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Manger beaucoup accélère-t-il le vieillissement ?
Manger beaucoup accélère-t-il le vieillissement ?
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20 avril 2012 | 4 commentaires
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DARCHE ERIC, 64 articles (Naturopathe)

DARCHE ERIC

Naturopathe
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Manger beaucoup accélère-t-il le vieillissement ?

Manger beaucoup accélère-t-il le vieillissement ?

Alors qu’un Américain consomme en moyenne 2500 calories (2,5 kcal) par jour et un Français 2300, un habitant d’Okinawa n’en absorbe que 1800. Pourtant, on ne constate chez ces centenaires aucune trace de malnutrition.

Le miracle d'Okinawa sur la longévité

 
La nourriture et la cuisine occupent une place importante dans la culture des Okinawans. Ce peuple pratique la restriction calorique, sans privations mais sans excès, sans prendre un gramme de surpoids, freinant ainsi le processus de vieillissement. Il pratique une habitude culturelle appelée " hara hachibu" qui consiste à ne pas manger jusqu’à satiété, comme on a tendance à le faire en Europe ou dans d’autres pays du monde.
 
Cette étude sur le mode de vie des centenaires d’Okinawa est à mettre en relation avec des travaux réalisés sur de nombreuses espèces animales différentes, dont les singes. La conclusion de ces travaux : la restriction calorique sans carence nutritionnelle, permet d’accroître l’espérance de vie.
 
 
En 1935, Clive McCay, vétérinaire de l’Université Cornell dans l’État de New York, publia un article dans lequel il racontait qu’il avait trouvé le moyen d’allonger la vie des rats qu’il testait. En réduisant de 30 à 40 % le nombre des calories de leur alimentation, tout en l’enrichissant en vitamines et minéraux, il avait permis à ces animaux de vivre de 20 à 40 % plus longtemps que leurs congénères qui se nourrissaient librement. Des tests de restriction calorique ont par la suite donné les mêmes résultats dans près de 50 espèces, des rongeurs aux invertébrés en passant par les poissons.
 
 
Les régimes hypocaloriques nutritionnellement équilibrés augmentent donc l’espérance de vie moyenne des différentes espèces pour lesquelles on assiste à une sorte de rajeunissement sur le plan fonctionnel.
 
Plus on mange et plus on fabrique de déchets nés de la combustion des aliments. Par exemple, l’excès de glucides (pain, pâtes, pommes de terre, etc.) entraîne une teneur humorale (dans le sang et les liquide organiques) trop élevée en acides lactique, pyruvique, céto-glutamique, et en séro-mucoïdes, résidus du métabolisme des glucides.
 
Ce surcroît de déchets va provoquer une suractivité et une usure cellulaire accélérée, qui sera suivie d’une augmentation du renouvellement tissulaire et cellulaire, induisant une amplification des mutations de l’ADN.
 
Les risques de cancer se trouveront favorisés dans l’organe le plus impliqué par le métabolisme de l’aliment concerné.
 
On note aussi une augmentation des radicaux libres qui altèrent les membranes cellulaires, ainsi que des constituants mêmes de la cellule, telles les mitochondries, sortes de centrales énergétiques cellulaires. Au fil des années, celles-ci fournissent de moins en moins d’énergie. 
 
De plus l’accroissement du stress oxydatif par l’augmentation des radicaux libres va favoriser toutes sortes de maladies dégénératives.
 
Il est fort probable que, outre la restriction calorique, les Okinawans bénéficent d’une alimentation beaucoup plus saine que les Américains ou les Européens, dont l’alimentation est largement chargée de diverses molécules chimiques toxiques : additifs, conservateurs, engrais, pesticides, herbicides, etc. La pratique courante de prise d’aliments entre les repas, le grignotage, contribue aussi à accélérer le vieillissement cellulaire.
 

Consommer moins de calories ne signifie pas manger moins en volume.

 
Des expériences ont démontré que lors d’un repas, pour nous sentir rassasiés, nous sommes plus sensibles au poids ou au volume des aliments qu’à leur densité calorique. Il est intéressant de savoir qu’après raffinage la farine blanche a perdu 95% de sa vitamine E d’origine, 87 % de sa vitamine B6, 85 % de son magnésium et 78 % de ses fibres. Par contre, la transformation d’un grain de blé en farine blanche multiplie par 6 sa densité calorique.
 
Plus de 50 % des calories avalées par les Français proviennent de céréales raffinées et de sucre ajoutés. Pour être rassasié avec des repas comprenant des aliments carencés en nutriments et ayant perdu leur volume par raffinage, il faut nécessairement accumuler plus de calories.
 
Par exemple, un hamburger avec du fromage ne pèse que 100 g mais apporte 280 calories, alors qu’un repas traditionnel d’Okinawa de 500 g comprenant des légumes, du riz complet, et de la soupe au soja apporte la même quantité de calories pour un volume 5 fois plus important, parce qu’il est riche en eau, en fibres, en nutriments, vitamines, minéraux et oligoéléments.
 
Malgré leur poids, ces aliments contiennent moins de matières ou de calories et génèrent moins de transformations cellulaires et moins de déchets.
 
L’alimentation des Okinawans est principalement composée de fruits et légumes, de plats à base de soja fermenté, de céréales, d’un peu de poisson à raison de trois fois par semaine. On y trouve très peu d’autres produits d’origine animale. Les apports en boissons alcoolisées sont modérés.
 
Malheureusement, les jeunes d’Okinawa ont tendance à ne plus adopter le même style de vie que celui de la génération précédente, surtout sur le plan alimentaire ; le chiffre des pathologies tend à augmenter significativement, comme chez le reste des Japonais. On assiste parallèlement à une augmentation des fast-foods à Okinawa.
 
La majorité des aliments dits « modernes » (pizzas, hamburgers, sodas, pain et céréales raffinés, barres chocolatées) ont une densité calorique élevée mais sont parallèlement pauvres en nutriments. Pour être repu avec de tels repas, il faut forcément accumuler les calories et les déchets inhérents à leur digestion (le volume et la concentration en nutriments influe sur la satiété).
 
 

Un exemple de repas équilibré

 
Un jour j’ai invité un ami pour le repas du soir. Le menu préparé avec des aliments d’origine biologique était le suivant :
 
• carottes râpées avec une cuillerée à café d’huile de noix vierge ;
 
• une assiette de lentilles « corail » ;
 
• deux oeufs à la coque ;
 
• un peu de ratatouille de légumes cuits.
 
Une heure après, très surpris, il m’a dit que c’était la première fois depuis longtemps qu’après un repas, il ne ressentait pas l’envie de manger de nouveau, ce à quoi il était habitué, en raison de sa consommation importante d’aliments raffinés.
 
Extrait du livre : "Mon alimentation mon meilleur médecin" d'Eric Darche.

POST-SCRIPTUM

  • Eric Darche
    Naturopathe Spécialisé en Nutrition
    Consulte sur RDV ou conseil par téléphone.
    Tel : 04 42 96 33 18.

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Commentaires
3 votes
(IP:xxx.xx1.37.112) le 20 avril 2012 a 21H06
 (Visiteur)

N’oublions pas que les dernières statistiques sur la longévité concernent les gens qui sont née dans un autre monde, un monde où le progrès était minimum et où la nourriture n’était pas abondante comme maintenant et on sait que la période de la naissance à la majorité conditionne majoritairement l’état dans lequel nous serons le reste de la vie.

Ceux qui atteigne 100 ans aujourd’hui sont des personnes qui ont connu la frugalité durant une bonne partie de leur vie et sans grande médecine, par contre ceux qui sont née dans les années 2000 ont connu l’abondance et la médecine high tech et je crois qu’ils mourront assez jeunes.

Il n’y a pas que manger beaucoup qui accélère le vieillissement, travailler beaucoup, faire la fête, écouter de la musique à longueur de journée, tout cela contribue au vieillissement accélérée de tous les organes.

4 votes
par TZ (IP:xxx.xx2.200.23) le 20 avril 2012 a 22H44
TZ (Visiteur)

Travailler beaucoup et vivre dans le stress réduisent évidemment l’espérance de vie (stress oxydatif), tout comme une activité physique réduite.

Toutefois, faire la fête et écouter de la musique ont bien plus tendance à prolonger l’espérance de vie : le premier par son rôle dans la sociabilisation, indispensable à l’équilibre interne, et le deuxième par l’action positive de la musique sur les neurones et sur le corps (voir ici : http://www.futura-sciences.com/fr/d...)

Evidemment, toutes les musiques ne se valent pas quant à la qualité de leur action.

1 vote
par Jérémie (IP:xxx.xx3.64.153) le 21 avril 2012 a 11H58
Jérémie (Visiteur)

Bien sûr l’espérance de vie se calcule au regard d’un ensemble de conditions de vie. Concernant l’alimentation : nous sommes nés avec un nombre "programmé" de divisions cellulaires, à la fin duquel survient la mort. Manger beaucoup, les grosses digestions accélèrent le travail métabolique des cellules, leur usure et leur renouvellement. C’est pourquoi les jeûnes, outre leurs innombrables qualités (voir livre de Shelton), prolongent la vie.

2 votes
(IP:xxx.xx5.55.146) le 21 avril 2012 a 13H25
 (Visiteur)

La plus part du temps, les avis des nutritionnistes est la tarte à la crème des lobbyistes du bonheur perpectuelle . Le régime alimentaire humains est d’être omnivore, mangeons varies, normalement en fonction des efforts physiques que la vie nous impose. Crus, cuit, lacto-fermenté, froid, chaud, c’est important si cela est variées et qu’il y a pas d’excès dans ses préférences alimentaires. Avec de temps en temps un jeune. Le reste n’est que bavardage pour des marchant de cures. L’alimentation traditionnelle est encore la meilleur garantie d’une alimentation saine, que tous ces produits agroalimentaires soit disant allégées.