Alors que 2011 sera l'année de lutte contre l'obésité, priorité nationale, restent des sujets qui souffrent de malnutrition... les personnes âgées sont de ceux-là.
Or, l'état nutritionnel des grands seniors est parfois inquiétant. La dénutrition touche la moitié des grands seniors à l'hôpital et entre 10 et 40 % des personnes qui vivent en maison de retraite. Celles qui vivent encore à la maison ne sont pas en reste puisqu'une petite part d'entre elles sont dénutries. Celà fait 400 000 personnes à domicile et 150 000 en institution...
C'est un cercle vicieux : la personne vieillissante commence par perdre ses facultés dentaires, puis du poids, puis des forces... le cerveau, grand consommateur de glucose, est souvent altéré par une malnutrition. Selon Monique Ferry, gériatre, le cerveau est un des organes qui souffrent le plus des défauts d'apports nutritionnels.
Les personnes âgées qui vivent seules n'ont pas forcément le moral pour faire de la vraie cuisine. En plus, elles n'ont souvent pas les moyens de faire des achats alimentaires suffisants.
Alors que faire ? Si votre grand-mère ou votre voisine âgée semble ne pas être correctement nourrie, il est recommandé d'augmenter ses apports de 40 Kcalories par kilo de poids corporel et par jour, et d'augmenter sa charge protéique de 1,5 gramme de protéines pures par jour au lieu de 1 gramme recommandé aux adultes.
Le plus simple est encore d'inspecter le frigo : "in frigo veritas" dit le gériatre Charles-Henri Rapin, qui recommandait de considérer le frigo comme une sonnette d'alarme des carences alimentaires. Effectivement, un frigo vide est l'alerte pour une malnutrition sévère.
Alors, occupez vous de vos voisins âgés et proposez leur de partager votre table de temps en temps !