Accueil du site
> Nutrition & Régimes > Risques
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Les régimes hypocaloriques sont-ils nocifs pour la santé ?
Les régimes hypocaloriques sont-ils nocifs pour la santé ?
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
15 mars 2012 | 3 commentaires
Auteur de l'article
DARCHE ERIC, 64 articles (Naturopathe)

DARCHE ERIC

Naturopathe
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
64
nombre de commentaires
2
nombre de votes
151

Les régimes hypocaloriques sont-ils nocifs pour la santé ?

Les régimes hypocaloriques sont-ils nocifs pour la santé ?

De nombreux régimes provoquent une perte de poids suivie d’une reprise de la charge pondérale, ce qui nécessite alors de nouveau un régime, et ainsi de suite…

Certains travaux démontrent que l’effet yoyo ou samba (un pas en avant et deux pas en arrière), provoqué par de nombreux régimes pour mincir, est dangereux pour la santé et l’équilibre psychique.

La perte de poids ne correspond pas uniquement à une fonte du tissu adipeux, mais se fait souvent au détriment de la masse maigre constituée par les muscles. En période de restriction alimentaire, les réserves hépatiques (glycogènes) ont une capacité limitée à 12 heures. La voie la plus rapide pour répondre aux besoins énergétiques est le muscle et non la graisse.

Après un régime, le corps n’aura de cesse de reconstituer ses réserves en graisse, au détriment de la reconstitution musculaire, en particulier si l’on ne pratique pas suffisamment d’exercices physiques. Plus on réduit la consommation alimentaire et plus l’organisme diminue les dépenses du métabolisme de base. Ceci freine l’efficacité des régimes précédents, car avec une alimentation identique à celle qui était pratiquée avant le régime amincissant, on va désormais grossir.

Les personnes qui suivent continuellement des régimes amincissants contribuent au déséquilibre de leur organisme. Les régulateurs de l’appétit, comme certaines hormones, voient leur sécrétion augmenter, provoquant à la longue une résistance à leurs effets.

En règle générale, les régimes amincissants se répartissent en trois grandes catégories : les régimes hypocaloriques,les régimes dissociés et les régimes hyperprotéinés.

LES REGIMES HYPOCALORIQUES

Ces régimes freinent l’apport de calories (sucre et graisse), donc d’énergie, d’où découle la perte de poids. Comme leur nom l’indique, ces régimes cherchent à limiter l’apport de calories.

Défauts de ces régimes : Ils cherchent à réduire l’apport des sucres rapides, et lents, sans faire la distinction entre les sucres à indice glycémique élevé ou faible. Ceci est une grave erreur. De plus le manque ou l’absence de sucre va empêcher une bonne assimilation des protéines, d’où carence possible en acides aminés, malgré la consommation de poisson, de viande ou d’œufs ;

Si une alimentation est dépourvue de glucides, la combustion des graisses est incomplète et se fait avec un mauvais rendement. Des substances qui en dérivent et qui normalement, s’oxydent pour fournir de l’énergie (telle que l’acétone, l’acide béto-butyrique) sont éliminées par l’urine ; il en résulte un gaspillage énergétique ; Ils cherchent à réduire drastiquement l’apport en matières grasses et favorisent l’apport d’aliments allégés, qui peut être à l’origine de déséquilibres hormonaux, les corps gras étant la matière première des hormones sexuelles (voir chapitre : les différents mécanismes de l’excédent pondéral et dans la rubrique : relativiser la notion de calories).

Nota. Une diminution de 25 à 41 % du contenu en graisse de l’alimentation peut induire une anxiété et une nervosité persistantes, ce qui peut être évité avec des aliments apportant des graisses. Selon le Professeur David Servan-Schreiber : « Lorsque l’on supprime les acides gras Oméga 3 de l’alimentation des rats de laboratoire, leur comportement change complètement en quelques semaines. Ils deviennent anxieux, n’apprennent plus de nouvelles tâches et paniquent dans les situations de stress (par exemple, lorsqu’ils doivent s’échapper d’un bassin en retrouvant la plate-forme de sauvetage). Peut-être plus grave encore, une alimentation pauvre en Oméga 3 réduit l’expérience du plaisir ! Il faut des doses bien plus importantes de morphine à ces mêmes rongeurs pour qu’ils y trouvent un quelconque intérêt, alors que cette drogue est le symbole même du plaisir facile. À l’inverse, une équipe de chercheurs français a démontré qu’un régime riche en Oméga 3, comme celui des Esquimaux qui assimilent jusqu’à 16 g par jour d’huile de poisson, augmente sur le long terme, la production des neurotransmetteurs de l’énergie et de la bonne humeur dans le cerveau émotionnel. »

Le régime hyperprotéiné est un régime hypocalorique, par la réduction très importante de sucre ou féculents ou céréales. De plus selon la méthode proposée, il fait bien souvent la chasse aux corps gras. Dès le retour à une alimentation normale, l’organisme peut favoriser un stockage excessif de réserves, en réponse à cette période de restriction calorique en sucres et en matières grasses. La carence en corps gras peut inciter l’organisme à la rétention d’eau, pour remplacer les graisses qui servent, entre autres, d’isolants thermiques. Les carences en nutriments générées par les allégés, et par le manque d’assimilation des protéines (vitamines A et D3), favorisent entre autres, le vieillissement cutané et la décalcification. 

Voir mes autres articles sur le sujet :

Le régime dissocié pour maigrir, est-il nocif pour la santé ?

Maigrir avec un régime hyperprotéiné, est-il nocif pour la santé ?

POST-SCRIPTUM

  • Extrait du livre d’Eric Darche : "Pourquoi je n’arrive pas à maigrir" Eric Darche Naturopathe, Spécialisé en nutrition. Consulte sur RDV. Conseil aussi par téléphone. Tel : 04 42 96 33 18 www.ericdarche.com

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Conseils & Solutions
Commentaires
0 vote
par trape (IP:xxx.xx5.239.47) le 17 mars 2012 a 15H28
trape (Visiteur)

Si j’en crois une étude parue sur les primates, il y a 1 ou 2 ans, un régime hypocalorique avait permis à ces singes de beaucoup mieux vieillir ; rien que l’observation de ces animaux montrait l’évidence. Les résultats biologiques allaient dans le même sens. Il y a, peut être, lieu de distinguer les notions de densité énergétique et minérale dans les régimes dit "hypocaloriques". De façon identique, la notion de diète "hyperprotéinée" ne recouvre pas des situations identiques. Consommer un peu plus de protéines que ses besoins, ce n’est pas identique à consommer que des protéines dans une diète hypocalorique, hypoglucidique, hypolipidique. Ainsi, en occident, tout le monde a une diète hyperprotéinée, par une surconsommation de protéines face aux besoins réels. Quand on prend le rapport de L’AFSSA de 2007, sur les protéines, on voit que les consommations moyennes adultes sont souvent supérieures à 1.3-1.4 gr/kg/j, et à 2 gr/kg/j chez les enfants. Pour mémoire, les ANC (apports conseillés) en protéines sont de 0,8 (adultes) et 0.85 (enfants). Il y des mots qui véhiculent, parfois des fantasmes alors que ces fantasmes, ces peurs, ces risques, ne sont rattachés qu’a des situations extrêmes. Ce sont ces situations extrêmes qu’il faut dénoncer, avec plus de précisions pour plus d’efficacité.

0 vote
par DARCHE ERIC (IP:xxx.xx6.156.211) le 17 mars 2012 a 16H56
DARCHE ERIC, 64 articles (Naturopathe)

Bonjour.

Tout à fait d’accord, la restriction calorique contribue à la longévité et favorise une meilleur santé. Les Okinawans peuple qui posséde le plus de centenaire au monde consomme régulièrment 1800 calories par jour contre 2300 à 2500 pour un francais ou un américain.

Les régimes hypocaloriques font en général la chasse au calories de manière "grossière" en évincant les sources de calories comme les graisses sous prétexte qu’un gramme de lipide = 9 calories. La notion d’indice glycémique, de charge glycémique, de densité nutritionnelle, de sucre simple, de sucre complexe, ne sont rarement pris en compte. Le fait de parler d’indice glycémique, sous tend, indirectement la notion de qualié des sucres....Les sucres à indice glycémique élevé proviennent pour une bonne part de différents aliments raffinés qui voient leur indice glycémique augmenté.

En ce qui concerne les diétes hyperprotéines, j’ai rédigé un article détaillé sur carevox....

En ce qui concerne l’apport des protéines, tandis que L’affssa préconise de limiter la part des protéines à moins de 15 % des calories totales ; l’on peut aussi s’intéresser aux informations qu’apporte le collectif composé de scientifiques de renommées internationnales, dont les résultats sont proposés sur le site lanutrition.fr dirigé par le journaliste scientifique Thierry Souccar qui préconise que les protéines peuvent contribuer pour 15 à 30 % des calories avec au moins la moitié de protéine végétales.

L’article sur les régimes hypocaloriques met l’accent sur certaines approches alimentaires en vue de perdre du poids, et cela n’est pas un fantasmes mais bien une réalité pour différentes personnes qui adoptent ces régimes dont les déclinaisons sont diverses et variées.

0 vote
par trape (IP:xxx.xx7.212.74) le 17 mars 2012 a 19H07
trape (Visiteur)

Mes remarques découlent du fait que, suite à l’agitation sur le Régime Dukan, on est parfois parti dans l’excès médiatique ou même institutionnel (c’est pour cela que je parle de fantasmes) autant avec les "pro" qu’avec les "anti". Hors des CI classiques rénales imposant de ne pas consommer trop de protéines, passer de 15% à 25% , n’est pas dangereux, pendant une période, pour atteindre un objectif donné. Les bodybuilders sont de très grands consommateurs de protéines, et je peux vous dire que les risques que courent certains pratiquants de cette discipline, ne sont pas dus aux protéines, loin s’en faut... Nous vivons dans une période, un peu contradictoire qui souhaite du "politiquement correct" tout en voulant de l’optimisation et du "sans risque". Quand L’AFSSA tire le rideau vers le bas, d’autres poussent les concepts jusqu’à l’absurde soit par ignorance soit par mercantilisme soit par croyance...Dans un domaine aussi complexe que la nutrition ; garder raison est le meilleur moyen de prévention ; en particuliers des excès dont vous avez parlé, dans votre billet. Et il n’y a pas que les soignants qui doivent garder raison, les soignés aussi.