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Mythes & réalités sur le soja (suite)
Mythes & réalités sur le soja (suite)
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22 juillet 2009
Auteur de l'article
Béatrice de Reynal, 207 articles (Nutritionniste)

Béatrice de Reynal

Nutritionniste
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Mythes & réalités sur le soja (suite)

Mythes & réalités sur le soja (suite)

Portée aux nues par les végétariens, la consommation de cette légumineuse fait désormais l’objet de sérieuses mises en garde de la part de nombreuses autorités sanitaires internationales face à la transformation de cette insipide légumineuse en produit miracle prévenant contre le cancer et les maladies cardiovasculaires, éliminant les bouffées de chaleur et solidifiant les os.

Qu’en est-il de sa valeur nutritive ?

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Mythes & réalités sur le soja

On ne peut pas ignorer qu’il s’agit d’un aliment ayant une valeur nutritive intéressante. En effet, 250 ml de fèves de soja cuites contiennent la même quantité de protéines que 100 g de viande, de volaille ou de poisson cuits. Cependant, comme toutes les légumineuses, les aliments à base de soja sont déficients en acides aminés essentiels : la méthionine et le tryptophane. Donc, on ne peut pas se contenter de soja.

Toutes les légumineuses dont le soja ne contiennent pas de cholestérol. Toutefois, le contenu en matières grasses du soja est légèrement plus élevé que celui des autres légumineuses, mais il s’agit de « bons gras » : des acides gras monoinsaturés et polyinsaturés, dont ceux de la famille des oméga-3. Cependant, les sources végétales d’oméga-3 doivent être transformées dans l’organisme avant de procurer les mêmes effets bénéfiques que ceux observés avec les sources marines (poissons et huiles de poissons), et cette transformation est très peu efficace (moins de 10 %). Ainsi, il faut beaucoup d’oméga-3 végétaux pour obtenir les effets bénéfiques escomptés sur la santé.

Le soja est aussi une source de minéraux, dont le calcium, le fer et le zinc. Le calcium est indispensable à la formation et au développement des os et des dents, le fer quant à lui permet le transport du dioxygène aux cellules des différents tissus dont le tissu musculaire et enfin, le zinc est important pour la croissance, l’immunité, la guérison des plaies et la perception des goûts. Toutefois, il faut garder à l’esprit que le fer provenant des végétaux (légumineuses, céréales…) est moins bien absorbé que celui provenant d’une source animale. Moins de 1% !!! Autant dire, pas grand chose !!. La consommation d’un aliment source de vitamine C est recommandée afin de faciliter l’absorption de ce fer végétal.

 

Une pléthore d’éléments nutritionnels… mais difficiles à absorber !

Le soja contient de puissants inhibiteurs qui bloquent l’action d’enzymes indispensables à la digestion comme la trypsine. Ces molécules peuvent produire de graves troubles gastriques, réduisent la digestion des protéines, ce qui entraîne des carences chroniques d’absorption des acides aminés. De plus, le soja contient des substances riches en acide phytique. Cet acide bloque l’absorption de minéraux essentiels comme le calcium, le magnésium, le cuivre, le fer et surtout le zinc. Non seulement le soja contient une quantité importante de phytates mais ceux-ci restent présents même après une cuisson lente prolongée.
 

Du soja pour le bon fonctionnement cardiovasculaire : un lien de cause à effet à revoir !

Les aliments du soja ne contiennent pas du tout de cholestérol et leurs profils lipidiques sont riches en acides gras insaturés, de ce fait il est vrai que chez certaines personnes, la consommation d’aliments à base de soja réduit le taux de cholestérol, mais il n’y a aucune preuve* justifiant qu’un taux bas de cholestérol réduit le risque de survenue de maladies cardiovasculaires.
 
Merci à Camille pour la recherche documentaire.
 
 
 

SOURCES

  • * Références :
    - Rapport de l’American Heart Association (AHA)- 17 janvier 2006
    - Rapport de l’Agency for Healthcare Research and Quality - août 2005
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