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Les réseaux sociaux, facteurs de troubles du comportement alimentaire
Les réseaux sociaux, facteurs de troubles du comportement alimentaire
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9 janvier 2013
Auteur de l'article
Véronique Van den Bossche, 18 articles (Conseillère en nutrition)

Véronique Van den Bossche

Conseillère en nutrition
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Les réseaux sociaux, facteurs de troubles du comportement alimentaire

Les réseaux sociaux, facteurs de troubles du comportement alimentaire

Fin novembre dernier, le Journal of Consumer Research publiait une étude de la Columbia University et de la Pittsburgh University relative aux réseaux sociaux. Objectif de l’étude : évaluer les effets de la pratique des médias sociaux avec des amis proches sur l’estime et la maîtrise de soi et, dans le cas d’une baisse de « self-control », voir quel en était l’impact sur les choix alimentaires.
Leur conclusion est sans appel : les réseaux sociaux sont des facteurs de troubles du comportement alimentaire !

Je ne vous apprends rien : on risque moins de grossir en faisant du sport qu’en restant à traîner sur Facebook ou autre Tweeter. Par contre, ce qui est plus nouveau, c’est qu’outre les nombreuses heures passées devant l’écran, un autre facteur viendrait renforcer ce phénomène : celui de la confiance en soi.
Ainsi, si surfer sur un réseau social renforce l'estime de soi (poster des expériences positives a un effet plus positif sur le renforcement de l’estime de soi), ce renforcement de l'estime de soi pourrait avoir un effet néfaste sur la maîtrise de soi.

Concrètement, cela se traduit par des comportements plus négligents, de mauvaises habitudes alimentaires, comme le « snacking » ou encore le non-respect des horaires des différents repères de la journée. La tendance aux multiples collations serait ainsi largement répandue parmi les surfeurs assidus.
Une pratique intense du réseautage social avec de proches contacts sociaux est également associée à un IMC plus élevé et pourrait également encourager d’autres comportements comme la boulimie et l’anorexie, affirment les chercheurs.

Si 29% des consommateurs en ligne avouent surfer sur les réseaux sociaux pendant qu’ils déjeunent, ce pourcentage monte jusqu’à 47% chez les 18-32 ans. Des chiffres qui ne manquent pas d’interpeller. En effet, si manger seul sur un coin de table n’a rien de particulièrement réjouissant, ce n’est pas pour autant que l’ordi doit devenir notre meilleur ami. Je m’explique : regarder la télévision ou être actif sur Internet stimule le système sympathique, nous amenant à être attentif, vigilant, en d’autres termes, à rester en alerte. Par contre, pour profiter au mieux de son repas et favoriser la digestion, notre corps a besoin que soit stimulé le système parasympathique. Il suffit de penser au lion se repaissant de son antilope, il est clair qu’il est plus tranquille que lorsqu’il lui faisait la chasse une heure plus tôt ! Nul besoin de vous faire un petit dessin pour comprendre que la guéguerre que se livrent nos deux systèmes à l'heure du repas est absolument déconseillée si nous voulons tirer un quelconque bénéfice de ce que nous mangeons. Rien d’étonnant non plus dès lors à ce que l’internaute qui vient d’achever son repas ait la sensation de ne pas avoir mangé, la dernière bouchée à peine avalée…

Par ailleurs, Internet semble largement plébiscité lorsqu’il s’agit de chercher une recette ou des avis sur un restaurant. On choisirait donc de plus en plus souvent les recettes, les nouveaux produits à tester et le dernier restaurant à découvrir en fonction de ce que nos « amis » postent sur les réseaux sociaux.
Moralité : choisissez bien vos ‘amis’, surfez moins et mangez mieux !

Bon appétit !

Véronique Van den Bossche - Conseillère en nutrition - Des Saveurs et d'Essences
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