiteur)

Bonjour, Je m’interroge sur l’effet que ça fait, quand on est une journaliste occidentale bien nourrie, d’aller se promener dans un état indien parmi les plus pauvres, et dans lequel une personne sur 10 est en situation d’insécurité alimentaire grave (moins de 1 800 kgcal/jour), et d’y tendre son micro pour demander aux habitants si ils connaissent des obèses autour d’eux ? Sur le blog de Madame Robin on peut voir une vidéo en ligne évoquant avec émerveillement l’état d’Orissa : Je vous propose de lire cet article afin d’apporter un peu de critique : http://afis-ardeche.blogspot.com/20...

0 vote
par agriculteur campagnard quinourritlescitadins (IP:xxx.xx1.167.31) le 15 mars 2011 a 21H03
agriculteur campagnard quinourritlescitadins (Visiteur)

Je crois également que ce qui n’est pas dit est tout simplement le fait que l’on ne distinguait pas les cancers et autres maladies il y a encore 50 ans. De plus malgré ces maladies l’espérance de vie a toutefois augmenté de plus de dix ans depuis 50 ans. Les références de contaminations occasionnées chez les agriculteurs questionnés sont de nos jours quasi impossibles de par des normes maintenant rendues draconiennes grâce notamment au système européen et à des pratiques et moyens bien plus évoluées.